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Traité de la vie élégante : ok zoomer !

« Ok boomer », bougonna mollement le grand ado en sweat à capuche affalé sur son siège, écouteurs aux oreilles et iPhone à la main, avant de consentir à déplacer imperceptiblement l’énorme sac à dos Eastpak qui occupait entièrement le siège d’à côté.

E. sentit une brève mais forte envie de lui balancer son poing dans la gueule. Il ferma les yeux, respira profondément et entraîna Zo’ à l’autre extrémité du compartiment, histoire d’éviter que le bon Dieu le laisse entrer en tentation, comme on dit maintenant dans le Notre-Père. Par chance, il y avait deux sièges libres sur lesquels ils purent s’installer.

– C’est drôle, j’ai eu comme l’impression que vous n’avez pas franchement apprécié le « Ok Boomer ! » de votre petit camarade ?

– Ma chère Zo’, votre sens de l’observation vous honore. Dans ces cas-là, j’ai des réminiscences de la fameuse scène des Caves du Vatican où Lafcadio balance Amédée Fleurissoire par la porte du train en marche…

– Ah ! La théorie de l’acte gratuit ? [...]

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La Grande bouffe : le kebab, une question döner

À son origine, kebab est un mot générique qui désigne des brochettes cuites au feu de bois. Tout peut être kebab : mouton, boeuf, poulet, veau et aussi légumes, notamment les aubergines, originaires elles aussi d’Asie centrale. Dans cet espace infini, le kebab est le liant alimentaire et culturel qui relie les hommes et leurs cultures. Le kebab suppose le charbon de bois pour cuire la viande, des pics de fer pour en tenir les morceaux, des galettes de pain à la fois assiette et nourriture. Les sauces et les épices qui l’agrémentent varient selon les pays et les peuples et ce qui est capable de pousser dans des espaces froids et balayés par les vents. Autour du foyer et de la viande qui crépite, le kebab se fait point d’unité et point de fixité. Le temps d’un repas, les cavaliers s’arrêtent et dégustent.

Des steppes d’Asie centrale, le kebab s’est fixé dans les mondes turcs et perses. Il quitte la plaine et les grands espaces pour envahir les rues et les villes. Sur les berges du Bosphore et d’un empire ottoman qui aspire à l’Europe, le kebab se fait sandwich et gagne les petites échoppes qui le proposent à la volée. Le pain pita en devient le compagnon de route et la sauce blanche son assaisonnement inconditionnel. Beaucoup plus tard, en Europe cette fois, il s’associe avec les frites tant le sel de celles-ci se marie bien avec le gras croustillant de la viande cuite. Tous les peuples ont fait des brochettes de viandes grillées aux herbes amères, tous les peuples y ont joint des galettes et des pains de céréales : le kebab est un plat de l’universel dont on peut trouver traces et origines partout et c’est en même temps un plat identitaire fort, associé à la culture turque et à son implantation en Europe. Mais pour cela, il lui a fallu passer par Berlin. [...]

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La vérité sur l’affaire Curtis

Le 19 Novembre 2019 dans la forêt de Retz, dans l’Aisne, Elisa Pilarski, une jeune femme enceinte âgée de 29 ans, est retrouvée morte. Elle avait fait une hémorragie à la suite de violentes morsures canines, alors qu’elle promenait Curtis. Ce chien appartenait à son compagnon et père de son enfant ; Christophe Ellul. La société de vénerie Le Rallye la Passion sortait ses chiens pour une chasse à courre dans le même temps et non loin des faits. Sans preuve aucune, les veneurs et leurs animaux ont été largement calomniés par de nombreuses personnalités anti-chasse, profitant de cette triste histoire. Au total, 67 chiens potentiellement coupables, sont mis en examen, afin de se faire examiner par des experts. 

Bien entendu, l’association Abolissons la Vénerie Aujourd’hui (AVA), saute sur l’occasion pour calomnier la chasse à courre et ne se prive pas d’accusations infondées, médiatisant largement de fausses informations. Seulement trois jours après les faits, alors qu’aucune expertise n’a été ouverte au public, Rémi Gaillard twittait à l’adresse d’Emmanuel Macron : « Des morsures de chiens de chasse à courre, dressés pour tuer seraient à l’origine du décès. On continue longtemps à se faire enculer par tes potes chasseurs ? ». Les coupables présumés sont donc dénigrés et accusés aux yeux de tous, l’affaire est relayée et tout le monde y va de son propos, comme La France insoumise par exemple, et évidemment Hugo Clément, Brigitte Bardot… Cette dernière a même adressé une lettre à Elizabeth Borne stipulant : « Une jeune femme enceinte s’est retrouvée prise pour cible par la meute de chien de l’équipage de chasse à courre Le Rallye la Passion (…) suspendez immédiatement toute autorisation de chasse à courre pour cette saison ». [...]

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La flaque est-elle de droite ?

Aujourd’hui je chanterai la flaque. Celle qui s’étale avec abondance quand l’orage est si fort qu’il encombre les égouts comme celle, discrète, qui achève de s’évaporer au soleil dans un chemin forestier. Celle sur laquelle on passe rapidement en voiture, faisant gicler l’eau avec force, celle au bord de laquelle on s’arrête longuement pour y voir le ciel s’y refléter, miroir parfait ou ondulant. Celle dans laquelle on vient de mettre la chaussure et qu’on maudit amèrement, jusque chez soi, un pied trempé et l’autre au sec, celle dans laquelle on marche avec assurance et même un fort sentiment de revanche car ce jour-là on a des bottes : cette flaque-là paiera pour toutes les autres et on l’humilie en la traversant d’un pas éclaboussant, tout juste si on ne force pas le pied à frétiller un peu pour que l’eau jaillisse davantage et que la flaque s’assèche, grand étang devenu mare.

Lire aussi : La souris est-elle de droite ?

Je chanterai les flaques qui nous paraissaient immenses et dans lesquelles nous jetions des brindilles (et les poussions du doigt), celles qu’on essayait d’élargir en creusant leurs bords avec le talon, celles dans lesquelles nous sautions, pour le plaisir de maîtriser un bout minuscule de l’univers; et surtout celles où nous sautions, enfin libérés par un « Allez, vas-y » souriant parce que petits et bottés, et si heureux d’une presque bêtise autorisée que toutes les flaques successives étaient comme un royaume liquide sur lequel nous étendions notre empire insouciant et éphémère. [...]

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L’avortement en chiffres
COMBIEN COÛTE L’INFANTICIDE PRÉNATAL ? Tout dépend de la méthode (instrument ou médicament), du type d’anesthésie (générale ou locale) ou de l’établissement (public ou privé). Le coût total d’une chirurgie oscille entre 463,25 € et 664,05 €. Celui de la voie médicamenteuse évolue entre 233,4 et 328,55 €. Les médicaments eux-mêmes coûtent 83,57 €. Tout est remboursé à 100 % par l’Assurance maladie. En réconciliant les coûts avec les données de la DREES, les 232000 infanticides prénataux commis en 2019 ont coûté 90,3 millions d’euros à l’État. Cela donne une valeur humaine moyenne du bébé à naître de 389,51 €. UNE PERTE DE 348 MILLIARDS D’EUROS EN 2019 POUR L’ÉTAT En avril 2013, le Commissariat Général à la Stratégie et la Prospective a pondu un document appelé « Éléments pour une révision de la valeur de la vie humaine ». La valeur de la vie statistique (VVS) est depuis estimée à 3 millions d’euros pour un tué. Ce nombre sert de référence pour les assureurs et les tribunaux. Si l’on applique la VVS de 3 millions d’euros pour nos 232000 enfants tués en 2019, le résultat est de 696 milliards d’euros. Or, rappelez-vous que l’État prélève la moitié de toute valeur créée en France. La perte fiscale à terminaison causée par les infanticides prénataux de 2019 est de 348 milliards d’euros. À titre de comparaison, c’est plus que le budget général de l’État la même année (338 milliards) [...]
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Quand Marine Le Pen était interviewée par l’Action française

« Je ne savais même pas qu’ils existaient encore ». Prononcée le week-end dernier par la présidente du Rassemblement nationale Marine le Pen, lors d’une interview sur France 3, la petite phrase a fait grincer des dents de l’Action française (AF). Condamnant fermement la récente intrusion au sein du Conseil régional d’Occitanie par des militants qu’elle a qualifiés « d’idiots », la députée s’est étonnée que la célèbre école de pensée fondée par Charles Maurras existe encore. À regarder les faits de plus près, il est pourtant difficile de croire que la fille de Jean-Marie Le Pen puisse faire preuve d’autant d’aveuglement sur le sujet.

De l’Algérie française aux Gilets jaunes en passant par la Manif’ pour tous, fort de 3000 adhérents et d’un millier de sympathisants (autant dire que ce n’est pas un groupuscule), l’Action française a été de tous les combats depuis des décennies, et continue de faire régulièrement la une des médias. Le mouvement reste aussi très présent sur les réseaux sociaux, l'un de ses principaux vecteurs de communication avec son mensuel Le Bien commun. Un vivier de voix et un appareil politique structuré que le fondateur du Front national (FN) a longtemps courtisé, après avoir brièvement vendu le journal du mouvement à la criée, sans que pour autant le mouvement ne lui accorde aussi aisément son soutien. [...]

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Quel choix pour ne pas avorter ?
Une femme enceinte et en difficulté a trois options devant elle. Premièrement, avorter. Deuxièmement, accoucher sous X et confier son enfant à l’adoption. Et troisièmement, s’en remettre à une institution qui va l’aider à vivre sa grossesse sereinement, en particulier sur un plan logistique. Les deux premières options relèvent des services publics, puisque la première est une intervention d’ordre médical et donc de la Sécurité sociale, et la seconde une opération d’état-civil. Mais dans la mesure où la stratégie de diffusion de la contraception, et d’incitation à l’avortement, est assurée par le réseau largement subventionné du Planning familial, il serait tout à fait cohérent que les centres d’accueil pour femmes désirant garder leur enfant soient également financés par le denier public [...]
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Révélations : les ex-musulmans convertis en France ou l’enfer des persécutions

« Vendu », « Tu donnes ton cul à la France ». C’est ainsi que sont fréquemment interpellés les ex-musulmans vivant en France, ayant commis le crime de s’être convertis au christianisme. Mais l’insulte n’est rien à côté du sort qui leur est réservé : « Le jour où ils seront amenés à être au courant, ce sera surement la fin de cette belle petite vie, en tout cas ce ne sera pas que des mots, ça sera plus que ça » nous raconte Maria, ex-musulmane. Si leur vie sont mises en péril suite à leur conversion au sein de leur propre pays, ces nouveaux baptisés sont également persécutés en France, souvent bien plus que l’on voudrait le croire. Le phénomène est tristement à la hausse depuis quelques années, et pour cause : l’islamisme qui augmente largement au sein des quartiers, ajouté à la radicalisation certaine des banlieues. La France, beau pays des libertés, ne rassure guère les anciens musulmans qui y vivent leur nouvelle Foi et doivent quotidiennement mener une double vie, dissimulant leur Foi afin d’éviter d’être eux aussi victimes de ces trop familières et habituelles persécutions.

Certains se sont vu passer à tabac simplement pour avoir possédé un objet religieux ou regardé de trop près une église

« Une personne qui choisit de changer de Foi est persécutée ou violentée (…) c’est hyper dangereux, c’est pour ça que pour la plupart, on vit tous dans le secret et qu’on mène littéralement une double vie ». Si ces ex-musulmans vivent ainsi dans l’obscurité, c’est qu’ils ne sont pas libres de quitter l’Islam. La plupart de ces apostats mènent une double vie, pratiquant leur religion dans le secret au prix d’une mort sociale certaine, inévitable. Pour la plupart, leur présence dans une église ne peux pas être envisagée. Malgré leur Foi, ils ne peuvent se risquer à franchir le seuil de ces édifices, ce qui pourrait les mener droit aux supplices. Comme au temps des persécutions chrétiennes de Rome, les convertis doivent dissimuler bibles, croix et tout autre bien qui pourraient les trahir aux yeux de la communauté musulmane. [...]

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