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Pour une théorie d’un désir-solipsiste

La possibilité de la transcendance et donc du désir était la dernière chose qu’il nous restait à détruire et par conséquent la seule que nous devions sauver. Le programme aujourd’hui consiste à vous laisser dans votre salon, seul, docile, face à un porno. C’est vrai que les gens meurent. L’impraticable et l’effacement ont gagné. Désirer est emprunté de l’étymologie considérer. Je suis au regret de vous annoncer que nous ne considérons plus rien. On cherche encore un peu à obtenir satisfaction. Par orgueil. Ou simplement pour passer le temps. Le désir est mort. C’était Dieu.

Le désir ne se vit pas il se pense, comme presque tout. Une lamentable certitude de volupté. On prend son matériau là où il se trouve. On copule entre fantômes. Le désir, personne ne sait bien ce que c’est. Un concept fou. Comme le peuple. « L’essence même de l’homme », l’appelait Spinoza, n’est rien. L’objet du désir n’est qu’un objet. Fluctuant et incompréhensible.

Le héros est celui qui ne cède pas sur son désir, disait Lacan. On enlève le mot désir. Le héros est celui qui ne cède pas

On veut arriver à un but pour la puissance. Seule prévaut la détermination. La petite parcelle de réalité perçue. Le petit vice. Le héros est celui qui ne cède pas sur son désir, disait Lacan. On enlève le mot désir. Le héros est celui qui ne cède pas. Désirer n’ouvre que des possibles. On ne désire finalement qu’une représentation, quelque chose qui comblera le manque ontologique. Quand il n’y a pas de manque, il n’y a pas de sujet. Le manque, l’excès et le déchet se formalisent dans le sexe ou l’argent. Posséder ce qu’on n’a pas encore. Pas très longtemps. Le temps n’est-il pas l’accident des accidents ? La propriété est un sentiment fugace. Le sujet est insatiable et productif. Il ne désire pas, il fait du chiffre. Le marketing transforme tout en besoin, et donc en aliénations et rebuts, addictions et aventures. Les désirs ? Les stratégies plutôt.

L’être ne peut sortir de lui-même. Les liens ne dépassent pas l’envie de découvrir un nouveau décor (qui n’a pas suivi quelqu’un juste pour avoir le plaisir de découvrir la décoration d’un appartement ?) Voir. Avoir. Savoir. L’autre disparaît sous le moi. L’acharnement est borné à lui-même. Le désir n’est qu’imitation. Envie d’avoir envie. Le désir est la libido de voir quelqu’un qui n’est pas là. Disait Cicéron.

Tout se dilue et se fond et parfois on est lasse de tout, jusqu’à ne plus pouvoir remuer la jambe avec l’idée. On a tellement peur du néant, qu’on fait semblant de s’intéresser à la vie – jusqu’au désir[...]

Fêtes johanniques : Charlotte d’Ornellas jugée trop incorrecte pour France 3

C’est l’un des grands événements qui balise l’année orléanaise. Chaque 8 mai, la ville d’Orléans organise les fêtes johanniques pour célébrer la délivrance de la ville par Jeanne d’Arc et son armée en 1429. À cette occasion, et alors qu’il n’y aura pas de spectateurs cette année pour cause de Covid, France 3 Centre-Val de Loire devait diffuser un programme de 52 minutes financé entièrement (25 000 €) par la ville et donné clef en main à la chaîne pour diffusion, afin que les habitants puissent assister par écran interposé aux célébrations.

Ce devait être une première, mais France 3 en a décidé autrement : dans un courrier envoyé à la mairie, le directeur de la chaîne Jean-Jacques Basier a annoncé qu’il renonçait à la diffusion. En cause : le documentaire a été jugé comme étant un tract politique, et la chaîne, qui n’avait pas le droit de regard, a préféré se retirer. Dans les pages de La République du Centre, Jean-Jacques Basier s’est expliqué : « J'aurais aimé que la ville utilise le conditionnel au moment de la présentation du programme. Nous avions fait une lettre d'intention, c'est vrai, mais il ne s'agissait pas d'un contrat. Il était prévu que si ce magazine ne nous convenait pas, nous ne le diffuserions pas ».

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C’est l’intervention dans le programme de Charlotte d’Ornellas, ex-Jeanne d’Arc en 2002 et journaliste de Valeurs actuelles, qui a semble-t-il posé problème à la chaîne. « Quand j'ai appris, lundi, que la voix off de ce programme serait faite par une journaliste de Valeurs actuelles, les bras m'en sont tombés. Pour un programme diffusé sur une chaîne publique, c'est quand même très compliqué ». En clair, elle est jugée trop de droite, trop catho, trop de tout ce qui sent l’obscurantisme pour les bien-pensants. La télévision publique assume donc ouvertement de discriminer les intervenants sur des critères idéologiques – et soyons clair, la discrimination va toujours dans le même sens. Si vous n’êtes ni libéral, ni de gauche, votre opinion est considérée comme n’ayant pas droit de cité sur une chaîne financée par l’impôt de tous. Nouvelle confirmation de ce que l’on savait : les médias publics sont à la botte des progressistes, et toute opinion de droite n’est plus tolérée par ceux qui défilaient en se disant Charlie il y a encore peu de temps. Pas étonnant que la liberté d’expression ne passe plus chez les « jeunes », quand même les médias et l’Université y ont renoncé. Décidément, la gauche donne l’exemple. [...]

Jamel Gorchene : un immigré qui nous voulait du bien

C’était il y a quatre mois : la préfecture des Yvelines attribuait une carte de séjour à Jamel Gorchene. Les fonctionnaires de la préfecture de ce département francilien, déjà deux fois ciblé par des terroristes islamistes, à Magnanville et plus récemment à Conflans-Sainte-Honorine, ont donc estimé que monsieur Gorchene ne représentait nullement une « menace à l’ordre public ». Jamel Gorchene était-il alors récompensé pour être entré clandestinement sur le sol français en 2009, puis avoir séjourné chez nous dix ans dans l’illégalité la plus totale ? On se demande bien quel pays dans le monde est aussi généreux que le nôtre. Comment, en effet, accepter qu’on viole à ce point nos lois sans que quiconque ne feigne même s’en émouvoir ?

Entrer illégalement en France ne doit pas avoir d’autre issue que l’expulsion et l’interdiction de séjour, quelles qu’aient pu être les raisons de la venue du clandestin en France

Alors que nous vivons au quotidien la stratégie des « mille entailles » prônée par l’internationale djihadiste, consistant à multiplier les attentats individuels au couteau destinés à saper le moral des populations et à nous laisser en permanence sur le qui-vive, dans l’incapacité la plus absolue à déterminer où frappera le prochain fou d’Allah, le pouvoir politique semble ne pas vouloir prendre les décisions stratégiques qui s’imposent à lui. Quelles sont-elles ? D’abord, une révision complète des politiques d’immigration. Pas de demi-mesure en la matière. Il faut être radicaux : le danger est trop grand. Un clandestin a vocation à être expulsé immédiatement, éventuellement au terme de l’exécution d’une peine de prison s’il a commis un crime ou un délit qui l’y a conduit. [...]

Le troupeau de chèvres sauvages est-il de droite ?

La Dépêche du Midi nous a informés qu’« un troupeau d’une centaine de chèvres devenues sauvages inquiète » les habitants de Montredon Labessonnié, dans le Tarn. France bleu a précisé que ce même « troupeau de chèvres sauvages sème la zizanie dans un village du Tarn ». Ouest France a confirmé qu’« une centaine de chèvres abandonnées dans la nature sème le trouble dans un village » et Le Courrier picard a enfoncé le clou: « Des chèvres devenues le cauchemar d’une ville du Tarn ». De l’inquiétude au cauchemar, on voit que l’affaire empire.

Pour ceux qui ne connaissent pas Montredon-Labessonnié, sachez que cette commune est située dans le canton du Haut-Dadou et qu’elle jouxte Saint-Pierre-de-Trivisy et Saint-Antonin-de-Lacalm (au nord). Elle a connu quatre maires en cent ans. C’est assez dire que les Montredonnais sont des gens calmes et réfléchis, qui contemplent avec philosophie le spectacle de la vie, qui comprend souvent des chèvres, depuis quelques milliers d’années.

Les Montredonnais sont des gens calmes et réfléchis, qui contemplent avec philosophie le spectacle de la vie

Mais ce sont des chèvres domestiques, qu’on peut traire puis transformer en outres, (ou en djembé, très au sud du Tarn) quand elles sont trop vieilles. Des chèvres qui n’envahissent pas leurs jardins, ne broutent pas leurs rosiers, ne nagent pas dans leurs piscines, ne baguenaudent pas sur la route avec cette lueur un peu folle dans le regard qu’ont les chèvres (c’est à cause de leur pupille horizontale), surtout quand elles vous regardent et que vous attendez, dans votre voiture, qu’elles aient dégagé la route.

Il a donc été décidé qu’un officier de louveterie allait les capturer, les abattre et les évacuer. C’est ainsi : cent chèvres sont désormais menacées de mort parce qu’elles broutent une poignée de rosiers, deux-trois cultures, de la lambrusque et s’égaillent dans les sous-bois. Elles se sont échappées, elles se sont multipliées (c’est donc qu’il doit y avoir un bélier, ces bêtes ne maîtrisent pas toutes nos techniques gestatrices), elles font les folles dans la campagne languedocienne, dans le parc naturel régional du Haut-Languedoc, on va les tuer, en bloc[...]

Les écoles waldorf-steiner

Gloubi-boulga convoquant à peu près toutes les croyances, du karma indien aux fêtes chrétiennes en passant par des rituels celtiques au dieu Mabon, proche de certains sabbats de sorcières, le corpus anthroposophique se fonde sur un enseignement ésotérique reçu par Steiner « de dimensions auxquelles lui seul avait accès », qui n’est révélé qu’aux plus audacieux d’entre les adeptes; les autres se contentant du fatras new age, du régime alimentaire à base de gruau, des poupées de chiffons – à plusieurs centaines d’euros – représentant les lutins « anges gardiens » des enfants, ou de tutos pour composer des tables de fêtes en fonction des saisons.

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De fait, les anthroposophes initiés se présentent comme les récipiendaires de la science de l’occultiste allemand, mais croient en l’existence de « grands initiés » guidant le développement de l’humanité (Bouddha, Manès, Christian Rose-Croix, Scytianos, Rudolf Steiner, etc.), en la réalité de sept corps constituants de l’homme (« physique », « éthérique », « astral », « Moi », « Soi-Spirituel », « Esprit de vie », « Homme-Esprit »);que chakras et auras rythment notre réalité; que les souffrances de nos vies présentes sont la conséquence de nos actions passées dans d’autres vies; ou bien encore que la super-entité appelée Michaël choisit parmi les anthroposophes les garants de l’humanité de demain. La liste est non-exhaustive. Un peu plus et les enfants indigos étaient de la partie [...]

Tribune des généraux : les Français approuvent massivement

Bien aidée par les prises de parole gouvernementales, la polémique sur la tribune des généraux continue d’enfler, et le sondage d’opinion qui vient de paraître risque bien d’alimenter encore le tapage. Réalisé par Harris Interactive pour LCI auprès de 1 613 personnes, il révèle que 58% des Français « soutiennent les propos des militaires ». La médiatisation de cette tribune l’a fait largement connaître au sein de la population : 64% des Français interrogés en ont entendu parler et 38% voient précisément de quoi il s'agit. Plus intéressant encore, au-delà même du soutien à la geste des généraux, le constat qu’ils dressent est massivement partagé par la population française : 84% pensent que « la violence s’accroît de jour en jour », 86% considèrent que « dans certains quartiers, les lois de la République ne s’appliquent pas » et 73% estiment que le pays se délite. Enfin – et c’est sans aucun doute la donnée la plus édifiante – près d’un sondé sur deux (49%) se dit favorable à l’intervention de l’armée « sans qu’on ne lui en donne l’ordre ».

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Comme le laissait entendre le hashtag #soutienauxgénéraux qui a fleuri sur Twitter, les Français partagent donc massivement le constat de pourrissement du pays sur le plan sécuritaire et réclament un tour de vis. De fait, la question sécuritaire avec tout ce qu’elle implique (ordre, immigration, assimilation) a de grandes chances d’être la première dans la hiérarchie des problématiques pour la prochaine présidentielle, alors que les réactions du gouvernement prouvent son complet décalage avec la réalité du terrain et avec l’état de l’opinion. Ces chiffres ne sont pas sans rappeler un récent sondage sur l’électorat du Rassemblement national, montrant que ses opinions étaient partagées par près des 2/3 à 3/4 de la population française. Alors même qu’ils sont un sur deux à souhaiter une intervention militaire sans ordre – donc à être bien plus radical que ne l’est Marine Le Pen, seuls 35% des sondés considèrent pourtant qu’elle a eu raison d’inviter les militaires à la rejoindre, soit l’équivalent de son électorat du second tour. Indéniablement, elle continue de polariser l’opinion, volontiers contradictoire quand il s’agit de Marine Le Pen et rechignant encore à se ranger sous sa bannière. Elle n’en reste pas moins la grande gagnante de cette séquence politique, et la vulgate antifasciste mobilisée, presque burlesque, risque d’en pousser beaucoup à franchir le cap. [...]

L’islam n’existe pas

À chaque attentat à l’intérieur de nos frontières, deux réactions s’opposent systématiquement : d’un côté, une partie de la droite radicale tente d’expliquer à quel point l’islam représente une menace pour notre liberté et nos institutions. De l’autre, la gauche « relativiste » essaye de tempérer l’importance de ces évènements, allant jusqu’à en noyer l’impact dans un brouhaha soigneusement orchestré de sophismes compassionnels, cherchant à ranimer la très discrète volonté d’intégration de « toute une majorité de musulmans ». En réalité l’islam n’est ni un dogme « conquérant » qui menacerait nos frontières et notre démocratie de l’intérieur, ni une religion assimilable par notre belle République. L’islam tel qu’il se pratique en Europe relève plutôt d’un syncrétisme civilisationnel, le produit d’une rencontre fatale entre deux modernités dévoyées. Nous avons coutume de dire que l’Occident décadent n’a pas grand-chose à opposer à la fièvre votive des islamistes. En réalité, ce sont eux qui n’ont pas grand-chose à opposer à l’Occident : attentats après attentats, on ne peut que constater l’absence de leur prophète, qui n’est plus qu’une coquille vide, raclée de l’intérieur par des années de luttes internes et de conflits tribaux.

Les racines du mal

« L’islam politique », comme on l’appelle joliment – et c’est bien désormais le seul qui existât – est une dégénérescence pure et simple du fait religieux. Là où on estime que l’islam devient « radical », qu’il s’étoffe et gagne en virulence à travers ses expressions les plus forcenées (wahhabisme, salafisme) il ne fait que décroître, perdre de sa substance et avouer son échec face au monde occidental. Un échec qui a commencé il y a au moins deux siècles, lorsque l’Europe des Lumières s’invite au Proche-Orient au lendemain de la Révolution française – notamment avec la campagne d’Égypte. C’est bien l’Occident qui a favorisé l’émergence des nationalismes musulmans face à l’oppression ottomane – engendrant par là tous les mouvements réformistes de l’islam qui constituent aujourd’hui ses forces vives. Ainsi, le pacte de Nejd, fomenté par le père du puritanisme wahhabite, le cheikh Mohammed Ben Abdelwahhab avec la complicité de l’émir Ibn Séoud, dont le but était à terme l’expansionnisme politico-militaire face à la présence turque dans la péninsule arabique, fut instrumentalisé par les puissances européennes dès l’origine : russes, français et anglais avaient tout intérêt à utiliser cette force naissante pour contrôler l’empire ottoman. [...]

L’étrange médecine du Goetheanum

En tapant « Goetheanum » sur un moteur de recherche, quelques liens vers une chaîne YouTube apparaissent. Voici reproduit la description de la première vidéo accessible sur la plateforme, un entretien du co-directeur médical du siège mondial de l’anthroposophie : « Les cliniques anthroposophiques de Herdecke, Berlin et Filderstadt ont commencé les soins hospitaliers pour les patients atteints par le coronavirus. Les options de thérapie anthroposophique jouent également un rôle important en médecine de soins intensifs. L’exposition au soleil et un mode de vie sans stress peuvent réduire la sensibilité aux infections. Les pensées ont un effet sur l’état physique et mental et donc aussi sur la constitution immunologique. Les perspectives intérieures, la sincérité, la réflexion et la méditation contribuent à l’orientation intérieure de l’âme et peuvent influencer positivement le système immunitaire ».

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D’étonnantes considérations pseudo-scientifiques, aussi invérifiables que d’une utilité toute relative pour prévenir une infection virale. Qui ne va pas au soleil ? Qui n’essaye pas de se détendre ? Il suffit de quelques clics pour découvrir que la société anthroposophique considère la maladie de manière générale, comme constituant une épreuve à traverser pour « grandir intérieurement […] dans le sens d’un développement de soi ». Le meilleur moyen pour lutter contre les virus tiendrait, tenez-vous bien, dans la « salutogenèse », un concept qu’on ne doit pas à Rudolf Steiner, mais au sociologue Aaron Antonowsky qui entendait tirer parti des « ressources vitales et spirituelles du patient » grâce à des « traitements médicamenteux et artistiques, tout comme le massage rythmique et l’eurythmie curative »[...]

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