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Le tweet déviant

« La jeunesse n’est pas une question d’âge, mais d’attitude ». Tel est le mantra d’Evian. La marque bien-aimée des Français avait obtenu son heure de gloire en 2009 avec les « Rollers Babies », puis en 2016. L’on pouvait voir à la télévision des bébés-danseurs-de-hip-hop, rajeunissant les plus vieux et amusant les plus jeunes.

Pourtant, le buzz d’hier est d’une toute autre envergure et ne semble pas faire partie de la stratégie commerciale de la marque. Sur sa page Twitter et comme à son habitude, Evian France publiait en début d’après-midi un post parmi tant d’autres, incitant à s’hydrater régulièrement : « RT si vous avez déjà bu 1L aujourd’hui » écrivait le numéro deux mondial des volumes d’eau en bouteille. La chose paraît encore à peu près cohérente pour une société d’eau minérale, qui est, qui plus est, très active sur les réseaux sociaux.

https://twitter.com/evianFrance/status/1382049640380530693?s=20

Pour la communauté musulmane qui débutait son premier jour de ramadan, ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase. Nous savions déjà que le manque d’hydratation et la faim avaient une tendance à rendre agressif et à accroître la divagation, mais ne pouvions nous douter - et Evian non plus - que la stupidité ferait, elle, effet dès le premier jour. Alors que nos amis sont contraints de respecter le jeûne en journée, Evian se fait incendier par les internautes pratiquants en pleine privation et en quête d’auto-victimisation, déclarant le coup de communication « raciste » et « islamophobe », dénonçant un propos malvenu en ce jour béni. A les en croire, Evian aurait presque mieux fait de ravaler sa salive. [...]

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Perpignan, capitale de l’anti-repentance

Depuis Toulon, conquis en 1995 par l’ancien giscardien Jean-Marie Le Chevallier, le FN-RN n’avait plus gouverné de ville de plus de 100 000 habitants. La conquête de Perpignan par Louis Aliot, l’an dernier, avec 53 % des voix grâce à une dynamique d’union des droites, constitue donc un événement majeur. Il s’agit désormais de gouverner la ville de façon sereine et ambitieuse, tout en composant avec une intercommunalité dans les mains de LR.

Ville chargée d’histoire, Perpignan abrite des trésors architecturaux, à commencer par la cathédrale et le palais médiéval des rois de Majorque, enserré dans la forteresse Vauban. Le musée municipal est dédié à Hyacinthe Rigaud (1659-1743), l’un des maîtres picturaux de la cour de Louis XIV, et les statues d’Aristide Maillol (1861-1944) ornent plusieurs points de la ville. Louis Aliot a confié la délégation de la Culture à André Bonet, ancien colistier de Jean-Marc Pujol, le maire battu, et président du Centre méditerranéen de littérature. Bonet est aussi le fondateur du prix Méditerranée, qui a couronné les oeuvres de Jules Roy, Philippe Le Guillou, Albert Cossery, François Sureau ou encore Kamel Daoud. [...]

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Avion volé : système de combat aérien du futur

Le SCAF n’est pas un simple avion de combat mais un système de systèmes qui devra connecter plusieurs types de vecteurs aériens (drones, ravitaillement, transport, commandement et contrôle, renseignement mais aussi satellites). Il répond à une anticipation des exigences opérationnelles de demain probablement marquées par des conflits symétriques de haute intensité. Les programmes comme le SCAF, le MGCS (Main Ground Combat System – chars de combat) ou le MAWS (Maritime Airborne Warfare System – patrouille maritime) emportent donc des enjeux stratégiques, opérationnels et industriels particulièrement lourds pour la France, qu’elle voudrait voir intégrés par l’ensemble de l’Europe. Mais ici elle bute contre Berlin et le fort courant atlantiste de l’UE.

Dans la mesure où seule la France a la capacité de développer un aéronef de combat en toute autonomie, il s’agit là d’une véritable tentative de ponction industrielle qui aboutirait in fine au renforcement de l’Allemagne au détriment des opérateurs français


Les programmes internationaux nécessitent des partages industriels, qui dans le cas du SCAF s’avèrent de plus en plus désavantageux pour la France. Berlin voudrait développer son propre prototype via Airbus, parallèlement à Dassault, pourtant maître d’œuvre naturel. En outre, pour des raisons de propriétés intellectuelles propres à l’Allemagne, l’industrie française devrait partager ses savoirs-faire technologiques via une nouvelle répartition des programmes de développement et une collaboration égalitaire sur l’ensemble des briques industrielles du projet. Dans la mesure où seule la France a la capacité de développer un aéronef de combat en toute autonomie, il s’agit là d’une véritable tentative de ponction industrielle qui aboutirait in fine au renforcement de l’Allemagne au détriment des opérateurs français[...] 

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L’ENA grand remplacée

Il y a deux ans déjà lors de la crise des Gilets jaunes, Emmanuel Macron avait évoqué lors d’un débat l’éventualité de la suppression de l’École nationale d'administration (ENA). Afin de rassurer le peuple en colère, cette idée s’inscrivait au sein de quatre points de réforme : le pouvoir d’achat, la fiscalité, l’environnement et la démocratie. De passage à Nantes en février dernier, le président annonçait que l’institution était devenue un « entre-soi » ne répondant plus à « l’ascenseur social français » d’il y a 50 ans. De là, il entend réformer l’école par ordonnance d’ici le 7 juin prochain, avec pour projet de voir une toute nouvelle institution naître en janvier 2022.

« Pour bâtir quelque chose qui fonctionne mieux (…) Il faudra sans doute garder les locaux, les agents qui y sont et qui sont d’excellente qualité (…) mais je ne crois pas du tout au rafistolage ». Ces paroles prononcées lors de sa conférence de presse en avril 2019 semblaient être passées aux oubliettes depuis la crise des Gilets jaunes. Elles ont été concrétisées hier lors de la prise de parole du président pendant de la « conférence des managers de l’Etat », durant laquelle il a dénoncé à plusieurs reprises le corporatisme de l’école dont il est lui-même issu. Ainsi, l’ENA s’éteindra pour laisser place à l’Institut du Service Public. Un objectif est clairement prôné : « Réconcilier nos concitoyens avec le sommet de l’Etat et, ce faisant, avec l’action publique »disait-il jeudi dernier. [...]

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Vincent Léglantier : « La filière viticole française est à genoux »

Que s’est-il passé dans nos vignes cette semaine ? 

Comme vous avez pu le voir ces derniers jours, principalement dans les nuits entre lundi et mercredi, nous avons connu une vague de gel. Les températures sont descendues autour de -4°C. Ce qui provoque de nombreux dégâts, principalement dans les secteurs les plus hâtifs que sont le Vitryat, les coteaux du Sézannais et l'Aube. Dans des secteurs comme chez moi, il y avait entre 10 et 20% de dégâts. Dans les plus hâtifs, on va jusqu'à 40 ou 50% de dégâts. Pour nous c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Contexte financier, crise du Covid-19… Les ventes de bouteilles se sont effondrées depuis le premier confinement. Les restaurateurs ont fermé, les mariages se sont annulés. La disparition de ces évènements festifs est une grande perte pour nous.

D'un côté on est tristes de voir que le travail d'une année puisse être ainsi abîmé en l'espace de deux nuits. Mais d'un autre côté on relativise, on a bien vu ce qu'il s'est passé chez nos voisins et amis bourguignons. Dans le Chalonnais et le sud de la côte de Beaune, c'est une catastrophe. Ils ont entre 80 et 90% de dégâts. Dans le secteur bordelais qui est un peu plus avancé, où les feuilles étaient déjà sorties, ils ont aussi subi un triste sort. Les secteurs déjà en détresse comme le Languedoc ont été encore très lourdement touchés. La filière viticole française est à genoux. [...]

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Sélectron : les vingt plus belles sorties du Prince Philip

20 – « Ah, c'est vous qui conduisez cette voiture horrible ? On la voit souvent en allant au château de Windsor » à Elton John, 2001

19 – « Où avez-vous trouvé ce chapeau ? » à la reine le jour de son couronnement, 1953

18 – « Vous descendez presque tous de pirates, non ? » à un riche habitant des îles Caïmans, 1994

17 – « Il a sans doute été installé par un Indien » à propos d'un compteur électrique défectueux lors d'une visite dans une usine, 1999

16 – « Il y a des morceaux qui commencent à tomber » à l’approche de son 90e anniversaire, 2011

« J'aimerais beaucoup aller en Russie - bien que les bâtards aient assassiné la moitié de ma famille »

15 – « Lorsqu'un homme ouvre la portière d'une voiture pour sa femme, c'est soit une nouvelle voiture, soit une nouvelle femme » à propos du mariage, The Telegraph, 2017

14 – « Nous serons dans le rouge l’année prochaine… Je devrais probablement abandonner le polo » sur l’état des finances de Buckingham dans une émission spéciale de la BBC, 1969

13 – « Tu ne pourras jamais voler là-dedans, tu es trop gros » au jeune Andrew Adams de 13 ans qui rêve de devenir astronaute, 2001

12 – « Les femmes britanniques ne savent pas cuisiner » dans un institut féminin, 1961

11 – « J'aimerais beaucoup aller en Russie - bien que les bâtards aient assassiné la moitié de ma famille » à un journaliste lui demandant s’il aimerait visiter l’URSS, 1967 [...]

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Les zéros sociaux : l’amour 2.0

Sale temps pour les célibataires. L’épidémie aura été un coup dur pour les âmes seules, les isolant dans leurs appartements avec des séries Netflix et des plats commandés. Impossible de draguer avec des fichus masques et ce protocole sanitaire. Il y avait les MST, il y a désormais le virus chinois. Restent donc les sites de « rencontres » et les échanges de photos sexys. Une bien maigre consolation pour des millions de Français contraints à l’abstinence par les vicissitudes du monde moderne. Nous sommes revenus aux temps premiers, les plus forts et les plus belles ayant les plus belles prises.

À ceci près que le plus fort n’est pas celui qui est capable d’assommer un buffle, mais celui qui aura la chance de gagner un salaire à cinq chiffres dans le tertiaire. Facile de le montrer dans un bar lounge rempli de clones des Marseillais, plus difficile sur Tinder ou AdopteUnMec. Sur ces terres dématérialisées, les sportifs sont les rois. Ils exhibent leurs abdominaux et leur mode de vie sain qui excite l’attachiante. Ils peuvent aussi échapper à la police grâce à leur vitesse de course, quand ils doivent rejoindre leurs proies à l’heure du couvre-feu[...]

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La grande bouffe : l’huile de vie

Ce liquide gras et lumineux, tantôt fruité, tantôt acide, dont la couleur s’étire du jaune doré au vert orangé est source de vie. Elle éclaire quand on la brûle dans les lampes à huile. Elle soigne les blessures quand on la répand sur les plaies. Elle fait briller les muscles et réduit les prises du gladiateur qui combat dans la poussière. Elle conserve les viandes mises en bocaux. Elle sert, aussi, pour la cuisine. En Provence, on la mélange à la farine, au sucre et à la fleur d’oranger pour donner la pompe à huile, ce dessert dense et savoureux que l’on retrouve tous les soirs de Noël pour accompagner les treize desserts provençaux. À Nice, on en enduit son pain où sont mêlés tomates, salades, oeufs et thon. Ce pan-bagnat gagne en saveur tout au long de la journée avant de pouvoir sustenter les marins et les pêcheurs lors de la pause déjeuner. L’huile d’olive est partout, mais farouchement attachée à sa terre de Méditerranée.

C’est la culture commune du mare nostrum, produite de la Syrie à l’Espagne, du Monténégro à la Libye. Une même langue, une même grammaire, celle de l’olive. Elle est la prérogative des gens du midi, celle qui abolit les frontières en Méditerranée et qui les crée en France et avec le reste de l’Europe. Au nord, les pays du beurre et des huiles à base de tournesol ou de colza. Au sud, l’huile d’olive. Grâce à ses vertus médicinales, et parce qu’elle évoque le soleil et donc les vacances et la plage, elle est de plus en plus consommée dans les terres septentrionales, comme des morceaux de Corse et de Provence qui s’invitent au pays de la bière. [...]

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