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GAFAM et Silicon Valley : les nouveaux faiseurs de rois

En février 2011, la Maison Blanche publiait sur le site FlickR un cliché du toast partagé par le président des États-Unis, Barack Obama, le patron d’Apple, Steve Jobs, le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, le PDG de Google, Eric Schmidt, la directrice générale de Yahoo!, Carol Bartz, le patron de Cisco Systems, John Chambers et le directeur général de Twitter, Dick Costolo. Ce repas du 17 février 2011 fut rapidement surnommé le « repas des rois » par la presse américaine. Obama, qui entrait pour la deuxième fois en campagne en 2011, poursuivait la lune de miel engagée en 2008 avec la Silicon Valley. Mais si le tournant est crucial pour Obama, il l’est aussi pour les stars de la Silicon Valley, qui ne sont pas encore tout à fait, en février 2011, les géants que nous connaissons aujourd’hui. Facebook s’apprête alors encore à entrer en bourse le 18 mai 2012, pour une valorisation de 104 milliards de dollars.

L’introduction sur les marchés financiers de l’entreprise de Zuckerberg est d’ailleurs au départ un fiasco, faisant même craindre une catastrophe complète pour l’entreprise. Près de dix ans après pourtant, Facebook pèse 761 milliards de dollars, en termes de capitalisation boursière, juste devant l’entreprise chinoise Tencent (700 milliards) et la firme d’Elon Musk, Tesla (627 milliards) (chiffres donnés au 31/12/2020 par ilboursa.com). Barack Obama, lui, a été réélu triomphalement en 2012. Ce fut un grand succès pour le Parti démocrate qui effaçait ainsi complètement le pénible intermède républicain de Georges W. Bush. Neuf ans plus tard, le démocrate Joe Biden a certes remporté les élections contre Donald Trump, mais rarement un président américain apparaîtra aussi affaibli face à un Trump transformé en tribun, dont les partisans répondirent, dès avril 2020, à l’appel du président sortant sur Twitter à « libérer le Michigan », et envahissaient le Capitole local, comme une répétition générale de l’invasion du Capitole à Washington le 7 janvier.

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À quand le rayon maquillage chez Jules ?

Car aujourd’hui encore, si les enseignes de vêtements pour femmes proposent presque toutes un rayon accessoires, bijoux et maquillage, on peine à trouver plus qu’un triste bracelet de cuir chez leurs équivalents pour hommes. Le constat est accablant : aujourd’hui, en France, en 2020, il demeure impossible pour un individu genré au masculin de se fournir en cosmétiques auprès des enseignes masculines. Plus préoccupant encore, les marques qui vendent des vêtements aux deux genres, comme par exemple Primark ou H&M, placent le maquillage à l’étage des vêtements estampillés « femme ». Les individus s’identifiant comme homme et souhaitant acquérir du maquillage se voient alors dans l’obligation d’affronter les regards pesants forgés par une éducation cis-normée. [...]

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Écran noir

En effet, des acteurs blancs, pour quoi faire?? Jotham Annan était plus que convaincant en Robert de Beaumont, Telley Savalas Otieno, qui « ne connaissait rien de la Finlande jusqu’à ce que les producteurs de The Marshal Of Finland le choisissent lors d’un casting à Nairobi, pour incarner Carl Gustaf Emil Mannerheim, héros national élevé au rang de mythe dans beaucoup d’esprits finlandais » (Les Inrocks) ne fait-il pas un Finlandais convaincant??

Les acteurs blancs n’ont plus leur place au cinéma. Ils ont assez volé de rôles de personnes racisé.e.s et il est temps qu’ils disparaissent des écrans. Le cinéma blantriarcal a trop whitewashé les personnages noirs mythiques, tels que Cléopâtre VII Philopator, ou encore Beethoven, honteusement incarné par Gary Oldman dans Ludwig van B. Il est maintenant impératif de faire disparaître ces substrats d’une époque néfaste qui invisibilisait autant les femmes que les personnes racisé.e.s. [...]

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Communes nouvelles : la foire aux noms idiots

Depuis 2016, les communes rurales ont été encouragées à fusionner. Il faut « rationaliser », vous comprenez. Quant aux communes périurbaines où il fait encore bon vivre, entre Bretons, Berrichons ou Provençaux, elles sont avalées unes à unes par les « agglos » qui étalent ainsi toujours plus loin leurs problèmes de délinquance et de « vivre-ensemble ».

Il y avait jusqu’alors 36 000 communes en France. Avec la loi de 2016, 630 ont été fusionnées en 241 « communes nouvelles ». Malgré des incitations financières et une certaine culture du couteau sous la gorge, l’État jacobin n’a pas réussi sa « rationalisation ». De 36 529 exactement, on est passé à 34 839. Visiblement, l’échelon communal compte encore pour les populations, notamment rurales, qui y trouvent une démocratie locale souvent apaisée et adaptée à la situation. La froide rationalité d’un connard de l’ENA est, en effet, à peu près aussi absconse pour l’artisan enraciné du Cantal que la théologie chamelière islamique pour mon oncle René. [...]

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Projet de loi contre le séparatisme : menace pour l’Église catholique ?

C’était la grande trouvaille du gouvernement pour lutter contre la menace islamiste en France. Annoncé en grande pompe par Emmanuel Macron lors de son discours des Mureaux du vendredi 2 octobre, le projet de loi contre le séparatisme a depuis été pudiquement – mais fort symboliquement – rebaptisé Projet de loi confortant les principes de la République, comme une première compromission. Transmis aux présidents des deux assemblées à la mi-novembre, il a été présenté en Conseil des ministres le 9 décembre 2020 par Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur. Entre temps, deux nouveaux attentats islamistes ont frappé la France : l’assassinat du professeur Samuel Paty et l’attentat de Notre-Dame de Nice.

Cette première semaine de janvier était l’occasion pour la commission spéciale, présidée par François de Rugy, d’auditionner les représentants des cultes lundi, les loges maçonniques mardi et les élus locaux mercredi afin de recueillir leurs critiques et suggestions. Monseigneur Éric de Moulins?Beaufort, président de la conférence des évêques de France, a pris la parole pendant une heure pour faire connaître l’embarras de l’Église catholique à l’égard du texte. [...]

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Marche pour la vie : « Il faut que les Français prennent conscience de la gravité des lois bioéthiques »

En quoi consistera la manifestation physique, dans l’éventualité où les conditions pour manifester ne se durcissent pas ?

Le collectif d’association de la Marche pour la vie, comme il le fait régulièrement, descendra dans la rue le 17 janvier. Il y aura une manifestation statique sur la place du Trocadéro entre 14h et 17h avec d’abord un village d’associations dans lequel les gens pourront circuler. Le rassemblement commencera à 15h avec ceux qui pourront être à Paris dans le respect des consignes sanitaires. Nous sommes autorisés à accueillir jusqu’à 5 000 personnes en présentiel. Et compte tenu de la situation exceptionnelle et des contraintes de circulation, nous allons innover en lançant une grande manifestation numérique sur Zoom. Nous espérons qu’un maximum de Français nous rejoindra malgré la distance. Un grand écran permettra d’associer tous ceux qui participent à la marche de quelque manière que ce soit. Peut-être qu’il y aura des informations supplémentaires au cours de la semaine, mais pour l’instant c’est ce qui est prévu.

Pensez-vous que ce type de manifestation virtuelle peut avoir un impact ?

Oui bien sûr. Faire une manifestation de quelque manière que ce soit nous permet de diffuser notre message, d’avoir un contact avec la presse et un retentissement sur les réseaux sociaux. Nous sommes tout à fait opposés aux projets et propositions de loi qui seront discutés dans les semaines et mois à venir. D’abord, il y a au Sénat l’examen d’une proposition de loi sur le rallongement des délais de l’IVG et la suppression de la clause de conscience. Il faut ajouter à cela le projet de loi bioéthique qui revient. Et si nous descendons dans la rue, c’est parce que nous avons des revendications politiques et que nous voulons clairement expliquer pourquoi nous y sommes opposés. Comme d’habitude, beaucoup de jeunes et de bénévoles seront présents sur place. Mais nous nous adaptons avec cette conférence Zoom et cette manifestation étant innovante, je pense qu’elle peut avoir un impact important.[...]

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Fratelli Tutti : De l’accueil en temps de crise 2/3

Dans son quatrième chapitre, « Un cœur ouvert au monde », le Pape aborde le sujet des migrations et notamment l’accueil des migrants et des étrangers dans un pays. À ce titre, il déclare que « la gratuité existe. C’est la capacité de faire certaines choses uniquement parce qu’elles sont bonnes en elles-mêmes, sans attendre aucun résultat positif, sans attendre immédiatement quelque chose en retour. Cela permet d’accueillir l’étranger même si, pour le moment, il n’apporte aucun bénéfice tangible. Mais certains pays souhaitent n’accueillir que les chercheurs ou les investisseurs »  (139).

Il est certain que la gratuité du don, de l’amour, de l’accueil est le bon remède pour pallier les pièges de l'utilitarisme, ainsi que les maux de l’individualisme, de l’égoïsme ou du matérialisme qui gangrènent une vie en société. Mais l’accueil pour l’accueil continuel ne contribuerait-il pas à dissoudre la bonté et le don qui en sont à l’origine ? En l'occurrence, n’y aurait-il pas une forme de satisfaction bourgeoise à apaiser une bonne conscience humaniste en prônant l’accueil de personnes que l’on n’accompagne pas personnellement et que l’on abandonne à un système administratif ? Cela ne rendrait-il pas également moins libre cette même conscience, lorsque, répondant à une charité ordonnée, elle définit les limites au sein desquelles elle peut favoriser l’accueil ? [...]

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Pierre-André Taguieff : « La décivilisation de l’Occident a été réalisée par des intellectuels occidentaux saisis par la haine de soi » 2/2

Partie 1 : Pierre-André Taguieff : « La grande nouveauté politico-philosophique, c’est la réhabilitation de la “race” » 1/2

Pouvez-vous résumer ce nouveau discours idéologique ?

La « pensée décoloniale », somme de pseudo-concepts, de clichés, de formules creuses et de cuistreries, repose sur neuf piliers : 1° tout est « construction sociale » ; 2° tout doit être déconstruit ; 3° tout doit être décolonisé ; 4° toutes les « sociétés blanches » sont racistes et tous les « Blancs » bénéficient du « privilège blanc » ; 5° le racisme, qui est « systémique », est l’héritage de la traite atlantique, du colonialisme, du capitalisme et de l’impérialisme du monde dit occidental ou « blanc » (il s’ensuit que, par définition, le « racisme anti-Blancs » ne peut exister) ; 6° « l’hégémonie blanche » va de pair avec l’« hétéro-patriarcat » ; 7° tout nationalisme, y compris le patriotisme républicain à la française, est porteur de racisme, donc de « discriminations systémiques » ; 8° le sionisme, outre le fait qu’il est un colonialisme et un impérialisme, est une forme de racisme et de discrimination raciale, et Israël est un « État d’apartheid » ; 9° l’« antiracisme politique » consiste avant tout à « lutter contre l’islamophobie ».

La pensée post-coloniale serait puissante parce que transverse, opérant à la fois comme une « démarche d’analyse, un projet politique et une périodisation historique ». En quoi cette nature composite est-elle selon vous typique de ces nouveaux dogmes et en quoi elle leur donne une capacité dangereusement virale ?

Sa dangerosité est avérée. Certains secteurs de l’enseignement universitaire sont devenus, depuis le milieu des années 2000, des laboratoires du décolonialisme et du pseudo-antiracisme racialiste. C’est une aubaine pour jeunes carriéristes et les opportunistes en quête de postes. Les départements de sciences sociales (surtout en sociologie et en science politique) sont particulièrement touchés par la propagande décoloniale, qui se traduit de plus en plus par une intolérance militante et des chasses aux sorcières lancées en connivence avec des groupes néo-féministes misandres au nom de l’« intersectionnalité ». Les victimes de ces chasses aux hérétiques prennent désormais la figure de « Blancs » criminalisés – principalement des hommes –, jugés intrinsèquement racistes, dont on exige la mort sociale. Les enseignants qui objectent sont isolés et harcelés. Pour échapper au terrorisme intellectuel, certains se taisent, pratiquent l’autocensure ou publient sous pseudonyme. Mais ils sont de plus en plus nombreux à résister et à refuser de s’agenouiller devant les tenants, enseignants comme étudiants, du politiquement correct et du scientifiquement correct. [...]

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