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Fratelli Tutti : De l’humain en temps de guerre 3/3

Dans son septième chapitre “Des parcours pour se retrouver”, le Pape aborde les liens entre la justice et la guerre. Tout en reconnaissant le principe de légitime défense inscrit dans le Catéchisme de l’Eglise Catholique, il déclare que « nous ne pouvons donc plus penser à la guerre comme une solution, du fait que les risques seront probablement toujours plus grands que l’utilité hypothétique qu’on lui attribue. Face à cette réalité, il est très difficile aujourd’hui de défendre les critères rationnels, mûris en d’autres temps, pour parler d’une possible “guerre juste”. Jamais plus la guerre ! » (242). 

Ces paroles peuvent surprendre et sembler manquer de lucidité si on les considère seulement comme un antimilitarisme naïf. Ne serait-ce pas de l'angélisme que de supprimer tout monopole de la violence légitime à l’Etat alors qu’existent tant de violences ? La nature humaine blessée par le péché originel et le mal que font librement certains hommes dans le monde n’obligent-t-ils pas les bons à prendre les armes pour défendre et protéger le bien qui leur est légué (terre, famille, peuple, paix sociale, etc.) ? Alors que le Pape lui-même affirme l'existence d'une « troisième guerre mondiale par morceaux », n'est-ce pas plutôt un acte de responsabilité que de partir en guerre pour y mettre fin ? Dès lors, comment comprendre ces paroles à l’ère des attentats-suicides, de la lutte contre le terrorisme et des opérations de maintien de la paix que la France poursuit en Afrique et dans le monde ? [...]

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Tribalisation de la France

Le retour des tribus est une vieille obsession française car elle constituerait un danger pour sa cohésion et son particularisme. Michel Maffesoli dans son célèbre Le temps des tribus : le déclin de l'individualisme dans les sociétés de masse pointait la nouvelle anthropologie post-industrielle dans une France vieillissante centrée sur les services, le tout encadré par « Big Mother ». L'individu n'aurait plus droit au chapitre dans la France de la fin du XXème siècle, et encore moins dans celle du XXIème. Tout serait désormais basé sur le groupe. Ce serait la fin de l'opinion personnelle, nous ne serions plus que des suiveurs, des « followers » comme on doit dire désormais. « Que penses-tu de ce sujet ? Attends, je regarde l'avis de mon clan et je te donnerai ensuite mon avis. » Hors du groupe, point de salut.

Dans notre résignation moderne nous pourrions nous dire : après tout, pourquoi pas ? N'en a-t-on pas soupé du monde individualiste à outrance ? Ne nous plaignions-nous pas de l'extrême solitude affective qui sévit dans les sociétés occidentales ? Les réseaux sociaux ne sont-ils pas la preuve que, tout de même, nous serions plus heureux dans notre tribu ? L'homme occidental est fatigué, qu'il se repose sur le clan. Que l'homme providentiel arrive pour nous guider ! Mais alors se pose la question de définir ce clan. Quelle est, en effet, cette tribu ? Sur quoi se fonde-t-elle ? La race ? Les idées ? La vision civilisatrice ? [...]

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Voltaire, Alain Soral des Lumières

Nos politiques et nos professeurs osent encore citer cet affabulateur antisémite et phallocrate, cet arriviste qui a toute sa vie méprisé les lumpenprolétaires et les racisé.e.s ! « Il n’est permis qu’à un aveugle de douter que les Blancs, les nègres, les albinos, les Hottentots, les Chinois, les Américains ne soient des races entièrement différentes. ». Voilà le vrai visage de la France qu’on célèbre encore aujourd’hui dans les salons de la République ! [...]

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Le Panthéon, fosse commune

Sur cet Olympe, Jean-Jacques Rousseau trône en Zeus, lui qui dans l’Émile se fit père de la misogynie – « les petites filles apprennent avec répugnance à lire et à écrire ; mais quant à tenir l’aiguille c’est ce qu’elles apprennent toujours volontiers » – et du patriarcat : « En devenant votre Époux, Émile est devenu votre chef ; c’est à vous de l’obéir, ainsi l’a voulu la nature ». En Poséidon, Jean Jaurès, jadis apôtre du colonialisme française d’autant que « la civilisation qu’elle représente en Afrique auprès des indigènes est certainement supérieure à l’état présent du régime ». [...]

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Guillaume Peguy, un royaliste légitimiste décomplexé

Fringant jeune homme en fin de vingtaine et le visage souriant, Guillaume a été désigné tête de liste de l’Union pour Vannes. Un mouvement hétéroclite issu de la droite conservatrice soutenu par le Parti Démocrate-chrétien de Jean-Frédéric Poisson, le Rassemblement national de Marine Le Pen et Rebâtir La France du général Didier Tauzin, qui s’est présenté aux dernières élections municipales mais dont les résultats ne lui ont pas permis de faire entendre un autre son de cloche au sein des institutions républicaines. En costume cravate, il ne cache rien de ses convictions royalistes « que chacun connaît pertinemment » précise-t-il. « Tout est né à partir d’un groupe d’amis provenant de la Faculté de droit de Vannes. Après quelques recherches, ils m’ont demandé si je voulais prendre le leadership de la campagne. J’y ai vu une opportunité d’ancrer le royalisme dans le présent et je me suis lancé » poursuit-il, ravi d’avoir rassemblé pas moins de 4% des voix sous son nom.

Depuis 1883, date à laquelle est mort sans enfant le comte de Chambord Henri de Bourbon, les monarchistes se sont principalement divisés en deux mouvances qui se disputent le trône de France vacant depuis presque deux siècles. D’un côté, les partisans de Jean d’Orléans, comte de Paris et de l’autre ceux de Louis-Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou, deux branches concurrentes bien qu’issues du même rameau capétien. C’est ce dernier que soutient le futur gestionnaire de patrimoine, qui entend mettre un coup de pied dans la fourmilière de ses partisans, les Légitimistes (ou alphonsistes). Guillaume, qui a son point de vue sur cette querelle d’un autre âge, demeure pragmatique malgré ses propres affinités dynastiques. « Si les Français veulent un chef d’État fort, un leader reconnu sur un modèle constitutionnel, les sondages et les avis de l’opinion semblent aller dans le sens du comte de Paris » affirme-t-il, prenant le risque de froisser la Légitimité dont certains membres vouent une haine sans limite, parfois caricaturale, au descendant de Louis-Philippe Ier, dernier roi des Français. [...]

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Thaïs d’Escufon : « Nous voulons montrer qu’en étant organisés, il est possible de protéger nos frontières »

Pourquoi le Col du Portillon a-t-il retenu votre attention ?

Le 5 janvier 2021, la préfecture de Haute-Garonne a demandé la fermeture temporaire de ce point clef emprunté par beaucoup de migrants clandestins. Cette décision était motivée par le constat « d’une menace migratoire et terroriste très élevée ». Comme l’immigration massive est le moyen privilégié des terroristes islamistes pour s’introduire en Europe, nous avons décidé de prêter main forte aux équipes douanières. D’autre part, nous demandons aux autorités de fermer véritablement l’ensemble des frontières et pas seulement une partie. En effet, si cette menace existe sur le Col du Portillon alors elle aussi valable pour toutes nos frontières. Nous refusons que d’avantage de terroristes s’infiltrent sur notre territoire !

Le col est-il véritablement fermé ?

Lorsque nous sommes arrivés sur le Col, il n’y avait pas de force de Gendarmerie présente, aucune sécurité, pas même un panneau pour indiquer que l’accès est interdit. Certaines routes sont peut-être barrées, mais nous n’avons pas vu de forces de l’ordre. Il y a donc un véritable problème. Cependant, l’arrêté préfectoral, est une preuve qu’il y a un danger terroriste lié à l’immigration. Nous dénonçons l’immigration massive en partie pour cette raison. Il est logique de fermer les frontières à cause de la situation sanitaire, mais le problème migratoire persiste avec ou sans Covid. [...]

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La classe européenne pillée par le monde entier

Prenez les leaders du tiers-monde: tous chez Smalto ! Bouteflika et ses cols pointus, Erdogan et son air de clébard à qui on file des coups de pied au cul, même Kadhafi gardait souvent la cravate sous ses rideaux de bain « fennec du désert ». L’inoubliable Mobutu avait, quant à lui, lancé la mode de « l’abacost » (à bas le costume) pour « affranchir la population zaïroise de la culture coloniale ».

Cela aura d’ailleurs été son unique contribution à la culture mondiale. Le cravate était interdite et c’était la grande époque de la « zaïrianisation » de la société. Aujourd’hui, seul Kim Jong-Un poursuit la mode abacost du fin fond de sa Corée, ce qui n’est pas tout à fait un gage de hypitude. [...]

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Négritude 1, Nègre 0

« La négritude résulte d’une attitude active et offensive de l’esprit. Elle est sursaut, et sursaut de dignité » dit un jour Aimé Césaire. Ces mots d’une grande force furent prononcés par l’illustre poète martiniquais dans son « Discours sur la négritude », tenu à Miami en 1987 lors de la première conférence des peuples noirs de la Diaspora. À l’époque, personne ne connaissait encore les noms prestigieux du prix Nobel Barack Obama, de l’humaniste Dieudonné ou de la pétillante et talentueuse Aya Nakamura. Mais déjà, une poignée de noirs insoumis avaient brisé leurs chaînes et s’étaient levés fièrement contre cet injuste « privilège blanc ». [...]

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