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Sébastien Meurant : « Le gouvernement veut répartir et cacher cette misère humaine »

Pourquoi le gouvernement souhaite-il désengorger la région parisienne des migrants ?

Parce que c’est trop visible, tout simplement. Il fait de grandes opérations de communication. La misère s’étale beaucoup trop dans la capitale ; or les médias et les centres de pouvoir sont concentrés à Paris ; et il suffit de parcourir cette ville pour voir des tentes, des matelas et tout simplement l’augmentation du nombre de migrants. Il y a un microcosme particulier en région parisienne avec de nombreuses associations pro-migrants. Celles-ci alimentent le flux de pauvres malheureux qui sont victimes de trafic d’êtres humains. Il faut se demander pourquoi ces migrants reviennent Porte de La Chapelle ou à Aubervilliers par exemple. Je suis allé les voir, et ce sont tout simplement des associations qui leur apportent de la nourriture, des cartes prépayées, etc. Avoir des migrants en Île-de-France permet aux associations d’avoir de la visibilité et donc des moyens. Ce sont d’abord des opérateurs de communications.

L’Île-de-France est la seule région dont le nombre de migrants excède la capacité d’accueil. N’est-elle pas responsable de sa gestion migratoire ? Quelle est la responsabilité de la mairie de Paris ?

Il suffit d’écouter le maire de Paris pour comprendre qu’elle est no border et pro-migrante, à condition que ce ne soit pas à côté de chez elle. Il y a donc une responsabilité politique, dont la première est celle de l’inaction de l’État, qui ne contrôle pas les frontières et n’expulse pas suite aux décisions de justice. Nous sommes tombés en dessous des 10 % d’obligations de quitter le territoire français. Les principaux responsables sont le Président Emmanuel Macron et son gouvernement. Et ce malgré le ministre de l’Intérieur, lequel fait beaucoup de discours et est très présent à la télévision. Est-ce que nos frontières sont bien gardées ? Non. Il y a un durcissement pour le Covid, mais nous n’avons jamais accueilli autant de migrants de manière légale. J’ai fait le tour des associations, organismes et services de l’État : ce dernier communique mais n’agit pas. [...]

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Préserver la langue française par l’insulte : mode d’emploi présidentiel

Pour quelqu'un qui se vante depuis un débat de 2017 resté tristement célèbre d'être le garant des culture et langue françaises, c'est un comble. Pourtant, tout semblait coller, avec une épouse amoureuse des lettres et sa manie à ressortir des expressions antiques. Oui, mais voilà ; dès que la maîtresse n'est pas là, l'élève danse. Le chef de l'État n'en est pas à son coup d'essai en matière de provoc.

Allez demander aux illettrés, aux Gaulois réfractaires, aux gens qui ne sont rien, et consorts. Ils vous en parleront avec joie, et massivement. Oui, car ce sont à peu près 60 millions de Français dont on parle pour le coup, qui se retrouvent unis par l’injure. Qu'à cela ne tienne : ainsi que s'en est justifié (et non pas excusé) Emmanuel Macron, ces dérapages ne sont que la manifestation désolante d'un inconscient tellement obsédé par la marche rapide dans les réformes qu'il en oublie la plus sommaire des corrections.

Lire aussi : Emmanuel Macron, un ennemi qui vous veut du bien[...]

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Mike Adams, conservateur et martyr

Il n’est un secret pour personne que les universités américaines se sont fait une place de choix dans les combats politiques en cours dans tout le monde occidental. Depuis le remâchage de la French Theory dans les années 1970, les campus d’outre-Atlantique sont aux avant-gardes de la guerre culturelle en imposant unilatéralement leur agenda progressiste, et malheur à ceux qui auraient la mauvaise idée de s’y opposer.

Dernière victime en date de leur intolérance fanatique : Mike Adams, qui s’est suicidé à son domicile le 23 juillet dernier d’une balle à la tête. En cause, une cabale nationale lancée contre lui cet été, suite à un tweet dans lequel, pour interpeller le gouverneur de Caroline du Nord, il compare le confinement à l’esclavage et utilise en forme de boutade la formule de negro spiritual « Let my people go ». De suite, la gauche universitaire et médiatique l’accuse de racisme et se mobilise pour demander son éviction, ce qu’elle obtient : contre une indemnité de $ 500 000, son université annonce qu’il part en retraite anticipé. N’ayant supporté le poids de cette campagne de harcèlement, il décide tragiquement de mettre fin à ses jours.

Lire aussi : Mathieu Bock-Côté : « L’accouplement du multiculturalisme canadien et du racialisme américain est morbide » [...]

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Le coup d’État des GAFAM

Qui n’utilise pas Facebook, Twitter, Amazon, Instagram ou YouTube ? Nos vies ont été bouleversées par l’apparition de ces compagnies informatiques américaines, en un peu moins d’une vingtaine d’années. Les NATU (Netflix, Airbnb, Tesla et Uber), nouvelles têtes de pont de la « disruption numérique », et les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft), sont aujourd'hui des acteurs déterminants, habituellement plus conscients que les décideurs politiques de l'ampleur de la révolution technologique à l’œuvre, des changements anthropologiques que provoque la connexion en temps réel de la planète entière. Comme le note l'économiste Paul Veltz, « les apports du numérique sont d'une autre nature que ceux de l'automobile ou de l'électroménager, par exemple. Ils sont davantage comparables, par leurs implications ubiquitaires, à ceux de l'imprimerie », soulignant leur dimension proprement « disruptive » ou révolutionnaire.

Google affiche désormais une capitalisation de plus de 1 000 milliards de dollars. Les bénéfices enregistrés par Alphabet, maison mère de Google, sont supérieurs aux PIB de plus d’une centaine d’Etats. En 2017, Amazon dépensait 22,6 milliards de dollars en recherche et développement, soit plus que des pays comme Israël ou la Corée du Sud. Mais ce n’est pas le poids économique délirant de ces champions du numérique qui doit nous inquiéter le plus, leur position monopolistique et notre dépendance étant des questions autrement pressantes. L’Union européenne, au contraire de la Chine ou de la Russie qui ont su développer des alternatives aux services américains, est une véritable colonie numérique américaine. Nous sommes soumis à des entreprises « hors limites » qui tiennent l’information, le commerce en ligne ou la production de logiciels. [...]

Le calendrier pour tous

Pourquoi affirmer sans critique que nous sommes en 2020 ? Pourquoi déclarer quotidiennement, à chaque fois que l’on marque la date, que l’on vit en telle année après la naissance supposée du fondateur d’une religion patriarcale, misogyne et intolérante ? Ce mono-calendarisme ou tempo-normativité constitue une emprise psychique qui s’exerce sournoisement depuis notre plus jeune âge, depuis le moment où la maîtresse d’école demande d’écrire la date au tableau et où les fayots s’empressent de lui obéir.

Lire aussi : Écran noir

Comment peut-on accepter une chose pareille au XXIe siècle ? C’est une marque de soumission inconsciente, une intériorisation répétée de l’obscurantisme chrétien. Or il est notoire que les chrétiens avec leurs « messes » ne respectaient pas la distanciation sociale imposée par l’empereur Néron, et ils mangeaient des enfants non vaccinés, ce qui a conduit à l’épidémie de peste de l’année où elle s’est produite. [...]

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GAFAM et Silicon Valley : les nouveaux faiseurs de rois

En février 2011, la Maison Blanche publiait sur le site FlickR un cliché du toast partagé par le président des États-Unis, Barack Obama, le patron d’Apple, Steve Jobs, le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, le PDG de Google, Eric Schmidt, la directrice générale de Yahoo!, Carol Bartz, le patron de Cisco Systems, John Chambers et le directeur général de Twitter, Dick Costolo. Ce repas du 17 février 2011 fut rapidement surnommé le « repas des rois » par la presse américaine. Obama, qui entrait pour la deuxième fois en campagne en 2011, poursuivait la lune de miel engagée en 2008 avec la Silicon Valley. Mais si le tournant est crucial pour Obama, il l’est aussi pour les stars de la Silicon Valley, qui ne sont pas encore tout à fait, en février 2011, les géants que nous connaissons aujourd’hui. Facebook s’apprête alors encore à entrer en bourse le 18 mai 2012, pour une valorisation de 104 milliards de dollars.

L’introduction sur les marchés financiers de l’entreprise de Zuckerberg est d’ailleurs au départ un fiasco, faisant même craindre une catastrophe complète pour l’entreprise. Près de dix ans après pourtant, Facebook pèse 761 milliards de dollars, en termes de capitalisation boursière, juste devant l’entreprise chinoise Tencent (700 milliards) et la firme d’Elon Musk, Tesla (627 milliards) (chiffres donnés au 31/12/2020 par ilboursa.com). Barack Obama, lui, a été réélu triomphalement en 2012. Ce fut un grand succès pour le Parti démocrate qui effaçait ainsi complètement le pénible intermède républicain de Georges W. Bush. Neuf ans plus tard, le démocrate Joe Biden a certes remporté les élections contre Donald Trump, mais rarement un président américain apparaîtra aussi affaibli face à un Trump transformé en tribun, dont les partisans répondirent, dès avril 2020, à l’appel du président sortant sur Twitter à « libérer le Michigan », et envahissaient le Capitole local, comme une répétition générale de l’invasion du Capitole à Washington le 7 janvier.

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À quand le rayon maquillage chez Jules ?

Car aujourd’hui encore, si les enseignes de vêtements pour femmes proposent presque toutes un rayon accessoires, bijoux et maquillage, on peine à trouver plus qu’un triste bracelet de cuir chez leurs équivalents pour hommes. Le constat est accablant : aujourd’hui, en France, en 2020, il demeure impossible pour un individu genré au masculin de se fournir en cosmétiques auprès des enseignes masculines. Plus préoccupant encore, les marques qui vendent des vêtements aux deux genres, comme par exemple Primark ou H&M, placent le maquillage à l’étage des vêtements estampillés « femme ». Les individus s’identifiant comme homme et souhaitant acquérir du maquillage se voient alors dans l’obligation d’affronter les regards pesants forgés par une éducation cis-normée. [...]

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Écran noir

En effet, des acteurs blancs, pour quoi faire?? Jotham Annan était plus que convaincant en Robert de Beaumont, Telley Savalas Otieno, qui « ne connaissait rien de la Finlande jusqu’à ce que les producteurs de The Marshal Of Finland le choisissent lors d’un casting à Nairobi, pour incarner Carl Gustaf Emil Mannerheim, héros national élevé au rang de mythe dans beaucoup d’esprits finlandais » (Les Inrocks) ne fait-il pas un Finlandais convaincant??

Les acteurs blancs n’ont plus leur place au cinéma. Ils ont assez volé de rôles de personnes racisé.e.s et il est temps qu’ils disparaissent des écrans. Le cinéma blantriarcal a trop whitewashé les personnages noirs mythiques, tels que Cléopâtre VII Philopator, ou encore Beethoven, honteusement incarné par Gary Oldman dans Ludwig van B. Il est maintenant impératif de faire disparaître ces substrats d’une époque néfaste qui invisibilisait autant les femmes que les personnes racisé.e.s. [...]

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