
Société


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Etes-vous plus catholique que lui ? On pourrait légitimement se poser la question, lorsque Jean-Luc Mélenchon en personne, toujours embusqué là où on ne l’attend pas, s’offusque sans prévenir de la Cérémonie des JO, et de sa représentation queer de la Cène qui aurait choqué les chrétiens du monde entier. A peu près au même moment, l’abbé Denis Puga tenait peu ou prou un discours similaire dans son homélie dominicale. Etrange section de l’espace-temps où le Lider massimo de LFI et le cureton de Saint Nicolas du Chardonnet semblent se donner la main au-dessus de la dépouille du christianisme.
Une dépouille ? Pas vraiment en fait. A l’heure où la mythologie LGBT et l’esthétique queer sont bel et bien devenus une religion d’état – après le passage en force de la consternante Drag Race sur le service public, cette cérémonie d’ouverture des JO « gay as fuck » en aura été la démonstration terminale – , le christianisme en retour n’a peut-être jamais été aussi dissident dans ses images – jusque dans ses récupérations.…

On a dormi sur la Cérémonie d’ouverture des JO de Paris 2024. Pas pendant (on préparait des biscuits en même temps), sur. La consternation relative à l’instant t – quand même étiré sur 4 heures – s’est adoucie à la revoyure de plusieurs séquences au matin (et oui, on ne recule devant rien). C’était à bien y réfléchir, et toutes proportions gardées, un spectacle honorable dans le genre kermesse inclusive « venez comme vous êtes », quoiqu’un peu trop dilué (et pas que par la pluie). L’exercice était difficile, avec plein de figures imposées. Beaucoup de libres ont péché, mais globalement, le directeur artistique Thomas Jolly a réussi à en mettre plein la vue, surtout à ceux qui l’ont courte.
Évacuons d’emblée, les extases wawa de la gauche culturelle et les cris d’orfraies de la droite outrée, la cérémonie n’était ni transcendante, ni sataniste. C’était tout simplement la parfaite illustration du goût petit-bourgeois de l’Empire occidental – ou plutôt d’une de ses dépendances jadis glorieuse – dans ce qui est probablement sa phase terminale (qui peut durer ad vitam, ceci dit).…

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Comment en êtes-vous venue à l’écriture de ce livre ?
Mère d’une petite-fille de 2 ans, j’ai personnellement fait l’expérience de toutes les difficultés que l’on rencontre lorsque l’on est enceinte en France, notamment le fait de devoir continuer à travailler pendant ma grossesse. C’est une source de stress majeure, qui a été prouvée durant le Covid-19 avec une baisse non négligeable du taux de prématurés – ce qui n’a évidemment pas été relevé car cela remettrait en cause le dogme féministe, qui veut placer les hommes et les femmes à égalité au travail. J’ai également fait l’expérience de l’accouchement dans la maternité française, qui est en train de péricliter. Ces expériences m’ont donc permis de réaliser à quel point la société française n’était pas accueillante envers les femmes enceintes et la maternité plus généralement. D’autre part, j’ai moi-même connu le phénomène de « planification d’un enfant », et toute la pression que cela implique par la suite.…

Que l’activisme pubescent de nos « écologistes radicaux » se traduise désormais par une attaque en règle d’œuvres d’art patrimoniales, comme on l’a vu encore le week-end dernier au musée d’Orsay, constitue non seulement une terrible parodie de notre modernité mais montre également, si besoin était, l’incontinence totale de ce qu’est devenu le politique.
Lire aussi : Wandrille de Guerpel – Emmanuel Rechberg : Le coût du suicide français
Si le militantisme, depuis l’avènement des grands centres urbains, s’est toujours organisé comme une revanche du politique (le collectif et le fait social) contre la politique (l’ensemble des pratiques administratives phagocytées par une élite bureaucratique) et se pense comme un renversement des rapports de domination, il s’agit d’un renversement systématiquement simulé, consciemment ou non, afin de faire spectacle, le show perpétuel étant le principe au cœur de nos post-démocraties télévisuelles.
Le spectacle perpétuel
En cela, comme l’avait analysé Guy Debord, le terrorisme moderne constitue un impensé naturel de la politique et tout attentat est forcément et directement le produit de l’État contre lequel il se dresse.…

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