
Il semble que l’on n’ait pas absolument compris ce que « Je suis Mila » et ce que « Je suis Charlie » signifiaient ou, à tout le moins, devraient signifier. D’aucuns prennent cela pour une marque d’adhésion, pour un blanc-seing accordé à Mila ou à Charlie Hebdo et, du coup, ne se retrouvant ni dans une gamine religiophobe ni dans un journal volontiers ordurier, pas toujours de très bon goût, quoique parmi les plus courageux en France, croient bon de pinailler sous la formule mille fois rebattue du « Je condamne les violences mais je ne suis pas Charlie, Mila, qui vous voudrez, blablabla. » Certes, le registre du slogan n’implique pas la nuance et on pourrait craindre que derrière la solidarité légitime avec ceux que l’on assassine ou que l’on menace d’assassiner après les avoir violés, il faille accepter tout un système idéologique dont on peut juger à bon droit qu’il nous a menés aux portes du chaos. [...]








