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Père Amar : « Dans la souffrance, je peux faire l’expérience d’une joie très profonde »
Le Père Amar est prêtre catholique du diocèse de Versailles et cofondateur du Padreblog. L’an passé, une grave maladie l’a longuement immobilisé et l’a fait beaucoup souffrir, l’obligeant à interrompre totalement son ministère. Il livre de cette expérience un témoignage saisissant dans Hors service (Artège, 2019) où se mêlent humour, simplicité et foi profonde. Lorsque vous êtes hospitalisé d’urgence, vous découvrez l’irruption du mal au plus intime de vous-même. Quelle a été votre réaction ? Jusque-là, je n’avais jamais vraiment souffert physiquement, je ne connaissais la souffrance que de façon conceptuelle et surtout extérieure quand j’allais par exemple visiter des malades en tant que prêtre. J’ai dû attendre 45 ans pour comprendre qu’il y a deux façons d’appréhender la souffrance : il y a ceux qui en parlent et ceux qui en vivent. Je l’ai vécue dans ma chair à trois niveaux : en tant qu’homme qui n’aime pas souffrir et se pose les mêmes questions que tout le monde, en tant que chrétien qui aspire à cette aventure spirituelle faite d’union au Christ par l’offrande de sa croix, et en tant que prêtre qui fait don de lui-même dans l’abandon du malade. Au jour de leur ordination, les prêtres sont allongés pour signifier l’offrande libre et amoureuse de leur vie. Et j’ai comme l’impression que Dieu m’a vraiment pris au mot.
Pour un numérique clausus
Le fantasme de l’homme transcendé par la machine est déjà ancien : pourtant la technique parvenue à son stade contemporain n’aide plus l’homme à se dépasser lui-même, mais plutôt à se débarrasser de lui-même. [...] Retrouvez cet article dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
Grenoble : laboratoire de catastrophe générale
Cité modèle de l’ensauvagement qui vient, la capitale du Dauphiné allie dysharmonieusement la racaille aux cadres sups qui se croisent sans se côtoyer. Pendant que le peuple paie et souffre. Voyage en sauvagerie. [...] Retrouvez cet article dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
Crèche vivante de Toulouse : manifestation spontanée d’antichristianisme primaire
Hier après-midi, samedi 14 décembre, se déroulait sur la place Saint-Grégoire de Toulouse la crèche vivante organisée comme chaque année depuis 2013 par l’association locale « Vivre Noël autrement ». Selon l’antique principe de la crèche vivante, les participants, dont de nombreux enfants, se déguisent en personnages de la Nativité, chantent des hymnes chrétiennes et offrent aux passants des images pieuses. Rien que de classique en douce France. Cette manifestation en côtoie d’ailleurs d’autres dénuées de symbolique chrétienne, comme le marché de Noël, ou l’érection du grand sapin, dans le centre-ville de Toulouse. Mais en milieu d’après-midi une manifestation de Gilets jaunes a débordé vers le centre. Les forces de l’ordre ont changé alors la place Saint-Grégoire en souricière, bloquant des manifestants agressifs à proximité de la crèche. Débordé, le service d’ordre réduit de celle-ci a dû extraire pas moins de 50 enfants terrorisés et les confiner dans une cour d’immeuble avoisinante [...]
Entreprise : vive la dictariat du prolétature !
Camarades, le libéralisme économique c'est le communisme du XXIe siècle. En théorie, ça marche. En pratique c'est un enfer. Oui ! Même le plus demeuré des LRépublicains aura compris que prôner la « concurrence mondiale libre et non faussée », pour un Français c'est réclamer pour soi-même un destin de canard laqué auprès de tous les chinetoques de la terre ! Pourtant ce libéralisme, tout boiteux qu'il est, aura tout de même réussi, au mitan des années 80, à inventer une nouvelle mystique pour motiver ses esclaves : la culture d'entreprise. « Les valeurs de la boîte ». Mourir pour son pays les yeux dans les yeux d'un peloton d'exécution, défendre sa foi en allant au martyre, se sacrifier pour le communisme ou le fascisme, sauver sa princesse des flammes, ça c'était le bon vieux temps ! Maintenant l'ultra-héros occidental ce n'est plus Guillaume le Conquérant mais Xavier Niel le winner [...]
Joseph Thouvenel, syndicat du chrême
Un père « droit dans ses convictions », un ami « fidèle », un collègue « qui ne supporte pas l’injustice ». Ce sont les mots de ses proches. « Un défaut ? Peut-être fais-je trop de choses à la fois ! » selon ses mots à lui. À 61 ans, Joseph Thouvenel a été – est parfois encore – syndicaliste, juriste, membre du CESE, militaire. Un vrai cumul de mandats. Mais son monde, c’est d’abord le syndicalisme : président de l’antenne parisienne de la CFTC, c’est un petit patron proche de ses équipes à l’allure plus détendue que les dirigeants du CAC 40 qu’il rencontre. Il nous reçoit le jour même où nous l’avons appelé, dans un bureau plutôt rustique. Il est vêtu d’un jean, d’un pull et chaussé de discrètes lunettes rondes. [...] Retrouvez cet article dans le dernier numéro de L'Incorrect et en libre accès pour les abonnés.
Elias d’Imzalène : « J’en appelle à l’élaboration d’une théologie de la résistance au pouvoir du pays »
Elias d’Imzalène est l’un des hommes à l’origine des manifestations contre la présence d’Éric Zemmour à l’antenne de CNews. Se présentant comme le fondateur d’Islam et Info, il déclare aussi n’avoir aucune fonction religieuse, mais assume être un militant musulman et conseiller de personnalités politiques, parmi lesquelles des maires et des conseils départementaux. Curieux d’aller à la source, nous avons voulu estimer l’état des forces au sein de la communauté musulmane vivant en France. Sans filtre, son propos ne fait pas mystère de ses convictions : pour lui, l’islamophobie n’est rien d’autre que tout ce qui « entrave le développement de la communauté musulmane ». Un programme qui a, au moins, le mérite de la clarté et de la franchise. Un programme qui appelle à l’installation permanente d’une communauté musulmane organisée et séparée, refusant l’assimilation à la communauté nationale majoritaire française d’origine européenne. La classe politique en a-t-elle bien conscience ? Voilà peut-être de quoi la déciller. [...] Retrouvez cet entretien dans le dernier numéro de L'Incorrect et en libre accès pour les abonnés.

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