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Antoine Gallon : « Nos opposants ont complètement hystérisé le débat »

L’affaire Pilarski a fait beaucoup de bruit. Après la mort de la jeune femme enceinte, beaucoup se sont empressés d’accuser les chiens d’une chasse à courre qui avait lieu dans la même forêt. Une aubaine pour tous les anti-chasses. Mais l’enquête a finalement révélé la responsabilité de Curtis, le chien de Christophe Ellul, compagnon d’Elisa Pilarski. Antoine Gallon, représentant de la société de vènerie, revient sur ces évènements et nous explique pourquoi la chasse à courre est-elle injustement attaquée. Entretien.

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© DR

Que s’est-il passé le 16 novembre 2019, en forêt de Retz ?

Il y a eu deux évènements concomitants, dont l'un était tragique. Une jeune femme qui promenait le chien de son compagnon, chien d'une race interdite en France, de surcroît soumis à un type d'entraînement également interdit en France, et importé illégalement. Cette femme promenait seule ce chien, visiblement sans muselière. Un animal dangereux qui est devenu fou et l'a tuée. Simultanément, dans cette même forêt de Retz, il y avait comme chaque samedi une chasse à courre qui se tenait. C'était l'équipage du Rallye la Passion, qui chasse le chevreuil. 

Très vite, le propriétaire du chien Curtis a dit qu'il avait croisé un équipage de chasse à courre. Puis, il a même expliqué avoir vu les chiens sortir du ventre de sa femme. Tout au long de cette affaire, j'ai voulu considérer que cet homme, dans l'état où il a pu découvrir le corps de sa femme, a pu être complètement choqué et tout confondre. Peut-être aussi a-t-il voulu sauver sa peau. Oui il y avait une chasse à courre dans la même forêt. Mais non elle n'est pas responsable. On n'a découvert aucune trace d'ADN de nos chiens sur le corps d'Elisa et aucune trace d'Elisa sur nos chiens. En revanche, il y avait bien des traces de Curtis sur elle et de son ADN sur Curtis. Voilà pour les faits.

Certains se sont alors emparés de l’affaire par idéologie…

La suite concerne la folie idéologique qui s'est mise en œuvre. C’est la fondation Brigitte Bardot qui a lancé la machine. Bardot a écrit le lendemain à Elisabeth Borne, ministre à l'époque de la Transition écologique. Elle lui expliquait sans une once de doute que la chasse à courre était responsable de la mort de cette jeune femme et de son bébé. Elle l'a clairement dit. Rémi Gaillard, qui est une espèce d'influenceur des réseaux sociaux, a lui-même fait des attaques, en tutoyant le président de la République : « Jusqu'à quand tu défendras tes copains qui viennent de tuer une femme ? ». Ce sont les deux seuls qui ont été très clairs. Tous les autres ont été extrêmement allusifs. C'est intelligent car on ne peut pas les attaquer en diffamation. On pourra attaquer Bardot. Mais les autres, à l'image d'Hugo Clément ou du leader des anti-chasse de Picardie ont été plus malins. Toute cette affaire a provoqué sur Facebook et les réseaux sociaux un hallucinant déluge de haine. Cette haine a touché les meneurs, bien sûr, mais aussi l'avocate de Chritophe Ellul, le maître du chien. Cette affaire a enflammé la toile ! [...]

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