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Un professeur italien avait prophétisé l’incendie de Notre-Dame de Paris
L’incendie de Notre-Dame de Paris était-il prévisible ? Oui, à en juger par le rapport sur la « cathédrale durable » rendu par le professeur de mécanique de l’université de Versailles Paolo Vannucci en 2016. L’homme a fait grand bruit dans la presse italienne mais n’a pas suscité l’intérêt de la presse hexagonale. Explications. Professeur et chercheur au CNRS, l’Italien Paolo Vannucci a publié une étude intitulée « Cathédrale durable » qui aurait dû être prise en compte par le ministère de la Culture. Las, ses conclusions ont été totalement ignorées. Que disait-il dans ce rapport ? D’abord que l’unique système anti-incendie de la cathédrale parisienne était extrêmement « rudimentaire » compte tenu de la fragilité des lieux, où d’importantes concessions à la modernité avaient été faites alors que certains des bois de la charpente dataient de l’époque de Charlemagne. Pour Paolo Vannucci, la forte concentration de poussières couplée à la présence d’électricité présentait un risque majeur d’incendie trop négligé.
Notre-Dame : un rappel pour ne pas reculer face aux mémoricides
Il serait parfois « vulgaire » de polémiquer, voire de dire ce qui est. Nous conviendrons en effet qu’il y a un temps pour le recueillement et un temps pour dénoncer. Mais faut-il pour cela passer sous silence la vérité quand elle nous saute aux visages ? Ne soyons pas lâches : ils ont été nombreux à se réjouir bruyamment ou silencieusement de l’incendie de Notre-Dame, à en rire ou à y voir l’intervention dune forme de justice divine.
Kristian Niemietz : ces régimes sans fin
Stalinisme, maoïsme, castrisme, hoxhaïsme… Kristian Niemietz constate la faillite du socialisme mis en pratique dans une cinquantaine de pays, sous toutes les latitudes, qui conduisit invariablement à la catastrophe. Malgré la brutalité des régimes, les millions de morts, les famines et fiascos économiques, la foi dans le socialisme demeure. L’utopie marxiste n’a rien perdu de son lustre. L’économiste Niemietz nous explique pourquoi dans « Socialisme, la mauvaise idée qui ne meurt jamais » (Socialism: The Failed Idea That Never Dies). Dans cet essai percutant, il rappelle aussi les déclarations des politiciens, journalistes, universitaires, nos humanistes occidentaux qui s’enthousiasment pour les dictateurs. Pourquoi vous être penché sur ce sujet et pourquoi maintenant ? Le socialisme revient en force. Il y a dix ans, l’anti-capitalisme était déjà une idée répandue mais on parlait de réformer le système, pas de le supprimer. Les choses changent. Au Royaume-Uni, des médias d’extrême gauche comme The Canary, Evolve Politics, Novara media suscitent un culte sur internet. La gauche domine les réseaux sociaux. Les vieilles idées de gauche radicale inondent aussi l’Amérique – voyez Bernie Sanders, Alexandra OcasioCortez, le magazine The Jacobin. Le New York Times publie désormais des articles qui font l’apologie du socialisme. Pour faire court, le socialisme est à la mode, sous la forme d’une théorie utopique déniant toute confrontation avec la réalité. Vous avez modélisé le cheminement intellectuel des thuriféraires des régimes socialistes depuis les années 30. L’argumentaire type tient en trois étapes. es régimes rencontrent toujours quelque succès à leurs débuts. Les intellectuels de gauche louent alors les vertus d’un monde nouveau. C’est la phase 1, la lune de miel. Mais les succès initiaux ne durent pas. Quand l’économie s’effondre, vient la phase 2, celle des excuses et des « oui mais », qui consiste à dédouaner le système. On attribue les désastres aux ennemis intérieurs ou extérieurs. Le régime n’est pas en cause, c’est l’embargo américain, la chute des prix du pétrole etc. On relativise. Dans le cas de Cuba, on vous dira : Castro, c’est toujours mieux que Batista, façon de détourner l’attention des failles du système en le comparant au pire régime possible. Arrive un moment où ces prétextes ne tiennent plus. L’échec est patent. Alors les Occidentaux observent une période de silence qui les mène à la phase 3 intitulée « ça n’a rien à voir avec le socialisme ». Le reniement devient alors [...] Suite dans le dernier numéro et en ligne dans le dernier L'Incorrect.
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Kristian Niemietz : ces régimes sans fin
Stalinisme, maoïsme, castrisme, hoxhaïsme… Kristian Niemietz constate la faillite du socialisme mis en pratique dans une cinquantaine de pays, sous toutes les latitudes, qui conduisit invariablement à la catastrophe. Malgré la brutalité des régimes, les millions de morts, les famines et fiascos économiques, la foi dans le socialisme demeure. L’utopie marxiste n’a rien perdu de son lustre. L’économiste Niemietz nous explique pourquoi dans « Socialisme, la mauvaise idée qui ne meurt jamais » (Socialism: The Failed Idea That Never Dies). Dans cet essai percutant, il rappelle aussi les déclarations des politiciens, journalistes, universitaires, nos humanistes occidentaux qui s’enthousiasment pour les dictateurs. Pourquoi vous être penché sur ce sujet et pourquoi maintenant ? Le socialisme revient en force. Il y a dix ans, l’anti-capitalisme était déjà une idée répandue mais on parlait de réformer le système, pas de le supprimer. Les choses changent. Au Royaume-Uni, des médias d’extrême gauche comme The Canary, Evolve Politics, Novara media suscitent un culte sur internet. La gauche domine les réseaux sociaux. Les vieilles idées de gauche radicale inondent aussi l’Amérique – voyez Bernie Sanders, Alexandra OcasioCortez, le magazine The Jacobin. Le New York Times publie désormais des articles qui font l’apologie du socialisme. Pour faire court, le socialisme est à la mode, sous la forme d’une théorie utopique déniant toute confrontation avec la réalité. Vous avez modélisé le cheminement intellectuel des thuriféraires des régimes socialistes depuis les années 30. L’argumentaire type tient en trois étapes. es régimes rencontrent toujours quelque succès à leurs débuts. Les intellectuels de gauche louent alors les vertus d’un monde nouveau. C’est la phase 1, la lune de miel. Mais les succès initiaux ne durent pas. Quand l’économie s’effondre, vient la phase 2, celle des excuses et des « oui mais », qui consiste à dédouaner le système. On attribue les désastres aux ennemis intérieurs ou extérieurs. Le régime n’est pas en cause, c’est l’embargo américain, la chute des prix du pétrole etc. On relativise. Dans le cas de Cuba, on vous dira : Castro, c’est toujours mieux que Batista, façon de détourner l’attention des failles du système en le comparant au pire régime possible. Arrive un moment où ces prétextes ne tiennent plus. L’échec est patent. Alors les Occidentaux observent une période de silence qui les mène à la phase 3 intitulée « ça n’a rien à voir avec le socialisme ». Le reniement devient alors [...] Suite dans le dernier numéro et en ligne dans le dernier L'Incorrect.
Jean-Yves Le Gallou : 14 millions d’extra-européens
Pendant 40 ans, Jean-Yves Le Gallou, ancien haut fonctionnaire au ministère de l’Intérieur, a accumulé les données sur l’immigration. Le président de la Fondation Polémia en a tiré une somme qui fait référence, Immigration : la catastrophe. Que faire ? (Via Romana) Pour lui, le Grand remplacement, c’est un fait. Et une catastrophe. On parle de Grand Remplacement, c’est-à-dire de modification de la composition ethnique de la population française, mais par rapport à quoi? À ce qu’elle était il y a trente ans, un siècle, un millénaire ? On parle d’un bouleversement qui, du fait des migrations extra-européennes, affecte depuis quelques décennies une population qui était restée stable depuis 5 000 ou 6 000 ans! Car depuis le début de l’indo-européisation, il n’y a pas eu de changement significatif de la population française. Les Grandes Invasions – que les Allemands appellent Völkerwanderung (« la promenade des peuples ») – n’ont modifié la population française qu’à hauteur de quelques pour cent et cela sur plusieurs siècles – et encore ne s’était-il agi que d’apports européens à une souche européenne. Quant aux invasions arabo-musulmanes, malgré quelques postes de razzias sur la côte méditerranéenne, elles n’ont touché en rien la substance de la population française. À partir des années 1850, les migrations à destination de la France sont là encore des migrations intra-européennes (italiennes, belges ou polonaises), qui vont d’ailleurs s’assimiler en une ou deux générations. Le même phénomène se reproduit avec l’arrivée dans les années 1950 et 1960 d’immigrants espagnols ou portugais. Aussi peut-on affirmer que jusque dans les années 1960, la substance de la population française est restée identique à ce qu’elle était cinq à six millénaires auparavant. C’est ensuite que l’on a commencé à assister à un changement progressif de la nature de l’immigration, à la fois quantitatif, parce que le nombre des entrées ne cesse d’augmenter, et qualitatif, parce que cette immigration vient d’aires civilisationnelles différentes. C'est ce [...] Suite à lire dans le dernier L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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Laurent Dandrieu, Pierre Jova : 2 chrétiens, 1 Europe, et 1.2 milliard d’Africains
L’ouvrage du premier est un essai, celui du second une galerie de portraits. Ces livres ne sont pas symétriques dans la forme, mais leurs auteurs portent chacun la voix d’un camp dans un débat qui fracture les chrétiens d’Europe. Tous deux sont peinés de voir assis côte à côte sur les mêmes bancs de communion ceux qui s’invectivent sur internet. Tous deux ont des positions tranchées. Mais tous deux sont convaincus de la nécessité de trouver un consensus pour préserver la précieuse unité des chrétiens en ce début de millénaire. Ils ont accepté de débattre fraternellement en terrain neutre. Laurent Dandrieu, vous proposez une approche très globale du phénomène, Pierre Jova une approche au plus près des personnes. Ces échelles traduisent une dualité : le chrétien doit assistance immédiate à son prochain, mais la sauvegarde de la cité nécessite une politique ferme avec le nombre. Comment arbitrer entre ces deux dimensions ? Laurent Dandrieu : Il n’y aura pas de débat entre nous sur ce que doivent faire les chrétiens pour que les immigrés qui se trouvent sur notre sol y vivent dans la dignité. La difficulté est de ne pas instrumentaliser cette nécessaire charité et la dimension humaine des migrants, pour neutraliser toute réflexion politique sur les effets de masse. Bien que votre livre, Pierre Jova, ne soit pas contradictoire avec le mien, il m’a malgré tout renvoyé en partie au malaise que j’éprouve : à travers les personnes à qui vous donnez la parole et à certaines tournures, on perçoit qu’il y aurait une position qui serait légitime et l’autre moins; une position qui serait le bien et l’autre le mal. J’en prends pour preuve le bandeau de ce livre : « accueillir ou rejeter ». Si le débat est posé comme ça, la messe est dite. P.J. : Cette idolâtrie de la bonne conscience est très nuisible au débat. Dire à ceux qui ont des objections vis-à-vis de l’accueil des migrants qu’ils sont racistes, égoïstes, que leurs peurs sont infondées, et qu’ils doivent faire toute la place aux nouveaux venus est non seulement faux, mais aussi criminel parce qu’il radicalise. Ceux qui refusent l’accueil inconditionnel ne sont pas de moins bons chrétiens que les autres. Le débat ne se situe pas là. Dans mon livre je rends hommage à ces personnes qui témoignent de la charité par leurs actes, mais j’ai tenu à donner aussi la parole à ceux qui portent la contradiction. Je pense à cette mère de famille engagée au Front national à Dunkerque. J’ai donné la parole à un gendarme qui vit la déferlante migratoire en Alsace. J’ai voulu donner la parole à un maximum de sensibilités. Là où je trace une limite, c’est quand certains se parent des symboles du christianisme, pour faire avancer une vision de l’homme qui s’oppose à notre foi chrétienne. Je ne vous mets pas dedans, Laurent Dandrieu : je pense plutôt à des personnes qui voient dans l’anthropologie chrétienne un facteur de faiblesse qui fera la ruine de l’Europe. Cette vision de l’homme séduit paradoxalement une partie de la jeunesse chrétienne qui ne se retrouve plus dans les discours de l’Église. Suite du débat à lire dans le
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Je soutiens Hugo !
Au pays des polémiques insupportables, il en est qui parfois nous révoltent plus que d’autres. La cabale qu’a subie le collégien Hugo pour un tweet humoristique montrant une photo de La Mecque est ainsi proprement surréaliste, du moins pour les quelques rares naïfs qui n’ont pas encore pris conscience de l’état de délabrement dans lequel se trouve la France. #JesoutiensHugo doit être un mot d’ordre général, car ces attaques ne sont pas le fait d’une minorité réduite mais bien d’une frange importante de la jeunesse qui pourrait composer demain le gros de la population française. Collégien, Hugo est âgé de quinze ans à peine. Un adolescent, presque un enfant. Dans la mâtinée du samedi 14 avril, il a publié un message sur twitter se moquant très innocemment de la Kaaba de La Mecque, principal lieu saint de la religion islamique. « Ptdr y’a du monde à InZeBoite », écrivait Hugo en faisant référence à un jeu télévisé de la chaîne pour enfants Gulli. La blague a eu beaucoup de succès, provoquant plusieurs milliers de retweets … mais aussi un florilège de commentaires haineux, de menaces de mort, d’injures, et même la révélation du collège où étudie Hugo. Le jeune homme a rapidement réagi : « Pour toutes les personnes qui ont vu mon tweet, excusez-moi je ne savais pas que ça allait prendre autant d’ampleur. Encore désolé, laissez moi en vie ».

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