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Kristian Niemietz : ces régimes sans fin

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© Jeanne de Guillebon pour L'Incorrect
Stalinisme, maoïsme, castrisme, hoxhaïsme… Kristian Niemietz constate la faillite du socialisme mis en pratique dans une cinquantaine de pays, sous toutes les latitudes, qui conduisit invariablement à la catastrophe. Malgré la brutalité des régimes, les millions de morts, les famines et fiascos économiques, la foi dans le socialisme demeure. L’utopie marxiste n’a rien perdu de son lustre. L’économiste Niemietz nous explique pourquoi dans « Socialisme, la mauvaise idée qui ne meurt jamais » (Socialism: The Failed Idea That Never Dies). Dans cet essai percutant, il rappelle aussi les déclarations des politiciens, journalistes, universitaires, nos humanistes occidentaux qui s’enthousiasment pour les dictateurs. Pourquoi vous être penché sur ce sujet et pourquoi maintenant ? Le socialisme revient en force. Il y a dix ans, l’anti-capitalisme était déjà une idée répandue mais on parlait de réformer le système, pas de le supprimer. Les choses changent. Au Royaume-Uni, des médias d’extrême gauche comme The Canary, Evolve Politics, Novara media suscitent un culte sur internet. La gauche domine les réseaux sociaux. Les vieilles idées de gauche radicale inondent aussi l’Amérique – voyez Bernie Sanders, Alexandra OcasioCortez, le magazine The Jacobin. Le New York Times publie désormais des articles qui font l’apologie du socialisme. Pour faire court, le socialisme est à la mode, sous la forme d’une théorie utopique déniant toute confrontation avec la réalité. Vous avez modélisé le cheminement intellectuel des thuriféraires des régimes socialistes depuis les années 30. L’argumentaire type tient en trois étapes. es régimes rencontrent toujours quelque succès à leurs débuts. Les intellectuels de gauche louent alors les vertus d’un monde nouveau. C’est la phase 1, la lune de miel. Mais les succès initiaux ne durent pas. Quand l’économie s’effondre, vient la phase 2, celle des excuses et des « oui mais », qui consiste à dédouaner le système. On attribue les désastres aux ennemis intérieurs ou extérieurs. Le régime n’est pas en cause, c’est l’embargo américain, la chute des prix du pétrole etc. On relativise. Dans le cas de Cuba, on vous dira : Castro, c’est toujours mieux que Batista, façon de détourner l’attention des failles du système en le comparant au pire régime possible. Arrive un moment où ces prétextes ne tiennent plus. L’échec est patent. Alors les Occidentaux observent une période de silence qui les mène à la phase 3 intitulée « ça n’a rien à voir avec le socialisme ». Le reniement devient alors [...] Suite dans le dernier numéro et en ligne dans le dernier L'Incorrect.
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