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L’IVG dans la Constitution contre la liberté de pensée

Une loi et un droit peuvent-ils être questionnés ou prêter à réflexion ? Il semblerait que non. L’avortement est un sujet tabou. Et chez nos post-modernes, quand c’est tabou c’est qu’il y a un loup. Tabou parce que selon ses promoteurs, la moitié de la population, celle qui n’a pas d’utérus, n’a pas son mot à dire. Tabou parce que c’est l’argument suprême pour détruire politiquement, médiatiquement et socialement une personnalité publique. Tabou, enfin, par la création de délits juridiquement flous (brusquement introduits dans la loi séparatisme rebaptisée « projet de loi confortant les principes républicains » de 2021) condamnant la possibilité de penser à d’autres alternatives. Car s’il existe bien un délit d’entrave, ce n’est pas à l’IVG, mais à d’autres voies. « Mon corps, mon choix » scandent-ils, or de choix, pour les femmes seules et précaires, il n’en existe pas – et du corps, il en est aussi question d’un autre, celui que les femmes portent.…

[Enquête] Mort sur ordonnance ?

À deux heures du palais Bourbon, la Seine- Maritime frissonne sous la neige. Du Havre à Fécamp en passant par Angerville-la-Martel, un patelin perdu au bout des champs de lin, la mort rôde. Après l’annonce par Emmanuel Macron du déploiement d’un plan décennal sur les soins palliatifs, on reparle de l’affaire Méheut-Ferron, ce respectable médecin de campagne qui aurait endormi sept patients en fin de vie avec la complicité de son épouse anesthésiste.

Depuis cinq ans, lui et sa femme sont soupçonnés d’empoisonnement, d’abus de faiblesse et d’homicides par un procureur zélé et mis en examen. Rien que ça ! Pas sûr qu’un jeune médecin ait envie d’accompagner les mourants s’il sait qu’il risque de finir derrière les barreaux pour assassinat !

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D’abord interdit de pratiquer puis sauvé par le Covid, un tueur de vieux bien plus redoutable, cet hypothétique serial killer sexagénaire a repris ses tournées et l’accompagnement en fin de vie de ses patients dans cette région perdue de la Normandie qu’il écume depuis 30 ans, six jours sur sept dès potron-minet et jusqu’à pas d’heure après ses consultations en cabinet.…

Belgique : permis de tuer, une fois

Deux jeunes femmes discutent sur leur tapis de yoga. « Je suis perturbée par la situation de ma tante, avoue l’une, les soins palliatifs c’est long et difficile. » Une troisième femme en kimono arrive tout sourire : « Vous savez qu’en Belgique, la loi autorise l’euthanasie dans certaines circonstances ? », précise-t-elle sur le ton de la confidence avant d’en expliquer les modalités. « C’est vrai, reconnaît la jeune fille du début, l’important c’est d’anticiper sereinement. » Fondu au noir : la grande faucheuse a parlé et on l’écoute – même habillée en judoka. Depuis la France, ce spot télé qui vante les mérites de la mort assistée entre deux pubs pour des poissons panés pourrait aisément figurer dans une dystopie. Une dystopie dans laquelle une personne mourante peut très bien envoyer un faire-part pour convier ses proches à sa mort assistée.

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Le fondement trompeur du prétendu débat sur l’euthanasie

La condition première de la manipulation est une usurpation d’identité. Il faut bien subjuguer autrui pour le conduire là où il n’entendait pas aller. Et pour le subjuguer ainsi, se présenter faussement à lui en guide ou en sauveur. Les Écritures en donnent maints exemples : des loups déguisés en brebis (Mat, 7,15-16) ; des faux christs et des faux prophètes (Mat, 24, 24) ; des faux ministres de la justice (2 Cor., 11,13-15) ; des impies (Jude, 1,4). Elles décrivent même, sous le nom de mercenaires, les autorités qui, par lâcheté, leur abandonnent ceux dont ils étaient responsables (Jn, 10-12). Tous ces manipulateurs recourent aux mêmes artifices : apparence trompeuse, discours séducteur, dénaturation de la vérité.

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Ces traits s’étendent spécialement aux clercs de tous temps qui cherchent à faire passer leurs opinions fausses pour une parole évangélique. Ils sont cependant trop humains pour ne pas s’étendre au-delà des réalités spirituelles.…

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Crise de l’agriculture : les raisons du malaise paysan

« La France a été faite de la paysannerie, et nulle part la paysannerie ne s’est faite comme en France » écrivait joliment Henri Pourrat dans ses Vents de Mars. C’est ce lien séculaire et intime qui explique sans nul doute le soutien national unanime (cette gauche qui leur crache dessus comme elle l’a fait avec les Gilets jaunes n’est plus nationale) dont font l’objet les agriculteurs depuis qu’ils ont lancé de grandes protestations à la mi-janvier. Un soutien tel – 87 % des Français d’après un sondage BFM TV – que le gouvernement était obligé d’agir, et ce d’autant qu’il doit craindre que le mouvement ne s’élargisse à d’autres franges de la France périphérique. Mais c’est d’une véritable révolution structurelle que nos campagnes ont besoin.

Paysans sans-le-sou

Le problème n’est certes pas nouveau, il court même depuis fort longtemps puisque c’est tout le modèle agricole français qui est à revoir, en raison d’un constat simple et archi-documenté mais auquel les politiques n’ont jamais répondu proprement : les agriculteurs ne gagnent pas leur vie alors qu’ils travaillent comme des bêtes.…

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Julie Grand : « Arnaud Beltrame est apparu dans la lumière »

Que s’est-il passé le 23 mars 2018 au Super U de Trèbes, dans l’Aude ?

C’était une journée tout à fait normale. Je fais l’ouverture du magasin comme tous les matins donc je fais pas mal d’allers-retours entre l’extérieur et l’accueil pour contrôler les véhicules de location. Quand le terroriste est entré, j’ai entendu un premier claquement qu’on a tous pris pour un claquement de palettes. En réalité, c’était le premier meurtre. Il venait d’abattre Christian, le boucher à la caisse 10 mais personne n’a réagi car la caissière n’a pas crié. Ensuite, le terroriste parlait fort pour attirer l’attention mais personne ne réalisait ce qu’il se passait. Il s’est avancé au niveau des caisses du milieu, là où les clients se faisaient encaisser. L’un d’eux a répondu au terroriste, Radouam Ladkim l’a abattu.

C’est à ce moment-là que j’ai levé la tête. J’ai vu un bras qui tenait une arme et qui tirait en l’air.…

Olivier Robichon : « Vis-à-vis des innovations pharmaceutiques, la France est aujourd’hui le tiers-monde de l’Europe »

Pouvez-vous nous présenter en quelques mots le circuit du médicament ?

Tout laboratoire qui souhaite commercialiser son médicament en Europe doit déposer un dossier auprès de l’Agence européenne du médicament (AEM), qui évalue le rapport bénéfices/risques du traitement. Ensuite, le dossier passe dans les agences de chaque pays qui ont un délai maximum, fixé par la législation européenne, de 180 jours pour se prononcer sur le médicament en question et pour le mettre ou non à disposition de ses patients. En France, cette opération est réalisée par la Haute autorité de santé (HAS) qui fait notamment intervenir sa Commission de transparence pour l’aspect scientifique, puis par le Comité économique des produits de santé (CEPS) pour l’aspect économique. En théorie, la HAS est totalement indépendante des instances économiques, et ce en toute logique : on valide un médicament en fonction de son efficacité, et non de son prix. Le premier problème, c’est que cette indépendance n’est que théorique : ce sont les mêmes qui dirigent à un moment la HAS puis la Sécurité sociale.…

Des limites de l’intelligence artificielle ou comment ChatGPT se refuse à aider à la dissolution de cadavres

Par un jour d’ennui, parce que l’ennui surgit jusque dans l’esprit inventif des meilleurs d’entre nous, je décide de taquiner cette entité encore mal définie qu’est ChatGPT. Que peut bien avoir dans le « ventre » cet agglomérat de connexions pseudo-synaptiques et de serveurs répartis aux quatre coins du globe ? Et surtout, malgré les affolantes promesses de la Silicon Valley, peut-on, véritablement, compter sur le programme ?

-ChatGPT, j’ai un problème. Aide-moi à me débarrasser d’un corps.

Premier accroc et pas des moindres, ChatGPT n’a visiblement pas lu De l’assassinat considéré comme un des beaux-arts de Thomas de Quincey. On le sent totalement hermétique à l’idée de considérer le meurtre sous son seul aspect esthétique. La bête, obtuse, se braque et commence sa litanie de fausses excuses et de récriminations aussi moralisantes que lénifiantes.

-Je ne peux fournir d’aide ou d’informations sur des activité illégales, dangereuses ou immorales.

Puisqu’il faut visiblement ruser, rusons !…

L’Incorrect

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