


Comment en êtes-vous venue à l’écriture de ce livre ?
Mère d’une petite-fille de 2 ans, j’ai personnellement fait l’expérience de toutes les difficultés que l’on rencontre lorsque l’on est enceinte en France, notamment le fait de devoir continuer à travailler pendant ma grossesse. C’est une source de stress majeure, qui a été prouvée durant le Covid-19 avec une baisse non négligeable du taux de prématurés – ce qui n’a évidemment pas été relevé car cela remettrait en cause le dogme féministe, qui veut placer les hommes et les femmes à égalité au travail. J’ai également fait l’expérience de l’accouchement dans la maternité française, qui est en train de péricliter. Ces expériences m’ont donc permis de réaliser à quel point la société française n’était pas accueillante envers les femmes enceintes et la maternité plus généralement. D’autre part, j’ai moi-même connu le phénomène de « planification d’un enfant », et toute la pression que cela implique par la suite.…

Que l’activisme pubescent de nos « écologistes radicaux » se traduise désormais par une attaque en règle d’œuvres d’art patrimoniales, comme on l’a vu encore le week-end dernier au musée d’Orsay, constitue non seulement une terrible parodie de notre modernité mais montre également, si besoin était, l’incontinence totale de ce qu’est devenu le politique.
Lire aussi : Wandrille de Guerpel – Emmanuel Rechberg : Le coût du suicide français
Si le militantisme, depuis l’avènement des grands centres urbains, s’est toujours organisé comme une revanche du politique (le collectif et le fait social) contre la politique (l’ensemble des pratiques administratives phagocytées par une élite bureaucratique) et se pense comme un renversement des rapports de domination, il s’agit d’un renversement systématiquement simulé, consciemment ou non, afin de faire spectacle, le show perpétuel étant le principe au cœur de nos post-démocraties télévisuelles.
Le spectacle perpétuel
En cela, comme l’avait analysé Guy Debord, le terrorisme moderne constitue un impensé naturel de la politique et tout attentat est forcément et directement le produit de l’État contre lequel il se dresse.…

En ce début juin, les presque 12 000 élèves parisiens en classe de troisième dans le public ont renseigné leurs vœux de lycée sur la plateforme Affelnet (AFFectation des ÉLèves par le NET) et sont dans l’attente des résultats d’affectation. Avec la double volonté d’augmenter la mixité sociale et scolaire dans les lycées, la réforme Affelnet de 2021 comporte trois volets : l’évaluation des résultats scolaires de l’élève, l’introduction d’un bonus de points en fonction de l’indice de position sociale (IPS) du collège de l’élève et le « bonus secteur » calculé à partir de l’adresse d’habitation du collégien et celle du lycée demandé.
Lire aussi : Uniforme à l’école : l’éternel retour du débat
Et ces volets semblent présenter des lacunes manifestes eu égard à l’envergure de la tâche, comme l’a parfaitement démontré Marion Oury, maître de conférences en sciences économiques à Paris Dauphine, dans une note pour la Fondapol.…

Signe du destin, « l’ange de Diên Biên Phu », Geneviève de Galard, a rejoint ses compagnons d’armes et ses « chers blessés », quelques jours après le 70ème anniversaire de cette bataille dont elle fut une des héroïnes.
Issue d’une longue lignée d’officiers, elle reçut en héritage le sens des autres et l’amour de la France. Son aïeul, Hector de Galard n’a-t-il pas été le capitaine d’armes de Charles VII. Infirmière et convoyeuse de l’armée de l’Air, elle est affectée, à sa demande, en Indochine, en mai 1953, où elle opère des évacuations sanitaires par avion, notamment lors de la bataille de Diên Biên Phu où elle reste bloquée à partir du 28 mars 1954. Elle se porte alors volontaire pour servir comme infirmière dans l’hôpital de campagne du camp retranché pour devenir « l’ange de Diên Biên Phu ». Honorée comme un soldat au cœur de la bataille, elle fut décorée par le général de Castries et nommée légionnaire aux côtés de Bigeard reconnaissant ainsi son courage et sa force d’âme.…


Haïm Korsia : Que pensez- vous de ce qui se passe à Sciences Po ?
Michel Houellebecq : C’est navrant, mais en même temps, est-ce si important que des étudiants de cette école soit pro-palestiniens ? Cela ne représente pas grand monde. Et puis, qui croit réellement que Sciences Po forme des élites ? Ça forme quelques journalistes, tout au plus… En revanche, ça serait plus grave, beaucoup plus grave, si les banlieues étaient pro-palestiniennes. Parce que là, il y a plus de monde. Ce n’est pas le cas, en fait. Si vous regardez les manifestations – j’en ai vu beaucoup à la télévision et me suis même rendu à l’une d’elles – il y avait peu de jeunes des banlieues. Il n’y avait que des gauchistes. Le genre zadiste.
Pierre Vivarès : Le jeune de banlieue ne manifeste pas, mais sur les réseaux sociaux, il est très, très énervé quand même.…

« Je veux bien débattre mais s’ils sont d’accord avec moi et pour des raisons différentes. Ça sera bien plus intéressant. » Voilà, de mémoire, ce que me répondit Michel Houellebecq à une proposition de débat sur l’euthanasie. Il faisait presque chaud pour un mois de mars, ce qui est assez pratique depuis que madame Hidalgo nous a privés du chauffage des terrasses de bistros, et même nécessaire quand vous fumez encore malgré l’augmentation astronomique du prix du paquet de clopes. Un acte de résistance affirment même certains, mais ça c’est une autre histoire. Le serveur nous apportait notre deuxième bière, ou peut-être était-ce la troisième, je vous ai dit qu’il faisait chaud, et Michel Houellebecq terminait de me raconter sa première rencontre avec l’écrivain et académicien Jean Louis Curtis, malheureusement oublié (comme quoi même un immortel peut disparaitre, une bonne nouvelle pour Erik Orsenna) , qui pratiquait la haine du jeunisme à un niveau olympique : « Cher Jean-Louis, je vous présente Michel Houellebecq, un JEUNE poète très talentueux » annonça l’hôte.…
L’Incorrect
Retrouvez le magazine de ce mois ci en format
numérique ou papier selon votre préférence.

