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© Benjamin de Diesbach pour L'Incorrect
Houellebecq, Korsia et Vivarès : Sciences Po s’invite dans la conversation

Haïm Korsia : Que pensez- vous de ce qui se passe à Sciences Po ?

Michel Houellebecq : C’est navrant, mais en même temps, est-ce si important que des étudiants de cette école soit pro-palestiniens ? Cela ne représente pas grand monde. Et puis, qui croit réellement que Sciences Po forme des élites ? Ça forme quelques journalistes, tout au plus… En revanche, ça serait plus grave, beaucoup plus grave, si les banlieues étaient pro-palestiniennes. Parce que là, il y a plus de monde. Ce n’est pas le cas, en fait. Si vous regardez les manifestations – j’en ai vu beaucoup à la télévision et me suis même rendu à l’une d’elles – il y avait peu de jeunes des banlieues. Il n’y avait que des gauchistes. Le genre zadiste.

Pierre Vivarès : Le jeune de banlieue ne manifeste pas, mais sur les réseaux sociaux, il est très, très énervé quand même.…

Éditorial d’Arthur de Watrigant : C’est l’histoire d’un rabbin, d’un curé et de Michel Houellebecq

« Je veux bien débattre mais s’ils sont d’accord avec moi et pour des raisons différentes. Ça sera bien plus intéressant. » Voilà, de mémoire, ce que me répondit Michel Houellebecq à une proposition de débat sur l’euthanasie. Il faisait presque chaud pour un mois de mars, ce qui est assez pratique depuis que madame Hidalgo nous a privés du chauffage des terrasses de bistros, et même nécessaire quand vous fumez encore malgré l’augmentation astronomique du prix du paquet de clopes. Un acte de résistance affirment même certains, mais ça c’est une autre histoire. Le serveur nous apportait notre deuxième bière, ou peut-être était-ce la troisième, je vous ai dit qu’il faisait chaud, et Michel Houellebecq terminait de me raconter sa première rencontre avec l’écrivain et académicien Jean Louis Curtis, malheureusement oublié (comme quoi même un immortel peut disparaitre, une bonne nouvelle pour Erik Orsenna) , qui pratiquait la haine du jeunisme à un niveau olympique : « Cher Jean-Louis, je vous présente Michel Houellebecq, un JEUNE poète très talentueux » annonça l’hôte.…

© DR
9 mai 1457 av. JC : Megiddo, la mère de toutes les batailles

L’Égypte ancienne est une des sociétés les plus durables de l’histoire. Le dernier des rois d’Égypte, Ptolémée XV, le fils de Cléopâtre, est ainsi plus proche du présent que du premier pharaon. Cette civilisation qui court sur les trois mille ans avant notre ère a connu deux apogées, l’un lors de la période dite de l’Ancien Empire, au mitan du troisième millénaire, et une autre plus de mille ans plus tard, celle du Nouvel Empire, lors de la seconde moitié du deuxième millénaire. Cette ère a vu se dérouler la première bataille de l’histoire, c’est-à-dire la première bataille dont le récit nous soit parvenu.

On la date traditionnellement du 9 mai 1457 avant Jésus-Christ, l’éloignement dans le temps ne permettant pas un calcul précis. Le Nouvel Empire est établi depuis un siècle, à partir de la reprise du delta du Nil par les pharaons qui avaient auparavant été rejetés dans le sud de l’Égypte par une dynastie d’origine levantine, les Hyksôs.…

Éditorial d’Arthur de Watrigant : Titi ou Grosminet ?

Le rendez-vous était pris. L’Inco allait rencontrer Jordan Bardella. L’objectif était simple, savoir qui se cache derrière le cyborg. Le chouchou des sondages selon les uns, « la baudruche » selon BFM (qui parle de « fusée » quand il s’agit de Raphaël Glucksmann rhabillé pour une décennie en fin de magazine) semble inarrêtable. Faut reconnaître que l’homme présente bien. Malgré une poignée de main de collégien qui a sauté une classe et un corps trop grand pour s’asseoir sur un tabouret, Jordan Bardella, à vingt-huit ans, semble tout droit sorti d’une usine de production d’animal politique haut de gamme. L’œil vif et l’esprit agile, la tête de liste du Rassemblement national aux prochaines élections européennes saute d’un sujet à l’autre avec l’aisance d’une ballerine russe. Le philosophe qu’il n’a jamais compris, le premier émoi musical, le personnage historique qu’il aime détester mais aussi Israël, l’euthanasie, Marion Maréchal, les wokes ou encore l’Intelligence artificielle, l’homme répond à tout, sans trop hésiter.…

Qui se cache derrière le choix d’Aya Nakamura  ?

Le choix d’Aya Nakamura pour représenter la culture française, interprétant une chanson d’Edith Piaf lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques 2024, a fait couler beaucoup d’encre.

Beaucoup se sont demandés les raisons de ce choix : pour certains, la popularité, indéniable, de l’interprète de « Pookie », mais pour d’autres, les raisons seraient plus politiques.

L’Express avait en mars dernier évoqué une rumeur selon laquelle la chanteuse, qui a récemment triomphé aux Flammes Awards, les « récompenses musicales françaises décernées aux artistes français de la musique urbaine » (qui ont aussi vu l’inénarrable Assa Traoré être mise à l’honneur), aurait été suggérée par Emmanuel Macron lui-même, quelques jours après avoir été reçue, le 19 février, à l’Élysée.

Mais il est possible qu’une autre piste soit à explorer : celle de la femme du milliardaire Bernard Arnault, Hélène.

En effet, récemment, Aya Nakamura elle-même a fait bruisser les rumeurs, en publiant une story Instagram en présence d’Hélène-Mercier Arnault, et de Brigitte Macron, au Costes, très chic restaurant parisien.…

Sébastien Soulé : « Un chouf nous fait le reproche de venir pendant l’heure de la prière »

Pour un innocent et en plus pour un policier, aller en prison est évidemment un choc. Est-ce que ça a changé le regard que vous aviez sur les détenus ?

On ne se met pas tout d’un coup à compatir avec des braqueurs de bijouteries. En revanche, quand on le vit comme une injustice, on se dit forcément : « Je ne dois pas être le seul qui n’a rien à faire là. » Ce qui a changé, c’est surtout la connaissance de l’envers du décor.

L’envers du décor?

Il y a tellement de détresse, qu’on veut se raccrocher à tout et n’importe quoi. On a un besoin viscéral de parler à quelqu’un. C’est pour ça que mélanger les détenus entre petits et gros délinquants est une folie : le petit va forcément être magnétisé par le gros. Avant même le besoin de protection, on veut parler. Pareil pour le fanatisme religieux : quelqu’un de faible, et on l’est tous quand on arrive en prison, va s’imbiber de toute idéologie qui le rendra plus fort… ne serait-ce que pour se distraire !…

IVG : le Lundi Noir de l’homicide sacralisé

Dans un profond petit livre intitulé La dernière avant-garde (Cerf, 2023), Romaric Sangars évoque la foi que tant de nos contemporains, spécialement des élites, accordent au Progrès. Ce n’est pas une première. Cette foi, depuis le XIXe siècle, donne à croire aux foules qu’une chose est bonne à proportion qu’elle est nouvelle et que le déterminisme des« avancées » sociales, morales et techniques, les rapproche toujours infailliblement de leur Bonheur. Le développement inouï des sciences informatiques étend considérablement les ailes de cette illusion millénariste.

Cette idéologie a beau être ringarde en son scientisme, elle avance toujours dans l’histoire, selon la dynamique exponentielle qui lui est propre. Elle aveugle toujours plus les hommes à mesure qu’elle déshumanise leurs esprits et leurs regards, en les éloignant davantage de la lumière divine qui féconde l’ordre de la nature créée. Chemin faisant, même les sanglantes expériences rencontrées, générations après générations, ne leur servent de rien.…

« L’IVG est devenu à la fois un totem et un tabou. »

Comment avez-vous vécu la journée du 4 mars ?

Évidemment assez mal, mais je m’étais préparée à la chose. C’était une évidence que cette loi allait passer. C’est une nouvelle étape dans ce lent processus de dégringolade que la France a entamé. Mais si on prend de la hauteur, et que l’on met ça en rapport avec le plan de Dieu, il faut sûrement que les hommes et les femmes aillent jusqu’au bout de leur liberté pour éprouver son impasse. Le libre-arbitre est bien inscrit au cœur de l’homme, c’est même le sens de la prescription divine. Mais il y a des conséquences si on ne considère que la liberté, en faisant fi du reste. Donc on ira au bout des conséquences de ces lois mortifères. L’euthanasie évidemment va suivre. Car tous ces législateurs ne sont pas sur le terrain, ils sont dans l’idéologie, au mépris de ce qui se passe réellement.…

L’Incorrect

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