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Si Dieu est grand, alors tout est permis !
Depuis l’effondrement de la pratique catholique dans les années 1960, l’intelligentsia française pensait en avoir fini avec le « problème religieux ». La quête de sens a été abandonnée aux voyantes, le bienêtre aux psychiatres et l’espoir aux politiques. Mais avec le djihadisme terroriste, le fanatisme religieux est venu déstabiliser notre rationalisme sécularisé. La pensée religieuse « extrême » peut revêtir bien des formes. Toutes ces formes cependant ont un point commun : « leur cohérence presque inhumaine », comme le souligne Gérald Bronner, en relevant leur « rationalité mécanique, n’acceptant aucun compromis, appliquant jusqu’au terme de leur logique des prémisses que n’importe quel croyant pourrait admettre: veux-tu respecter la volonté divine? ». Lire aussi : Quitter l'islam Or, en religion comme en philosophie, tout est affaire de prémisses. Si celles-ci sont cruelles, si leurs partisans se plient à l’argument fallacieux d’une autorité divine écrasante ou malveillante, ils deviendront comme le fou de Chesterton qui a « tout perdu sauf la raison » et comme ces croyants névrosés et soumis à « un dieu pervers », tel que le dénonçait le théologien Maurice Bellet. Pourquoi devient-on terroriste ? Pour le sociologue, le partisan d’une doctrine extrémiste se reconnaît à trois caractéristiques: « Il défend inconditionnellement des idées faiblement transubjectives et [...] Suite dans le dernier L'incorrect et en ligne pour les abonnés.
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Essais 2018, le top/flop de L’Incorrect
Une année 2018 placée sous le signe de l’identité : qu’elle soit politique, anthropologique, ou culturelle. Une année durant laquelle chacun, quelque soit son camp, de gauche ou de droite, s’est employé à refonder, à définir une base, excepté  en ce qui concerne notre président, Emmanuel Macron, qui réformant à tout va à simplement fini par se faire « baser » comme le disent les jeunes que nous ne sommes plus. Aussi, afin de l’imiter et puisque la catastrophe est toujours certaine, voici ce qui nous fait office de base pour préparer 2019.
à bout de souffle
Les Gilets jaunes sont à l’image de l’époque, ce chaos postmoderne. Dans l’univers compassé des hipsters, des commerciaux en costumes serrés et des discours creux des Bisounours globalisés qui ont une calculette à la place du cerveau, leur apparition est salvatrice. Qui sont-ils d’ailleurs ces Gilets jaunes? Au départ, des usagers de la route en colère, agacés par cette technocratie Big Mother étouffante, cette mère trop aimante qui sait « ce qui est bon pour vous ». L’histoire retiendra d’ailleurs que ce n’est pas l’augmentation de la taxe sur l’essence qui aura déclenché le processus insurrectionnel des Gilets jaunes, depuis devenu un phénomène international, mais bien la baisse de la vitesse maximale autorisée sur les routes secondaires à 80 km/h. Erreur majeure des technos qui nous gouvernent, cette réforme fut l’ultime clou planté dans le cercueil d’un pouvoir trop longtemps sourd aux cris d’un peuple aussi oppressé qu’abandonné par l’État, [...] Suite dans le hors-série spécial gilets jaunes et en ligne pour les abonnés.
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Le rond de serviette est-il de droite ?
Il m’est revenu que d’aucuns contestaient mes conclusions. Je n’aurais pas fermement établi que le rond-point est de gauche ni définitivement prouvé que le marron d’Inde est de droite. Je voudrais prouver ici la fiabilité de ma méthode, la manière mathématique dont j’arrive à la vérité sur la dextérité des choses. Prenons le rond de serviette. Il suppose la serviette. Voilà un point qu’on ne me contestera pas. La serviette suppose le tissu, donc le lavage consécutif, donc la stabilité. On m’objectera qu’il existe des serviettes en papier: même les serviettes en papier intissé, qui mime l’épaisseur et le moelleux du tissu, sont jetables et ne se glissent pas dans des ronds de serviette, sinon eux-mêmes en carton léger, et jetables. Ce sont des ersatz de rond de serviette. Le rond de serviette suppose qu’on réutilise la serviette, et qu’on la réutilise au même endroit. Les [...] Suite à lire dans le numéro 15 de L'incorrect et en ligne pour les abonnés.
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De quoi Gilles et John sont-ils ?
Au-delà du calembour ressassé, Gilles et John sont peut-être les prénoms de ce peuple qui ne veut pas mourir, et qui ne désire pas tant avoir de quoi consommer que recouvrer une existence décente, digne, supérieure. Au début, Gilles et John se battaient pour avoir. Avoir de quoi finir le mois. Ne pas avoir à choisir entre une place de cinéma et une paire de crampons pour fiston, entre un plein d’essence et une prothèse dentaire, eux qui sont sans dents à 40 ans, sans Rolex à 50 ans, sans retraite à 65, et dont les enfants seront sans travail à 30 ans. Avoir de quoi vivre, acheter, consommer, posséder. Conformément aux injonctions qu’on leur serine depuis des décennies. Programme de géographie CM1 : consommer en France. De la bête au bifteack, les petits élèves apprennent que la France est une grande puissance agricole, que manger de la viande c’est mal, que les poids lourds ça pollue, et que les grandes surfaces c’est mi-bien pratique, mi-déshumanisant, qu’il faut privilégier les circuits courts, les produits non-transformés, les fruits et légumes BIO, et les « modes de déplacement doux ». Pas une fois on n’évoquera leurs pères, leurs oncles, leurs mères : agriculteurs, chauffeurs-routiers, agent de sécurité, ouvriers, hôtesses de caisse… Du concept, pas d’homme. De l’idée, pas de chair. Des programmes pour inspecteurs d’académie citadins. Bref, passons. Gilles et John savent qu’ils doivent consommer. Oui, mais comment ? Ils ont trouvé que cette histoire de taxe sur les carburants, c’était la goutte qui faisait déborder le réservoir, et inconsciemment, même après le moratoire (tel celui que le prophète Tariq – violeur présumé innocent – proposait sur la lapidation des femmes, dans ses prêches pacifiques), la suspension, la suppression, l’annulation… ils ont senti que, finalement, non, ce n’était pas la dernière goutte d’eau qui faisait déborder le vase, mais la première. Mon grand-père l’a toujours dit. (...) A lire en ligne pour les abonnés ou dans le dernier hors-série de L'Incorrect.
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Dandys débraillés
Le spectacle des rues nous réserve bien des surprises par l’éclectisme vestimentaire qu’il nous révèle : l’homogénéité, qui n’avait d’autre fondement que la reconnaissance de ses semblables laisse désormais la place aux mélanges bigarrés en un nouveau code social, où la fantaisie semble dominer la convention. Sans aucune référence à Cocteau qui revêtait volontairement un duffle-coat par dessus son smoking, nul ne s’étonne désormais de baskets chaussées sous un costume ni d’une nuisette portée par dessus un pantalon : tout devient possible, la règle étant le mélange improbable ne se basant, contrairement à l’auteur de L’Aigle à deux têtes, sur aucun référent culturel. Tout a commencé dans les années soixante-dix en donnant le coup d’envoi du rejet de la bourgeoisie : à l’uniforme costume-cravate s’est substitué celui du jean’s et du t-shirt. Suivant la marque de fabrique de certaines vedettes de variétés comme Gainsbourg, le débraillé, le pas coiffé, le mal rasé appuyé par l’ivrognerie, la facilité se substituant à [...] Suite à lire dans le dernier L'incorrect et en ligne pour les abonnés.
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Des revendications conservatrices
On essaie de les faire passer à la trappe, mais les quarante revendications portées globalement par les Gilets jaunes témoignent de la volonté d’un peuple de ne pas disparaître, et pour cela de rétablir un monde décent. Passage en revue du génie de ce peuple éminemment politique qu’on appelle les Français. Incohérentes » « inapplicables », « contradictoires »: la quarantaine de revendications envoyées le 29 novembre par les Gilets jaunes aux médias et aux députés n’ont pas beaucoup fait parler d’elles, quand elles se présentaient pourtant comme les « directives du peuple » que les députés devaient « transposer en loi » et « faire appliquer ». Volonté de ne pas voir l’éventuelle cohérence du mouvement et de le discréditer? Mais il faut peut-être savoir écouter pour comprendre, et se faire à l’idée que la cohérence d’une pensée ne résulte pas seulement de sa mise en forme selon ces plans que l’on apprend à rédiger à l’ENA. Que trouve-t-on dans ces propositions ? Suite dans le hors-série spécial gilets jaunes et en ligne pour les abonnés.
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Charles Millon « Ils ne supportent plus cette élite qui les traite de bouseux et de ploucs »
Ancien président de région pendant plus de dix ans, Charles Millon défend une tradition girondine selon laquelle les politiques doivent être élaborées et exercées au plus proche des gens qu’elles concernent. Quelles sont les causes de ce mouvement ? Au-delà des causes profondes qui ont été analysées avec pertinence par Christophe Guilluy et Jean-Pierre Le Goff, il y a une cause immédiate qui réside principalement dans l’attitude du président de la République et de son entourage par rapport aux Français. Leur arrogance, leur mépris, sont le ferment de la révolte. Les Français sont prêts à accepter des sacrifices, des remises en cause, mais refusent d’être méprisés. Ce qu’Emmanuel Macron n’a pas compris, c’est que pour gouverner son peuple il faut l’aimer, le respecter et l’écouter. Son attitude a provoqué sinon révélé une rupture très profonde, s’inscrivant dans la droite ligne de ce que disait Hilary Clinton lorsqu’elle parlait des « déplorables » américains. Les [...] Suite dans le hors-série spécial gilets jaunes de L'incorrect et en ligne pour les abonnés.
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