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« Les catholiques prennent conscience de la question sociale » Guillaume de Prémare
Dans l’hebdomadaire La Vie, une vingtaine de personnalités et d’intellectuels, responsables politiques, associatifs, et syndicaux, tous catholiques de diverses sensibilités, ont lancé un appel pour un nouveau catholicisme social. Entretien avec l’un des signataires, Guillaume de Prémare. Pourquoi avoir lancé cet appel, quels sont ces objectifs ? Nous sommes partis du constat commun qu’avec la crise des Gilets Jaunes, le système de financiarisation de l’économie depuis les années 1990 était en train de disloquer notre pays. La question sociale est induite par le phénomène de globalisation-mondialisation, qui est un élément structurant de l’Histoire contemporaine. Au XIXe siècle, la question sociale était principalement liée à la question ouvrière et le catholicisme social est né en réponse à cette question. Aujourd’hui, la question sociale est beaucoup plus large parce qu’elle touche l’ensemble des catégories sociales et le lien social en lui-même. C’est ce que nous appelons la nouvelle question sociale. Face à cette nouvelle question sociale, il faut un nouveau catholicisme social. Cela ne signifie pas qu’il faille une nouvelle doctrine sociale de l’Église, celle-ci demeure inchangée. Toutefois, c’est le moment de penser et élaborer de nouvelles pratiques sociales et politiques.
[RECENSION] : L’identité ou la mort, de Christian Vanneste
Dans un monde dont l’individualisme forcené est illusoire tant il engendre de comportements grégaires, le repli communautaire sert de refuge. Un repli communautaire mortifère pour la nation française, non seulement parce que, comme le dit l’auteur, Christian Vanneste, « la France n’est pas un puzzle », mais parce que ce puzzle inverse la notion même de peuple et de majorité. Chaque communauté, par essence très minoritaire, est forcément majoritaire chez elle. Et, au nom de ce constat, on en arrive à laisser imposer au peuple de France les caprices de chacune de ses minorités. La race est portée au pinacle, par ceux-là mêmes qui entendent faire interdire l’usage du mot, la religion est brandie comme identité par ceux qui nient celle de la France, sans parler des comportements privés des uns et des autres dans quelque domaine que ce soit.
La petite goutte
Tout fout le camp ici-bas : dans la course aux liqueurs et aux alcools, voilà que la France consomme davantage de whisky que l’Angleterre et les Anglais boivent davantage de cognac que nous. Ainsi notre beau terroir sert à étancher la soif d’outre-Manche. Heureusement, Ricard se rattrape en possédant un grand nombre de distilleries écossaises. Curieuse mode qui consiste à consommer des alcools aussi forts en apéritif et non pas en digestif. Le palais est anesthésié pour apprécier la subtilité des mets et prendre une boisson aussi forte à jeûn met rapidement du vent dans les voiles. Cognac et armagnac en revanche n’ont pas réussi à s’imposer à l’apéritif, d’où leur baisse de consommation, car on ne prend plus guère de digestif depuis qu’il est interdit de rouler gris. Pourtant, un cognac VS a toute sa place à l’apéritif. Agrémenté d’eau de Seltz ou de tonic, cela fait une délicieuse fine à l’eau qui ouvre l’appétit sans mettre un coup dans l’aile. Pour ceux qui veulent des saveurs originales sans trop d’alcool, il est possible de revenir aux grands vins cuits et aux liqueurs consommées tout au long du XXe siècle. Leur image a vieilli et a pris la poussière ; cela fait un peu trop boisson de papy. Raison de plus pour s’en remettre à leurs saveurs. L’amaro par exemple, un amer italien de la région de Milan. La gentiane, plus connue sous la marque Suze, fameuse plante des montagnes à l’amertume prononcée. (...) À découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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Gillette nous barbe
« Gillette, la perfection au masculin » ne se conjugue désormais plus avec virilité à l’ancienne. Aux États-Unis, on crie haro sur la « masculinité toxique » et ses clichés qui entretiennent l’oppression patriarcale du mâle occidental. Marque fortement liée au sport représentée par des hommes forts, Gillette a pourtant décidé de suivre l’air du temps en diffusant un clip publicitaire de deux minutes dénonçant les travers masculins les plus unanimement décriés en 2019, à grands renforts d’images choc et de moraline. Les naïfs peuvent se rassurer : Gillette n’a pas troqué ses égéries sportives habituelles pour une publicité féministe par idéologie - ou pas uniquement -, mais bien par logique commerciale stricte. La société de produits d’hygiène créée en 1895 vend autant sinon plus de rasoirs à des femmes – principalement les jetables. En outre, les femmes font plus souvent les courses dans le monde, achetant donc les rasoirs de leurs époux.
« Et une bèèèèlle journée ! »
L’insupportable bêlement qui accompagne maintenant non seulement les vœux, mais aussi les salutations quotidiennes, a de quoi surprendre et lasser. « Bèèèèlle année »… « bèèèèlle journée »… entend-t-on ou lit-on en permanence depuis quelque temps, et ce que l’on prenait au début pour une erreur se propage comme une traînée de poudre, au point que l’on se demande si l’on va bientôt dire « beljour » ou « beaujour » à la place de « bonjour ». Effet de mode ? Sans doute, et un tel comportement moutonnier est en effet somme toute logique pour un bêlement, mais pas seulement, et il serait intéressant de se demander ce que nos contemporains mettent derrière ce choix.
Henri d’Orléans, comte de Paris, une vie à servir la France
L'aîné des Bourbon-Orléans est mort à 85 ans le 21 janvier. Il aura consacré sa vie à une certaine idée de la France, la France capétienne. L’actualité a rattrapé l’histoire. Alors que s’achevait doucement la messe organisée en mémoire du roi Louis XVI, à Saint-Germain l’Auxerrois, une rumeur s’est vite propagée parmi les 500 personnes présentes sur le parvis de l’église. Un communiqué est bientôt venu confirmer la nouvelle : le comte de Paris, Henri d’Orléans, venait de rendre l’âme à l’âge de 85 ans. Prétendant au trône de France, son nom incarnait autant l’histoire de France qu’une famille que le destin avait fait monter sur le trône avec Louis-Philippe, entre 1830 et 1848. Issu d’une fratrie qui comptera pas moins de 11 enfants, né au manoir d’Anjou le 14 juin 1933, à Woulwe-Saint-Pierre, en Belgique, Henri est le premier fils du prince Henri d’Orléans, lui-même titré comte de Paris, et d’Isabelle d’Orléans-Bragance, née princesse impériale du Brésil. Fierté de ses parents mais aussi des royalistes qui, pour l’anecdote, n’avaient pas hésité à se glisser en haut du clocher de Notre-Dame afin de sonner le carillon pour annoncer à tous la naissance du dauphin. Contrainte à l’exil par la loi du même nom votée par la IIIe République en 1886, la maison royale de France entendait cependant continuer le combat pour la restauration de la monarchie. Facétieux, le jeune prince grandit dans les antichambres de la politique française, suivant du regard son père qui n’aura eu de cesse, tout au long de sa vie, de le préparer à sa future charge.
Donnez-moi la conscience tranquille !
Le monde de la finance peut avoir des aspects vertueux. La preuve avec Relieveme, qui soutient de nombreuses ONG à travers le monde. Rencontre avec un CEO smart et dynamique. Edouard Crouot a des yeux perçants de belette, le visage fin et l’air épanoui. Cet ancien trader a fait fortune à Londres, avant de rentrer à Paris. « J’ai profité du Brexit pour monter Relieveme. J’ai hésité entre New-York et Singapour pour commencer, mais après une analyse de marché, j’ai compris que la clientèle d’amorçage était française ». Je l’écoute attentivement et je ne peux m’empêcher de penser à Gordon Gekko, le héros de Wall Street. Son charisme est magnétique. « Relieveme part d’un constat très simple. Il existe deux leviers pour lever de l’argent : l’avidité et la culpabilité. J’ai beaucoup exploité l’avidité jusqu’ici. Je veux marcher désormais sur les plates-bandes des ONG qui se financent sur la générosité des fonds publics et les dons des particuliers ». Mais contre quel service ? « Soulager les consciences, tout simplement ! » Je jouis, donc je souffre La clientèle de Relieveme est constituée à 99 % de CSP+, de 35 ans (âge médian) et vivant dans les grandes métropoles françaises. Les « relieved » gagnent en moyenne 4 000 euros net par mois, l’écart-type étant de 3 000 et 9 000 euros nets. « Pour la majorité, ce sont des indécis en matière d’éthique. Le philosophe Alasdair MacIntyre dirait qu’ils sont émotivistes ». À découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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Marche pour la Vie : en marche vers la convergence des luttes sociales et bioéthiques
Selon les organisateurs, 50000 personnes ont défilé  cette année à la marche pour la vie édition 2019. En marche pour la vie a réussi son pari de maintenir son rassemblement en pleine séquence gilets jaune. Cette année, les manifestants avaient été généreusement pourvus en foulard bleu ciel, en hommage à L'Argentine dont le sénat a rejeté la légalisation de l'avortement récemment. Le fait d'inscrire la Marche pour la Vie -et plus globalement le combat provie- dans une perspective international est une stratégie utilisée depuis plusieurs année par le collectif En marche pour la vie. Le débat autour des questions de société est société est particulièrement tendu en France, et totalement bloqué sur l'avortement. Un sénateur argentin, Mario Fiad, a fait le déplacement pour l'occasion. Dans ce contexte, montrer que le débat est permis à l'étranger permet de désinhiber les militants provie. L'opinion ultra-majoritaire en France est pour l'avortement, mais surtout ne soupçonne pas qu'il y ait des gens contre. Mettre en valeur les décisions prises par d'autres pays sur les questions bioéthiques crédibilise la cause provie en la sortant du théâtre français des opérations. Plus que jamais, "La défense de la vie appelle une convergence des luttes" explique Jean-Frédéric Poisson qui a défilé dimanche. L'opposition à l'avortement est perçu comme le combat fondamental de la marche, parce qu'il a été le premier domino à tomber, précipitant la chute de toutes les barrières de la pilule à la PMA. Mais ce combat précis s'inscrit dans la volonté de lancer une vaste remise en question de l'ordre social et juridique intrinsèquement désordonné hérité de 68.

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