
Dans l’hebdomadaire La Vie, une vingtaine de personnalités et d’intellectuels, responsables politiques, associatifs, et syndicaux, tous catholiques de diverses sensibilités, ont lancé un appel pour un nouveau catholicisme social. Entretien avec l’un des signataires, Guillaume de Prémare.
Pourquoi avoir lancé cet appel, quels sont ces objectifs ?
Nous sommes partis du constat commun qu’avec la crise des Gilets Jaunes, le système de financiarisation de l’économie depuis les années 1990 était en train de disloquer notre pays. La question sociale est induite par le phénomène de globalisation-mondialisation, qui est un élément structurant de l’Histoire contemporaine.
Au XIXe siècle, la question sociale était principalement liée à la question ouvrière et le catholicisme social est né en réponse à cette question. Aujourd’hui, la question sociale est beaucoup plus large parce qu’elle touche l’ensemble des catégories sociales et le lien social en lui-même. C’est ce que nous appelons la nouvelle question sociale.
Face à cette nouvelle question sociale, il faut un nouveau catholicisme social. Cela ne signifie pas qu’il faille une nouvelle doctrine sociale de l’Église, celle-ci demeure inchangée. Toutefois, c’est le moment de penser et élaborer de nouvelles pratiques sociales et politiques.












