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LGBTQIAIZPPSMF +
Notre collaborateur Claude Lenormand avait imprudemment cité la seule communauté LGBT (lesbiens, gays, bi et trans) dans un de ses articles. Nous avons reçu nombre de droits de réponses que nous publions volontiers pour l’édification de nos lecteurs comme pour celle de l’imprudent rédacteur. Du CQFD Comité Queer de Flers et Dompierre (Orne). Nous nous élevons vivement contre l’oubli des Queers (en anglais bizarre, différent). Inclassables, incompris, nous ne devons pas pour autant être jetés aux oubliettes, ni celles de l’histoire ni celles du journalisme. Du CIA Comité des Incertains des Alpes. Le CIA rappelle avec force que l’incertitude ne doit plus être une tare. Si les décidés sont majoritaires, ce n’est pas une raison pour brimer notre minorité militante. Notre balancement circonspect mérite considération. Nous attendons votre rectification. De la FAO, Fédération des Asexués Organisés. Nous constatons avec regret que le a privatif de notre condition, au-delà de nous enlever un monde que nous ne pouvons que deviner, nous prive également d’un statut, d’un nom, nie notre existence. Vous aurez à cœur de nous faire découvrir par votre public. (...) À découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés.
Les Français refusent d’être déshérités
Sur le ton de l’humour, certains d’entre nous imaginaient récemment que les familles nombreuses finiraient un jour par être taxées sur le principe du « pollueur payeur ». Sachez que l’idée fait très sérieusement son chemin. C’est ainsi depuis plusieurs décennies : les folies sont d’abord moquées, avant d’être considérées puis finalement approuvées. À terme, elles deviennent même incontestables, et ce qui était autrefois la norme semble inacceptable et indicible. « Les pays riches sont les premiers à devoir décroître démographiquement. Ce sont eux qui ont le mode de vie le plus polluant. Par ailleurs, limiter nos naissances nous permettrait de mieux accueillir les migrants qui frappent à nos portes », explique notamment l’écologiste Yves Cochet dans une tribune publiée par l’Obs. Le président de Momentum, une association de réflexion consacrée aux « transitions nécessaires pour amortir le choc social de l’anthropocène, a une logique des plus curieuses.
ALGHAL* ! Etude comparée du gaulois et de l’arabe dans la langue française
« Le cheikh Jabir ibn Hayyan regarda l’élixir d’un œil vitreux. Tous ses salamalecs avaient été vains. Les jinns et les éfrits, pourtant, avaient été clairs : pour que le calife conservât son emprise sur les caïds, au son du luth, l’ambre et le camphre devaient se mêler en une alchimie complexe ». Nul n’est besoin de lire Sirat al Bunduqiyyah pour sentir l’exotisme qui suinte de ces quelques mots. Qui ne s’est émerveillé devant les contes d’Al-Adin et sa lampe merveilleuse, ou d’Ali Baba et Cassim, ouvrant d’une voix plaintive un sésame salvateur ? L’arabe est une langue qui nous est notamment parvenue des Croisades, chargée de mystères. C’est une langue belle, aux détours mélodieux, qui nomment l’invisible mieux parfois que nos papes ne purent le faire. Une langue qui inventa l’alcool, volutes d’esprit en carafe, ou l’algèbre et l’algorithme, chorégraphies arithmétiques aux contours fardés de khôl. Les langues, porteuses de leur culture et de leur histoire, nous transportent malgré nos différences. Elles révèlent, dans leur structure, une vision du monde étrangère, voire étrange. Chaque mot propose un chemin différent. Oui, mais voilà. C’eut été si simple de considérer que chaque langue avait son propre avantage, mais cela, malheureusement, ne convenait pas aux Modernes. Jean Pruvost, dans son ouvrage « Nos ancêtres les Arabes », peine à nous faire croire que la langue bédouine sert de base à la langue française. Vous utilisez plus de mots arabes que de mots gaulois dit-il d’un air surfait. C’est vrai. Statistiquement, c’est même rigoureusement exact : il y aurait environ 400 mots arabes pour 250 mots gaulois dans les dictionnaires français. Cela ne veut pas dire pour autant que nous utilisions la totalité de ces mots : qui, quotidiennement, utilise le terme mahdi (guidé par Dieu) ou sebkha (zone inondée) ? Mais soyons honnêtes et examinons les deux postulats. L’arabe est une langue parlée par 300 millions de personnes de nos jours. Les échanges avec les territoires arabes furent nombreux pendant les Croisades. Le Maghreb fut un territoire français, ce qui facilita les échanges, et commerciaux, et linguistiques et depuis lors, la langue arabe se trouve être parlée par un nombre grandissant de personnes sur le territoire français. Le gaulois est une langue morte. Une trentaine d’inscriptions ont été retrouvées à ce jour. Les quelques dictionnaires, excellents par ailleurs, sont basés principalement sur des conjectures linguistiques. Il serait incohérent de comparer les deux langues. C’est pourtant ce que nous pouvons entendre sur les ondes : « Il y a plus de mots arabes que de mots gaulois en français ».
Si Dieu est grand, alors tout est permis !
Depuis l’effondrement de la pratique catholique dans les années 1960, l’intelligentsia française pensait en avoir fini avec le « problème religieux ». La quête de sens a été abandonnée aux voyantes, le bienêtre aux psychiatres et l’espoir aux politiques. Mais avec le djihadisme terroriste, le fanatisme religieux est venu déstabiliser notre rationalisme sécularisé. La pensée religieuse « extrême » peut revêtir bien des formes. Toutes ces formes cependant ont un point commun : « leur cohérence presque inhumaine », comme le souligne Gérald Bronner, en relevant leur « rationalité mécanique, n’acceptant aucun compromis, appliquant jusqu’au terme de leur logique des prémisses que n’importe quel croyant pourrait admettre: veux-tu respecter la volonté divine? ». Lire aussi : Quitter l'islam Or, en religion comme en philosophie, tout est affaire de prémisses. Si celles-ci sont cruelles, si leurs partisans se plient à l’argument fallacieux d’une autorité divine écrasante ou malveillante, ils deviendront comme le fou de Chesterton qui a « tout perdu sauf la raison » et comme ces croyants névrosés et soumis à « un dieu pervers », tel que le dénonçait le théologien Maurice Bellet. Pourquoi devient-on terroriste ? Pour le sociologue, le partisan d’une doctrine extrémiste se reconnaît à trois caractéristiques: « Il défend inconditionnellement des idées faiblement transubjectives et [...] Suite dans le dernier L'incorrect et en ligne pour les abonnés.
Essais 2018, le top/flop de L’Incorrect
Une année 2018 placée sous le signe de l’identité : qu’elle soit politique, anthropologique, ou culturelle. Une année durant laquelle chacun, quelque soit son camp, de gauche ou de droite, s’est employé à refonder, à définir une base, excepté  en ce qui concerne notre président, Emmanuel Macron, qui réformant à tout va à simplement fini par se faire « baser » comme le disent les jeunes que nous ne sommes plus. Aussi, afin de l’imiter et puisque la catastrophe est toujours certaine, voici ce qui nous fait office de base pour préparer 2019.
à bout de souffle
Les Gilets jaunes sont à l’image de l’époque, ce chaos postmoderne. Dans l’univers compassé des hipsters, des commerciaux en costumes serrés et des discours creux des Bisounours globalisés qui ont une calculette à la place du cerveau, leur apparition est salvatrice. Qui sont-ils d’ailleurs ces Gilets jaunes? Au départ, des usagers de la route en colère, agacés par cette technocratie Big Mother étouffante, cette mère trop aimante qui sait « ce qui est bon pour vous ». L’histoire retiendra d’ailleurs que ce n’est pas l’augmentation de la taxe sur l’essence qui aura déclenché le processus insurrectionnel des Gilets jaunes, depuis devenu un phénomène international, mais bien la baisse de la vitesse maximale autorisée sur les routes secondaires à 80 km/h. Erreur majeure des technos qui nous gouvernent, cette réforme fut l’ultime clou planté dans le cercueil d’un pouvoir trop longtemps sourd aux cris d’un peuple aussi oppressé qu’abandonné par l’État, [...] Suite dans le hors-série spécial gilets jaunes et en ligne pour les abonnés.
Le rond de serviette est-il de droite ?
Il m’est revenu que d’aucuns contestaient mes conclusions. Je n’aurais pas fermement établi que le rond-point est de gauche ni définitivement prouvé que le marron d’Inde est de droite. Je voudrais prouver ici la fiabilité de ma méthode, la manière mathématique dont j’arrive à la vérité sur la dextérité des choses. Prenons le rond de serviette. Il suppose la serviette. Voilà un point qu’on ne me contestera pas. La serviette suppose le tissu, donc le lavage consécutif, donc la stabilité. On m’objectera qu’il existe des serviettes en papier: même les serviettes en papier intissé, qui mime l’épaisseur et le moelleux du tissu, sont jetables et ne se glissent pas dans des ronds de serviette, sinon eux-mêmes en carton léger, et jetables. Ce sont des ersatz de rond de serviette. Le rond de serviette suppose qu’on réutilise la serviette, et qu’on la réutilise au même endroit. Les [...] Suite à lire dans le numéro 15 de L'incorrect et en ligne pour les abonnés.
De quoi Gilles et John sont-ils ?
Au-delà du calembour ressassé, Gilles et John sont peut-être les prénoms de ce peuple qui ne veut pas mourir, et qui ne désire pas tant avoir de quoi consommer que recouvrer une existence décente, digne, supérieure. Au début, Gilles et John se battaient pour avoir. Avoir de quoi finir le mois. Ne pas avoir à choisir entre une place de cinéma et une paire de crampons pour fiston, entre un plein d’essence et une prothèse dentaire, eux qui sont sans dents à 40 ans, sans Rolex à 50 ans, sans retraite à 65, et dont les enfants seront sans travail à 30 ans. Avoir de quoi vivre, acheter, consommer, posséder. Conformément aux injonctions qu’on leur serine depuis des décennies. Programme de géographie CM1 : consommer en France. De la bête au bifteack, les petits élèves apprennent que la France est une grande puissance agricole, que manger de la viande c’est mal, que les poids lourds ça pollue, et que les grandes surfaces c’est mi-bien pratique, mi-déshumanisant, qu’il faut privilégier les circuits courts, les produits non-transformés, les fruits et légumes BIO, et les « modes de déplacement doux ». Pas une fois on n’évoquera leurs pères, leurs oncles, leurs mères : agriculteurs, chauffeurs-routiers, agent de sécurité, ouvriers, hôtesses de caisse… Du concept, pas d’homme. De l’idée, pas de chair. Des programmes pour inspecteurs d’académie citadins. Bref, passons. Gilles et John savent qu’ils doivent consommer. Oui, mais comment ? Ils ont trouvé que cette histoire de taxe sur les carburants, c’était la goutte qui faisait déborder le réservoir, et inconsciemment, même après le moratoire (tel celui que le prophète Tariq – violeur présumé innocent – proposait sur la lapidation des femmes, dans ses prêches pacifiques), la suspension, la suppression, l’annulation… ils ont senti que, finalement, non, ce n’était pas la dernière goutte d’eau qui faisait déborder le vase, mais la première. Mon grand-père l’a toujours dit. (...) A lire en ligne pour les abonnés ou dans le dernier hors-série de L'Incorrect.

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