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Affaire Saint-Jean de Passy : « Seul l’archevêque de Paris pourrait rétablir M. Clément dans son honneur et sa respectabilité »

Le 14 avril dernier, en plein confinement, le milieu catholique parisien était secoué par « l’affaire Saint-Jean de Passy » : François-Xavier Clément, le directeur du grand lycée du XVIe arrondissement, était mis à pied immédiatement pour d’obscures raisons, et une enquête préliminaire ouverte par le Parquet de Paris. Hier, 5 janvier, on apprenait que l’enquête était classée sans suite. Une source proche de l’affaire qui a eu accès à l’ensemble du dossier raconte.

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© Entrée de l'établissement Saint-Jean de Passy au 72 rue Raynouard dans le 16e arrondissement / DR

Le licenciement du directeur de Saint-Jean de Passy mi-avril avait causé une vive polémique dans les milieux catholiques parisiens. Pouvez-vous nous faire un petit rappel des faits ?

C'est le 14 avril au matin que M. Clément a reçu la visite d’un huissier pour se voir remettre une lettre de mise à pied à effet immédiat avec restitution de son matériel professionnel et une convocation à un entretien préalable en vue d'un licenciement. Cette procédure a été immédiatement suivie d'une communication du Conseil d'administration de SJP, du diocèse et de la présidente de l'association des parents d'élèves (APEL), affirmant que les faits étaient graves et relevaient d'une matière pénale.

Tout avait commencé quelques mois auparavant par la mise en place d'un audit orchestré par les mêmes protagonistes dans le but d'accuser le directeur, sans contradictoire et en toute opacité, d'un « management dysfonctionnel » et d'un « harcèlement institutionnalisé ». Les réactions à cet étrange procédé furent nombreuses, en interne et en externe, pour crier au scandale sur la forme comme sur le fond : si le directeur diocésain n'était pas d'accord avec la politique éducative menée par le directeur de Saint-Jean de Passy, il suffisait qu'il trouve un accord avec lui pour s'en séparer et organiser son remplacement. Force est de constater qu'il a préféré procéder à une « mise à mort » professionnelle pour que M. Clément ne puisse plus travailler dans l'enseignement catholique.

Une enquête préliminaire avait été ouverte par le Parquet de Paris. Quels sont les faits qui lui étaient reprochés ?

Alors que le Conseil d'administration avait décidé de transiger en mettant en place un protocole transactionnel avec M. Clément, dans le but d’éviter une procédure prudhommale, le directeur diocésain et le président du Conseil d’administration ont procédé à un signalement auprès du Procureur de la République dans le but de donner un peu de consistance à un dossier qui brillait par sa vacuité. L’enquête a été menée par la police judiciaire et a duré plusieurs mois. Six ou sept personnes ont été auditionnées à charge, parmi lesquels d’anciens collaborateurs, mais aussi la présidente de l'APEL, le président du Conseil d’administration et le directeur diocésain. La plupart de ces personnes n'étaient pas ou n'étaient plus sous l'autorité de M. Clément. [...]

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