


Rappelons qu’à l’annonce même du premier de ces deux événements, M. Macron, premier magistrat de France, a déclaré publiquement, avant tout commencement d’enquête judiciaire : « Je veux dire l’émotion de la Nation tout entière après la mort du jeune Nahel et dire à sa famille toute notre solidarité et l’affection de la Nation. Nous avons un adolescent qui a été tué, ce qui est inexplicable (…). Dans ce contexte, il faut du respect et de l’affection pour le jeune Nahel et sa famille. »
Ces propos lunaires traduisent à eux seuls l’aveuglement et la lâcheté des pouvoirs publics, depuis des décennies, devant l’ampleur du phénomène migratoire qu’ils ont sciemment encouragé et le flot de délinquance qui l’accompagne surabondamment. M. Macron ne fait qu’ajouter à cette lâcheté le verbiage que lui inspire son propre vide.
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Ces propos ne sont pas sans rappeler ceux du président Hollande qui, en février 2017, avait visité le « jeune Théo » Luhaka à l’hôpital pour lui exprimer son soutien officiel.…

Piqué par des critiques adressées aux conclusions d’un rapporteur public, favorable à l’annulation de l’article 1 des statuts de la Fédération Française de Football qui proscrit notamment le port du voile dans les compétitions sportives, réclamée par des « hijabeuses », le Conseil d’État a publié le 28 juin 2023 un communiqué dans lequel il « dénonce » des « attaques » contre lui et affirme son indépendance.
La noble institution ne nous dit cependant pas en vertu de quoi les conclusions d’un rapporteur seraient à l’abri de toute critique.
Ce qui est sot, pourtant, est sot. Quand un rapporteur public est capable, pour soutenir la demande d’un groupe de militants islamistes, d’affirmer que le port du hijab peut être légitime parce qu’il y a déjà des joueurs qui se signent sur les terrains de football ou que les joueurs du club de l’AJ Auxerre portent une croix de Malte sur leur maillot, chaque personne qui a conservé un tant soit peu de sens commun est en droit de dire que c’est une ânerie ou un sophisme et de les dénoncer comme tels.…

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Professeur à l’université Grenoble Alpes et membre de l’Institut de philosophie de Grenoble, d’abord historien des idées du XVIe siècle et particulièrement de Machiavel, Thierry Ménissier s’est spécialisé depuis une grosse décennie sur les nouvelles technologies et l’esprit d’innovation. Ses recherches portent notamment sur la théorie politique adaptée à la situation humaine, sociale et technologique contemporaine. Il est responsable de la chaire de recherche « éthique & IA » au sein de l’institut interdisciplinaire en intelligence artificielle de Grenoble MIAI, et signait en 2021 un essai érudit en la matière : Innovations : une enquête philosophique (Hermann).
L’IA est un concept assez flou. Quelle en serait votre définition ?
La notion d’IA repose sur une métaphore, celle d’une forme de pensée intelligente qui serait engendrée par les artifices techniques dont dispose l’humanité. Mais l’usage de cette métaphore véhicule une illusion anthropomorphique qui conduit à confondre la machine et l’humain. Cette manière d’envisager l’IA est à la fois approximative, vectrice d’angoisse et très courante.…

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