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Charline Avenel, zéro pointé

La récente polémique qui parcourt la presse au sujet d’un harcèlement scolaire ayant conduit à un suicide, et ce alors que les services de l’État, prévenus, n’ont visiblement pas cru devoir accorder à ce dossier tout l’intérêt nécessaire, incite à revenir sur le parcours de celle qui était la rectrice de l’académie de Versailles à l’heure des faits. Non pour la mettre personnellement en cause, pas plus qu’au sujet du meurtre dans la même académie de Samuel Paty, là aussi visiblement peu épaulé par sa hiérarchie, mais parce que son parcours semble exemplaire, non seulement de la « Macronie », comme cela a pu être écrit ici ou là, mais de ce qui lui a précédé, et qu’il dévoile les dessous de l’évolution de l’enseignement supérieur en France.

Lire aussi : Samuel Paty, l’islam et l’école

Charline Avenel a en effet, après Sciences Po et l’ENA, servi au cabinet d’une Valérie Pécresse dont les décisions n’ont pas peu fait pour la dégradation de l’enseignement supérieur en France.…

Éditorial d’Arthur de Watrigant : La charité et la sulfateuse

Le pape François est venu à Marseille. Pas en France a-t-il précisé, à Marseille ! C’est sans doute pourquoi, il a célébré « cette mosaïque d’espérance, avec sa grande tradition multiethnique et multiculturelle » car la France n’est pas multiculturelle et ne le sera jamais sauf le jour où elle ne sera plus la France. Mais peut-être est-ce ainsi qu’il rêve ou imagine le monde : sans frontières, sans nations, sans peuples. Un jardin d’Eden géant, sans haine ni violence, sans frelons ni punaises de lit, sans Mélenchon ni France Inter, sans saucisses végan ni bières sans alcool. L’Église n’est pas un parti politique, sa temporalité n’est pas la même, et si son rôle premier est de tous nous envoyer au Paradis, y compris Guillaume Meurice, son domaine d’intervention concerne aussi tout ce qui a trait au respect de la dignité de la personne humaine. Ainsi, lorsque François braque les projos sur cette mer devenue un cimetière, il est aussi là où l’Église doit être : partout où l’Homme souffre.…

[Reportage photo] Il était une France…

En pleine mondialisation, la quête d’identité est devenue une tendance de fond. Tendance qui fait la prospérité des parcs historiques. Le succès du Puy du Fou en Vendée a constitué un modèle de développement pour d’autres lieux en France. En Provence, le jeune entrepreneur Vianney d’Alançon (36 ans) a créé en 2021 le Parc Le Rocher Mistral. Situé dans le château de La Barben, le parc propose une visite immersive constituée de spectacles en costumes d’époque. Dix millions d’euros d’investissement furent nécessaires pour la rénovation des lieux et la création des spectacles. Dans un avenir proche, vingt autres millions vont être dépensés pour créer un grand spectacle équestre et un village provençal historique. Le parc, qui emploie 120 personnes, est ouvert d’avril à novembre. Il reçoit des groupes scolaires, des entreprises et des vacanciers désireux de revivre la grande histoire de France.

© Benjamin de Diesbach pour L’Incorrect

Le château est pourvu d’un magnifique jardin à la française.…

Jean Sévillia : « Les républicains ont souhaité faire de la laïcité une religion de substitution »

Dans votre ouvrage, vous rappelez à quel point les catholiques ont fait l’objet de mesures discriminatoires de la part de républicains qui se vantaient pourtant d’avoir instauré en France les libertés publiques. Comment expliquer ce paradoxe ? Qu’est-ce qui motivait les républicains à l’époque ?

Il faut replacer l’action des républicains de la IIIe République dans son contexte. Jules Ferry, Léon Gambetta et leurs complices se disent héritiers de la Révolution française qui a voulu émanciper la société française de son enracinement chrétien en persécutant les congrégations religieuses et en supprimant la monarchie de droit divin. Par la suite, Bonaparte a instauré le Concordat en 1801 qui a redonné au catholicisme un rôle officiel – car elle demeurait la « religion de la majorité des Français » – et a permis un formidable essor du catholicisme au XIXe siècle, notamment dans le domaine de l’enseignement où les congrégations religieuses ont un rôle essentiel, que ce soit dans l’enseignement primaire (public ou privé) ou dans l’enseignement secondaire (grâce à la loi Falloux).…

Mathieu Bock-Côté :« La France ne parvient plus à nommer son identité qu’à travers la laïcité et la République »

La laïcité n’existe qu’en France. Quel est le regard de nos voisins, notamment anglo-saxons, sur cette particularité ?

Elle semble incompréhensible, surtout aux États- Unis, un pays fondé sur la sacralisation de la liberté religieuse. Le département d’État américain publie d’ailleurs régulièrement un classement des pays en fonction de leur respect de la liberté de religion, et se permet alors de sermonner la société française, accusée de dissimuler derrière la laïcité une profonde aversion à l’endroit de la « différence », qui prendrait la forme aujourd’hui de l’islamophobie. Les États-Unis, ne l’oublions pas, se prennent pour une référence universelle : une démocratie exemplaire, de leur point de vue, est une démocratie qui les imite, ou du moins, qui leur ressemble. Dans la presse américaine, on le sait, il est bien vu de dénoncer la France, de la diaboliser, de la ridiculiser. Les Américains ont évidemment tort, mais il faut savoir qu’ils portent ce regard sur la France.…

Alain Finkielkraut : « À travers la défense de la laïcité, c’est une certaine tradition française qui est en jeu »

À l’école, comment les choses ont- elles évolué depuis la loi de 2004 ?

Il faut d’abord se souvenir des conditions dans lesquelles la loi de 2004 a été votée et pour cela, remonter à 1989. Des collégiennes de Creil, dans l’Oise, décident d’entrer en classe avec le voile, ce que le règlement intérieur du collège leur interdisait. Elles sont exclues par le principal et cette exclusion fait scandale. Le MRAP proteste. SOS Racisme soutient qu’en aucun cas une sanction ne peut être infligée à des élèves en vertu de leur foi. L’archevêque de Paris s’insurge, le porte-parole des protestants de France s’inquiète. Et bien sûr, la Grande Mosquée n’est pas en reste. Confronté à cette insolence, Lionel Jospin, ministre de l’Éducation nationale, plaide d’abord pour le compromis. Je signe avec Élisabeth Badinter, Régis Debray, Élisabeth de Fontenay et Catherine Kintzler un manifeste dans lequel nous écrivons notamment ceci : « Vous dites, Monsieur le ministre, qu’il est exclu d’exclure.

Chantal Delsol : «Il y a dans nos sociétés un profond désir de faire cesser le privilège de la Chrétienté»

Dans quelle mesure la laïcité est-elle un fruit de la Chrétienté ?

La séparation des pouvoirs, politique et spirituel, est évidente dans l’Évangile, avec le « rendez à César ». Mais on ne peut pas dire qu’auparavant les deux pouvoirs étaient toujours mêlés, et que le christianisme les sépare. C’est plus complexe. Auparavant, dans les polythéismes qui nous précèdent, le pouvoir politique est maître de la morale et les prêtres de leur côté sont aux affaires religieuses. C’est le judaïsme qui le premier confie à la religion en même temps la tâche morale. Sous les autocraties anciennes, le roi était souvent dieu ou son vicaire. Quand le judéo-christianisme se développe, l’apparition de la transcendance suscite et rend possible une séparation stricte entre les affaires d’ici et les affaires de là-haut. La divinité se trouvant dès lors très différente et très éloignée, le champ de l’immanence est laissé à l’être humain, à charge pour lui de rendre son monde supportable.…

Rentrée des classes : Attal, sous le vent

« Votre oeil en tapinois me dérobe mon coeur ; / Au voleur, au voleur, au voleur, au voleur ! » Ce n’est pas notre coeur que le président Macron a dérobé cet été mais bien notre innocence ! La nomination d’Attal à l’Éducation nationale a réussi l’exploit de réveiller les groupes WhatsApp des professeurs.

Après l’inconsistant et spectral Pap Ndiaye, nous voici désormais avec le bouillonnant Attal, porteur d’une énergie que l’on sent assez peu dirigée vers l’Éducation. D’ailleurs celui-ci s’en cache assez peu en interne : l’école, c’est loin d’être sa marotte. La preuve, c’est qu’il ne la connaît pas. Ou si peu. Tout au plus s’en imagine-t-il une version idéalisée, aseptisée, loin du chaos et de la confusion qui règnent parfois dans les couloirs de certains établissements.

Pour la deuxième fois consécutive, les 859000 enseignants se voient imposer un ministre qui ne connaît de l’école publique que de vagues et di »uses rumeurs.…

L’Incorrect

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