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Éditorial d’Arthur de Watrigant : Nouvelle aurore

2023 n’est plus. Le coup d’œil dans le rétroviseur, si tant est que Matéo vous en ait laissé un qui ne soit pas trop brinquebalant, ne peut que nous attrister. Nous laissons derrière nous les petits anges partis trop tôt, l’alerte enlèvement des roupettes de Darmanin, les synodes sur la synodalité, les records du monde de lancer de mortier de Kevin, Gainsbourg et son citron, les jésuiteries de François, les Jean Moulin du Hamas, les Roméo et Juliette version machette, l’hagiographie cinoche d’Adama Traoré et sa fourchette, le business florissant de la schnouf et l’attaque des hyènes contre Gérard Depardieu. Réjouissez-vous bande de nazis, dans six ans, les années trente feront leur retour. Enfin! Le théâtre antifasciste va rouvrir ses portes. Pas la petite saynète entrevue lors des débats sur la loi immigration mais les grandes planches avec Arlequin et Scapin. Une palanquée de migrants bosse matin, midi et soir, mais surtout le soir, pour vous préparer une cérémonie jamais vue.…

Hôpital : ma nuit aux urgences

Passer une nuit aux urgences de Lariboisière c’est – un peu – expérimenter les sensations d’Ellis Island… L’espoir en moins ! Dans le cas où vous vous trouvez près de la bastille hygiénique qu’est l’hôpital public, si votre état vous en laisse encore l’opportunité, il serait peut-être bon de songer à traîner votre carcasse ailleurs ! Surtout si vous êtes un tantinet frileux sur les expériences sociales interlopes. Imaginez un mastodonte d’acier en train de sombrer ou les contours d’une clinique perdue dans les brouillards de la lointaine URSS;

Lire aussi : Mais où est donc passé le personnel soignant ?

La première pièce est une longue salle – blanche et vide – avec – ici et là – quelques sièges épars sur lesquels attendent une dizaine d’individus. La mâchoire de guingois et la joue fendue d’un coup de couteau, un revendeur fait les cent pas. Le pansement du type pendouille et des petits caillots rouges coagulent au bout.…

Humbert Rambaud & Vincent Piednoir : chasseurs sachant pourquoi chasser

Votre livre est construit sur un paradoxe : la chasse serait une pratique légitime bien qu’« intrinsèquement inutile ». Qu’entendez-vous par là ?

Longtemps, face aux remises en cause qui lui étaient adressées, le monde de la chasse a usé de deux options : soit demeurer discret, soit avancer que la chasse est légitime parce qu’utile. La politique de la chaise vide n’étant jamais une solution, la seconde option s’est largement imposée. Or, dans notre essai, et à partir de ce que nous vivons en tant que chasseurs, nous nous sommes posé la question suivante : pourquoi chasse-t-on encore, aujourd’hui, sous nos latitudes ? Assurément pas pour nous nourrir : certains gibiers peuvent être consommés, d’autres non – et la fourniture d’aliments carnés est depuis longtemps l’affaire de l’élevage. Chasse-t-on pour réguler des espèces ? Pas plus – notamment parce que bien des espèces chassables ne nécessitent aucune régulation.…

Ces bons à rien d’Israéliens nazis !

Ces Israéliens sont des nazis ! On entend ça à longueur de manifs en ce moment… Mais, si l’Israélien génocide, il génocide petit. En 1950, alors que la bande de Gaza était occupée par l’Égypte, le territoire comptait 254 000 habitants. Aujourd’hui, après avoir été génocidés, les Gazaouis sont plus de 2 millions ! L’efficacité allemande ou soviétique, c’était quand même autre chose !

À écouter les pro-Palestiniens, la bande de Gaza est « comparable au ghetto de Varsovie ». D’accord… Dans le Hamasland, il y a 36 hôpitaux. Tout le monde a le sien ! Les Indonésiens en ont offert un, la Turquie également, le Maroc idem, etc… et bien sûr, les parpaings sont entrés avec l’accord des « nazis » de Tel Aviv. Pas sûr que le gouverneur allemand de la Varsovie occupée ait accordé les mêmes largesses aux 439 000 juifs s’entassant à l’époque sur 300 hectares (128 000 habitants au km2 !).…

[Tribune]« Reines de Noël », le coup de com’ honteux des Galeries Lafayette

Noël ne semble plus avoir la même signification pour tout le monde. C’est du moins ce qu’expliquent les Galeries Lafayette, en mettant en scène deux Drag Queen dans des vidéos publicitaires sur Instagram.

Revendiquant être des « reines » de Noël, deux hommes, habillés en femmes, présentent des produits commercialisés par l’enseigne française. Sac à main, vernis à ongle ou vêtements pour les fêtes de fin d’année défilent au rythme des rires niais et crédules des nouveaux ambassadeurs des Galeries.

Lire aussi : Schiappa et ses influenceuses : les dindes de Noël

Si les vidéos produites par la marque sont très courtes, elles ne manquent pourtant pas de rendre compte d’une véritable propagande politique, idéologique et médiatique – propagande qui souffre toutefois des contradictions du wokisme. En effet, les « vedettes » incarnent des femmes aux pratiques complètement stéréotypées : faire du repassage, mettre du vernis en peignoir dans un lit après s’être appliqué un masque beauté au visage, ou encore parler du temps et de la température de cuisson d’une dinde.…

Georges Bensoussan :« La censure véritable est chez les gens de progrès »

En 2002, vous publiez Les Territoires perdus de la République. Avec le recul des années, comment analysez- vous la réception critique de
cet ouvrage ?

En 2002, l’accueil des Territoires perdus de la République est marqué par un silence général troué par quelques voix, rares, comme le journaliste Éric Conan et l’écrivain Alain Finkielkraut. À gauche, le livre est accueilli par le silence et le mépris. L’ouvrage commence à être connu en 2003, quand le président Chirac utilise l’expression « territoires perdus », et quand nous sommes reçus par la cellule scolaire de l’Élysée qui nous fait auditionner par la Commission Stasi – qui statuera en 2004 sur le port du voile islamique à l’école.

Lire aussi : L’offensive islamiste à l’école

Quelles sont les origines de ce déni français ?

Il me semble que le gauchisme culturel y joue un rôle-clé, en particulier par le canal des écoles de journalisme.…

Pierre Valentin : « Il n’y a aucune façon d’arrêter ce train sans frein »

En quoi l’idéologie woke n’est-elle qu’une pure négation ? Quid de ses promesses d’émancipation et d’unité ?

Le wokisme comme pure négation est à mon sens la seule hypothèse capable de donner une forme de cohérence à ce courant riche en contradictions. Ainsi, dans le domaine du genre, la fluidité et le constructivisme sont sacralisés (courants postmodernes et Judith Butler) tandis que dans le domaine de la race, la rigidité et l’essentialisme sont préférés (néo-marxisme et Kimberlé Crenshaw).

La seule unité concevable qui transcende ces contradictions majeures est une unité négative. Lorsque ces militants se définissent en un mot, ils ont tendance à se dire « anti-racistes ». Le terme académique le plus populaire depuis plusieurs décennies est « déconstruction ». Ils résument leur action sous le slogan de « lutter contre les discriminations ». Leurs méthodes privilégiées sont les « annulations » et les « déboulonnages » de statues.…

Prophètes et parias : les hommes au milieu des ruines

L’Europe n’en finit pas de mourir. C’est peut-être même ce qu’elle fait de mieux : agoniser. Se consumer lentement et emporter avec elle, dans une haleine de cendres, les vieilles nations souveraines qui l’ont fait rayonner à travers les siècles. L’Occident blanc, chrétien, patriarcal aurait fait son temps. Place aux jeunes théocraties rudimentaires, si capables lorsqu’il s’agit de s’adosser à la loi du pétrodollar. Entre l’Europe et la pointe méso-orientale du continent africain, un tramage de plus en plus dense, flux tendus de cargaisons humaines déracinées par l’ingénierie sociale et la sujétion économique – un vaste bordel orchestré de main de maître qu’on appelle vulgairement « crise migratoire » mais qui cache en vérité quelque chose de plus grand : le martyr final de l’Occident.

Lire aussi : [Enquête] Comment l’UE veut imposer sa politique migratoire

Certains diront qu’on l’a bien cherché. Tous les gouvernements les plus solubles dans le capitalisme se sont servi de l’immigration pour asseoir leur hégémonie géopolitique, pour assouplir le droit du travail, créer les conditions idoines d’une économie libérale toujours plus décomplexée, avaliser avec cynisme la technocratie fomentée par des entités transnationales et qui voient dans le concept d’État une ostentatoire vieillerie propre à boucher l’horizon du profit.…

L’Incorrect

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