Black blocs et autonomes : le bilan matériel complet du 1er mai

@DR

L’Incorrect s’est procuré le bilan complet des interpellations et des dégradations commises lors du mardi 1er mai 2018, entre 14H00 et 18H30, de la place de la Bastille (75011) jusqu’à la place d’Italie (75013). Ces chiffres, de source policière, sont exacts.

 

Bilan des interpellations effectuées dans le cadre de cette manifestation :

276 interpellations

148 présentations à un Officier de la Police judiciaire de la DSPAP, ayant donné lieu à 102 mesures de garde à vue

Bilan des dégradations commises sur l’ensemble du parcours de la manifestation :

31 commerces dégradés (dont 2 partiellement incendiés, des vitrines brisées ou dégradées par des tags, des commerces saccagés et/ou pillés), dont :

-6 commerces de restauration (un Mac Donald’s partiellement incendié)

-5 agences immobilières

-4 garages ou concessionnaires automobiles (un garage Renault partiellement incendié au niveau de l’entrée)

-3 agences bancaires

-3 pharmacies

-3 supérettes (deux Monoprix et un Franprix)

-1 boutique d’optique

-1 centre dentaire

-1 agence d’assurances

-4 autres commerces

 

Mobilier urbain et de la voirie très dégradé :

-10 véhicules dégradés

-6 véhicules incendiés ou détruits

 

Bilan des arrestations signalées, après 23h00, en marge de la manifestation ;

-Vers 23H00, 7 individus en possession de marteaux et de masques à gaz, ayant participé aux dégradations de deux commerces et d’une banque (boutique Pépé Jeans Paris IV, boutique Devernois Paris IV, agence BNP Paris IV) ont été arrêtés et placés en garde à vue.

 

Les Blacks blocs sont connus et repérés depuis au moins 15 ans. Il suffit de se souvenir des évènements du G20 d’Hambourg pour avoir une petite idée de leur pouvoir de nuisance. Appartenant à la mouvance de l’anarchisme autonome et antifascistes, voire, moins fréquemment, au communisme libertaire, ils profitent des manifestations pour détruire et semer le chaos, selon une stratégie éprouvée et efficace. Contrairement à ce qu’ont affirmé Jean-Luc Mélenchon et les leaders de La France Insoumise, mais aussi Christian Estrosi, ils ne sont pas d’extrême droite, mais d’ultra gauche, sauf à considérer que les anarchistes seraient une branche de la réaction, dans la lignée des marxistes-léninistes et des staliniens qui haïssaient notamment l’ukrainien Makhno. Outillés intellectuellement, ils sont aussi extrêmement bien organisés sur le terrain. De nos jours, ils ont ajouté à leur corpus idéologique traditionnel, les luttes postmodernes et « diversitaires » (genre, minorités LGBT, combat anti impérialiste et tiersmondiste).

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redaction2@lincorrect.org

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