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Chenilles et papillons sur la planète finance
Dans Les Echos du 29 décembre, une analyse bien étayée explique : « Le monde est devenu une machine à fabriquer des bulles ». Dans Le Figaro du même jour, un éditorial prétend : « Investir en actions, c’est soutenir la croissance ». Malheureusement, depuis que la machine à bulles s’est emballée, beaucoup d’actions servent principalement à spéculer, tout comme le bitcoin et ses petits frères dont la valeur marchande résulte de la crédulité du public. Les augmentations de capital par émission d’actions sont relativement rares et modestes. Ce sont pourtant elles qui apportent aux entreprises des fonds propres leur permettant d’investir, d’embaucher et de se développer sans recours excessif au crédit. Acheter des actions en bourse ne fait que modifier la répartition du capital social entre différents acteurs.
Ce Soir Là, une fiction France 2
Delphine Ernotte est sur les dents, la production de Ce Soir Là la stresse particulièrement. Mieux vaut se planquer quand madame n’a pas sa capsule de Nespresso à portée de main, surtout les mâles blancs de plus de 50 ans. Le premier qui moufte peut postuler pour une place d’eunuque dans un harem saoudien.
Reportage : Immersion dans les Catacombes de Paris
Dans le sous-sol de la capitale, anars, roycos et poètes maudits ont créé tacitement un ordre social pour cohabiter paisiblement. Ordre, sens du patrimoine, transmission, traditions et hiérarchie : plongée dans une expérience spatiale hors du commun. Il reste un lieu à Paris où l’on peut encore fumer, boire, manger ce qu’il nous plaît et rire de même, sans qu’un hygiéniste, un puritain, un vegan, un électeur d’Hidalgo ou une synthèse ne puisse venir vous gâcher le plaisir. Un village gaulois de la liberté de vivre cerné par les camps romains des bonnes consciences. Cet espace de totale liberté physique et intellectuelle, apparemment inimaginable, est pourtant bien réel, et beaucoup plus proche qu’on ne le croit : sous nos pieds. Dans les 300 kilomètres de tunnel qui sillonnent le calcaire sous Paris, en toute illégalité, les « cataphiles » s’évadent pour respirer un air meilleur. V., notre guide, nous a donné rendez-vous quelque part entre Montparnasse et Saint-Germain-des-Prés en début de soirée. Il existe plusieurs dizaines d’entrées dans les catacombes de Paris. Mais la police resserre toujours plus l’étau, et certains accès sont surveillés du coin de l’œil. Ce soir, nous userons d’une plaque d’égout anodine au milieu d’un boulevard. Plus c’est gros plus ça passe mais il ne faut guère tarder à empoigner l’échelle et descendre lestement. Environ 6 mètres plus bas, nous atteignons une plateforme, et c’est reparti pour 4 autres mètres de descente. En bas (...)
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Montres des profondeurs
La montre a toujours été un signe de richesse  : dans le Comte de Monte-Cristo, le grand roman de la vengeance par le fric, pas moins de trois personnages arborent une Bréguet. Mais Les montres du temps d’Alexandre Dumas avaient malgré tout une fonction essentielle : donner l’heure de façon aussi lisible et exacte que possible
Un monde H.S.
Les écologues en chambre ne nous intéressent pas. Nous leur préférons les vrais travailleurs, ceux qui y étant nés, ou bien s’y étant installés, savent au moins une chose : qu’à la terre on ne ment pas. Un combat fait rage à Bruxelles : les tenants de l’agriculture industrielle du nord de l’Europe militent pour que soit autorisé le bio hors-sol (alors que le premier critère de l’agriculture biologique est le lien au sol). Ces pays, spécialistes de ce type de culture, voudraient ainsi s’attaquer au marché hyper lucratif de l’alimentation bio. Leurs arguments : faire pousser des légumes dans des substrats, c’est éviter les maladies, leur donner l’exacte nourriture dont ils ont besoin, les produire dans des tours à proximité des grandes villes. Hier, un agriculteur me racontait, enthousiaste, le nouveau truc génial pour faire pousser des tomates « sélectionnées pour leur goût » : un container installable n’importe où en ville et dans lequel on contrôle hygrométrie, température et lumière artificielle. Je lui fais remarquer que le bilan énergétique de cette méthode est (...)
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Les réseaux sociaux ouverts sont-ils morts ? Le cas Twitter en question.
Au mois de novembre dernier, le réseau social Twitter faisait part de sa volonté de se doter de toutes nouvelles règles d’utilisation, plus répressives contre les comptes «haineux », donnant ainsi satisfaction à certaines associations, utilisateurs ou Etats qui réclamaient un contrôle renforcé. La nouvelle charte de Twitter, entrée en vigueur le 18 décembre, a déjà fait ses premières victimes. Elle changera profondément la philosophie d’un réseau longtemps ouvert.
la PMA sans père va irrémédiablement de pair avec la GPA.
Contrairement à ce que prétendent ses partisans, la PMA sans père va irrémédiablement de pair avec la GPA. En effet, dans cette période qui pousse l’obsession égalitariste jusqu’à l’absurde, il est évident que si un droit de l’enfant était mis en œuvre pour les femmes par la légalisation de la PMA sans père, il serait ensuite de même pour les hommes avec celle de la GPA
Jean-François Chemain : « Le prototype de l’homme de gauche, c’est le curé défroqué »
Auteur, avec l’historien Dimitri Casali, du Petit manuel des repères et valeurs de la France, Jean-François Chemain, alias le prof de ZEP le plus célèbre de l’Hexagone, témoigne de l’urgence de transmettre l’amour de la France. Quelle est la genèse de ce livre ? Rendons à César ce qui est à César : l’idée de ce livre est de Dimitri, auteur aussi prolifique que créatif dans sa passion de faire partager l’amour de la France. Véritable bourreau de travail, il a ainsi accès à tous les grands éditeurs et médias. Quand il m’a proposé de m’associer à lui pour cette aventure, j’ai accepté avec enthousiasme, y voyant l’opportunité d’écrire pour un public plus large Peut-on le lier à votre expérience en ZEP ? Un besoin de transmettre ce que nous sommes à des jeunes qui n’en ont pas conscience ? Bien sûr, mon expérience de 10 ans de ZEP a été cruciale dans ma décision ! C’est typiquement ce dont mes élèves auraient besoin pour apprendre à connaître et à aimer la France, ce dont on les prive avec des programmes « décentrés », thématiques et repentants. Et pas seulement les élèves : le premier Petit manuel que j’ai offert, c’est à un jeune collègue musulman qui me disait enrager de ne pas pouvoir transmettre à ses élèves (...)
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