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Vous ne trouverez pas ce label dans les aéroports, ni dans les galeries marchandes aux enseignes tapageuses. Peut être dans certaines boutique un peu branchouilles du centre-ville. Label bobo ? Pas autant qu’on pourrait le penser.
Ce label, c’est celui de la Slow Cosmétique, ou cosmétique lente. On se rassure, leur essence-de-licorne-qui-rend-belle agit tout aussi vite que celle des « grands groupes ». L’aspect « slow » désigne leurs méthodes de production différentes, mais aussi leur approche du marketing. Ce label est décerné à des petits producteurs qui suivent un cahier des charges très précis, et ceux qui ont obtenu le pass magique peuvent être vendus sur le site du groupe.
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Quelles sont les exigences de la Slow Cosmétique ? Déjà, il faut que le producteur se trouve dans notre bel Hexagone. On apprécie cette touche de localisme qui fait pâlir d’envie un Montebourg en marinière. Ça doit coûter une blinde, me direz-vous, puisque ce n’est pas possible de le faire produire dans un pays au code du travail douteux. Que nenni, car voici la deuxième exigence : pas de pub ! En se délestant de tout frais de marketing, les producteurs parviennent à maintenir des prix extrêmement abordables, largement concurrentiels face aux produits homologues des grands groupes : « Notre mouvement rappelle sans cesse que l’efficacité d’un cosmétique n’a aucun rapport avec une égérie célèbre, un packaging clinquant ou des brevets à la chaîne ».
Petits producteurs locaux, pas de publicité tapageuse… On est sûrs que ça marche, au moins ? On s’imagine que la cosmétique, c’est plein de gens bardés de diplômes en blouse blanche qui déposent beaucoup de brevets forcément innovants : « La Slow Cosmétique dénonce depuis sa création le « brainwashing cosmétique » que subissent les consommateurs, à qui le marketing fait croire que « nouveau = mieux » ou que admettant « brevet = révolutionnaire ». L’efficacité d’un produit est très subjective : ce qui fonctionne pour une personne ne fonctionne pas forcément pour tous, donc il est bien difficile de distinguer des produits efficaces pour tous », explique le groupe. Pour que ça fonctionne, il révise ses classiques et croit fermement aux fondamentaux de la beauté : « En Slow Cosmétique, on se recentre sur les besoins réels de la peau : être nettoyée, puis hydratée, puis éventuellement protégée, et de façon accessoire : maquillée ou parfumée. Pour être nettoyée : il faut un agent lavant, pour être nourrie et hydratée, il faut des bons acides gras. Pour être protégée, il faut ajouter une barrière sur la peau. […] Tout le reste n’est qu’affaire de marketing et de préférences personnelles ».
En se délestant de tout frais de marketing, les producteurs parviennent à maintenir des prix extrêmement abordables, largement concurrentiels face aux produits homologues des grands groupes
Au passage, on soutient le petit artisanat local et on évite que les produits soient manufacturés à l’autre bout du monde sans garantie de traçabilité : « La cosmétique artisanale est évidemment aussi efficace que la cosmétique de grand chemin, elle sera en revanche bien plus intéressante dans la démarche (soutien du circuit court, de savoir-faire ancestraux, de l’emploi local et familial…) ». Bref, tout ce qu’il faut pour donner un coup de pouce à notre économie post-COVID. Pour cet été, on vous recommande un de leur classiques, l’eau micellaire, qui remplace avantageusement les démaquillants. Très douce pour une peau déjà agressée par la chaleur, elle nettoie et rafraîchit en un seul geste. Alors, on s’y met ?
Domitille Faure

Eau micellaire bio – avoir 20 ans, Fun’Ethic, 6.75e, à shopper sur slowcosmetique.com

Eau micellaire démaquillante à la fleur de lotus sacré – 19.90e, à shopper sur slowcosmetique.com
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