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Parité dans le gros mot
C’est au moment précis où le bus de la ligne 63 quitta en douceur l’arrêt Lille-Université pour se diriger vers Solférino-Bellechasse que E. perçut, vers l’arrière du véhicule, le bourdonnement sourd d’un début de dispute.
Enquête : Le nouveau far-west numérique
Le quidam navigue sur un net calme, bordé et plat comme un étang de Camargue. La toile est pourtant duplice, et regorge dans ses tréfonds d’antres fétides, de forêts obscures et de marécages étranges. Descente en eau profonde, où le réseau se fait sombre. Internet est un adolescent attardé, une sorte de Tanguy auquel ses parents n’auraient jamais dit « Range ta chambre !» Depuis l’adoption officielle du terme « internet » le 1er janvier 1983, une gigantesque masse d’information s’est déversée sur le réseau mondial. En 2020, estiment les spécialistes, 44 zettabytes de données se seront accumulés sur Internet, un zettabyte équivalant à 152 millions d’années de visionnage de cassette VHS. Cette masse d’informations peu ou pas référencée constitue le « deep web » ou «web profond ». Ce sont les entrailles numériques d’Internet, un peu comme si on avait entassé en désordre tous les documents produits au cours de l’histoire de France aux Archives nationales sans jamais se préoccuper de recruter un bibliothécaire pour les ranger. Le « darknet » ne représente lui qu’une infime partie de ce vaste foutoir électronique (...)
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Philosophie des politiquement corrects
L’erreur courante des dominés intellectuellement est de ne pas concevoir qu’ils puissent porter eux-mêmes un politiquement correct. Erreur fatale qui tire ses racines inattendues d’un platonisme occidental mal compris. On pourrait tracer une ligne partant des idées de Platon jusqu’à nous pour définir la genèse du Politiquement Correct, mais ce serait alors une ligne décroissante, étirée selon l’économie de la décadence. Pourtant, de Platon à la bienpensance, il existe une communauté de vue qui s’érige dans la conception d’un Bien à l’origine de la politique. Pour Platon, l’idée du Bien n’est négociable en rien, puisque tout procède d’elle ; en revanche, son incarnation profite d’une certaine plasticité puisque le monde sensible ne saurait supporter un degré de réalité équivalent à celui de son parent idéal. En d’autres termes, malheur à celui qui oublie l’idée du Bien et plus grand malheur encore à celui qui croit pouvoir l’appliquer facilement, ici-bas, sans comprendre qu’elle ne peut se manifester dans notre monde fluctuant comme elle existe, immuable, au sein du Ciel intelligible (...)
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Qui a trouvé du politiquement correct dans la recette scolaire de ses enfants ?
11 % des terminales S atteignaient un niveau « élevé » en mathématiques en 2015, contre 64 % en 1995. Et 9%des 18-65 ans sont illettrés. Plus de six millions de personnes. Dire que le système scolaire est dégradé ou que la maîtrise des fondamentaux est en berne n’est pourtant pas de bon ton. Un des critères du politiquement correct consiste à nier la réalité—et à prendre des vessies idéologiques pour des lanternes. Dans une France des Lumières où le budget de l’éducation est une cause nationale, les chiffres ont le devoir d’être bons : environ 90 % de réussite au brevet et au baccalauréat, quand la proportion de Français à même d’écrire un paragraphe compréhensible dans leur langue maternelle s’écroule (...)
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Le Politiquement correct : « parti de l’intelligence ! »
Quoique les totalitarismes aient chu, l'esprit décrit par Orwell n'a pas déserté nos contrées. On a juste changé de PC. Comme nous sommes tous le quidam des uns, nous sommes tous le « politiquement correct » des autres. Marcel Gauchet est un quidam pour Kim Kardashian et L’Incorrect paraîtra certainement très politiquement correct à l’androïde Gaspard Koenig. En effet, un ultralibéral trouve très politiquement correct quelqu’un qui ne comprend pas que les robots vont sauver le monde, ou que la viande artificielle est l’avenir de la bouffe et sauvera les pauvres de la famine (l’ultralib mangera toujours son tournedos rossini). De l’audace que diable, nous dit-il, il faut changer de « logiciel » ! Le bio ?
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Le politiquement correct est une gnose létale
Plutôt qu’à un simple puritanisme, le politiquement correct ressemble à une nouvelle gnose. Ou comment recycler une vieille hérésie suicidaire. A priori, parce que ses zélateurs ont quelque chose du bigot sourcilleux qui jouit à chaque délation, on aurait tendance à interpréter le politiquement correct, d’autant qu’il est d’importation américano-protestante, comme une resucée du puritanisme adapté à la religion des Droits de l’Homme. La dérive marginale, pourrait-on croire, d’un humanisme athée en mal d’émotions et qui n’aurait trouvé, pour réchauffer l’atmosphère, que l’alternative de lâcher les minorités comme des meutes aboyant leurs stigmates en vue de culpabiliser tout le monde, une manie fort agaçante à la longue, mais, nous dirions-nous pour rester philosophes, qui finirait par passer comme un gros chagrin, après quoi reprendraient enfin les débats entre adultes, et tout juste, de temps en temps, résonnerait encore en bout de table un geignement acrimonieux, comme le reflux tardif d’une digestion ardue néanmoins accomplie (...)
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#Balancetonhalouf
Dis-moi comment tu considères les femmes et je te dirai quelle est ta civilisation.

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