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Qui a trouvé du politiquement correct dans la recette scolaire de ses enfants ?

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Publié le

27 octobre 2017

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L'Incorrect-Education pol correcte

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11 % des terminales S atteignaient un niveau « élevé » en mathématiques en 2015, contre 64 % en 1995. Et 9%des 18-65 ans sont illettrés. Plus de six millions de personnes. Dire que le système scolaire est dégradé ou que la maîtrise des fondamentaux est en berne n’est pourtant pas de bon ton.

 

Un des critères du politiquement correct consiste à nier la réalité—et à prendre des vessies idéologiques pour des lanternes. Dans une France des Lumières où le budget de l’éducation est une cause nationale, les chiffres ont le devoir d’être bons : environ 90 % de réussite au brevet et au baccalauréat, quand la proportion de Français à même d’écrire un paragraphe compréhensible dans leur langue maternelle s’écroule.

 

Jean-Michel Blanquer ou la divine surprise ?

 

L’arrivée de Jean-Michel Blanquer au ministère de l’éducation nationale redonne-t-elle de l’espoir ? Il a le souci que « chaque élève sache bien lire, écrire, compter et respecter autrui à l’école » et que l’enseignement des lettres classiques ainsi que l’enseignement chronologique de la littérature et de l’histoire reviennent au goût du jour. L’importance des mathématiques, aussi. Blanquer veut interdire les téléphones mobiles à l’école —mesure de bon sens, sauf à soutenir que regarder des vidéos pornographiques dans la cour de récréation est une idée progressiste. Une partie de la presse voit une divine surprise en ce ministre tandis que Le Monde lui trouve un côté « rétro ». Pour le ministre, « l’école n’est ni de droite, ni de gauche ». Ce qui pose question pour des médias comme Le Monde, France Inter ou Libération, pour lesquels l’école doit être politiquement correcte de «gauche ». Politiquement correcte ? Autrement dit, ce que l’on veut fabriquer en tant que pensée dominante du temps — comme l’idée saugrenue selon laquelle la France serait toujours une société colonialiste.

 

« Ni de droite ni de gauche », mais clairement libérale libertaire

 

Pourquoi le ministre est-il amené à dire cela de l’école ? Parce que la pensée scolaire dominante est de « gauche ». Libérale-libertaire. L’écriture inclusive est ainsi arrivée en masse dans les manuels. Le « camp du Mal » scolaire ? Tout ce qui n’entre pas dans le mode de pensée lib-lib. La religion, la droite non libérale, etc. Pourtant, aucune religion n’est enseignée à l’école publique. Les cours portent sur « le fait religieux », la part historique de nos racines communes qui fut liée aux religions judéo-chrétienne et grecque — et dont l’éventuel non-enseignement reviendrait à effacer le réel de la photographie du passé. Bien sûr, le corps professoral n’est plus un bloc de « gauche » homogène. Et ce métier aux prises avec la violence quotidienne, deux fois moins payé qu’en Allemagne, ne doit pas être si privilégié : les vocations sont rares. Les jeunes sortant justement de l’école ne veulent pas y retourner. Pourquoi ? Nombre d’adultes moquant les vacances des professeurs pourraient le devenir. Ils ne le font pas. Pourquoi ? Le métier est maintenant à risques du fait de l’abandon de la France périphérique. Il est cependant politiquement correct de taire la réalité d’une école minée de l’intérieur par la violence —y compris islamiste.

 

Ainsi, tout est dans la façon de présenter (politiquement correctement) les choses

 

À l’école, la présentation des choses répond aux critères lib-lib. Mi-septembre 2017, la journaliste du Figaro et de Limite Eugénie Bastié diffusait cette photo d’une page d’un manuel de CE2 sur les réseaux sociaux :

Un exemple parmi d’autres de la façon dont sont présentées les choses 1. Le vitrail ne montre pas l’arrivée de migrants en Gaule au Ve siècle mais « les invasions barbares » et la conquête de l’Empire romain par les Germains—dont les Francs. Ces derniers seraient des « migrants ». Même genre de choses dans le secondaire où L’Action Française des années 30, mouvement royaliste en une époque où la IIIe République n’avait que 60 ans, est présentée comme une « ligue d’extrême droite ».

 

Lire aussi : Nos ancêtre les migrants

 

L’expression « extrême droite » vise à assimiler le royalisme au fascisme. Le politiquement correct, au sujet de l’histoire ? C’est le binaire souvent instauré en dogme. Pas toujours. Un manuel du secondaire, chez Nathan aussi, propose une double page sur l’héritage du christianisme et demande : « Pourquoi, même si l’on n’est pas chrétien, est-il important de connaître la religion chrétienne ?» Une question de bon sens, pouvant être prolongée ainsi : « Pourquoi même si l’on n’est pas français d’origine, est-il important de connaître l’histoire des français d’origine ? » Cela éviterait sans doute que telle élue refuse de dire « vive la France ». Au fond, l’amour de notre pays et de nos racines communes est ce qui est devenu politiquement incorrect. Et c’est cela qui est, par ricochet, combattu par le politiquement correct — et pas seulement dans les établissements scolaires.

 

Avec la télévision éducative, tu vas l’apprendre par cœur ta leçon de politiquement correct !

 

 

Le menu est fixé par France tv Éducation . Des documentaires destinés à être diffusés dans les classes. De courtes vidéos parfois très orientées et visant à ce que nos jeunes pousses pensent correctement. Nombre de documentaires sont consacrés à la colonisation, aux discriminations, aux « Noirs de France» et à l’esclavage. Aucun souci en soi. La masse par contre étonne. Et le discours. On y retrouvera certaines idées en usage dans les cortèges des Indigènes de la République : « Une chose qui a surpris les gens c’est la profondeur de l’empreinte de l’Afrique dans les cultures des sociétés européennes concernées. On connaissait l’apport des Africains à la culture, la danse, la musique mais plus les recherches étaient poussées plus on se rendait compte que jusque dans la cuisine, les technologies, les savoirs faire, les croyances, les comportements psychologiques, ce sont des choses qu’on ne comprendrait pas si l’on ne fait pas le détour par la Traite négrière et par l’esclavage. »

 

 

Une autre vidéo reprend sans recul les arguments racialistes de la Conférence « antiraciste » de Durban de 2001. Est aussi proposé un documentaire, Nos ancêtres les Sarrasins. Voix off:« Ce passé sarrasin n’a pas pénétré le cadre du récit national français, beaucoup plus prolixe sur les Gaulois ou les Romains, les Francs et les Normands. Les temps changent comme les populations, et nous faisons le pari que les Sarrasins intéresseront un public de plus en plus nombreux. » L’idée ? Les Sarrasins sont nos ancêtres communs. La plate-forme est parfois militante, avec une vidéo comme La Fachosphère — tirée du livre éponyme de journalistes de Libération et des Inrockuptibles. À la limite du point Godwin, elle dénonce nommément les sites que les adolescents ne doivent pas aller visiter. Ceux qui critiquent le politiquement correct libéral-libertaire, tout simplement. Bientôt une vidéo spécifique contre L’Incorrect ?

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