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Inscription de l’avortement dans la Constitution : chronique d’une infamie

Cette proposition de loi, qui était présentée par la députée LFI Mathilde Panot, a court-circuité celles d’Aurore Bergé et de Marine Le Pen (respectivement présidentes des groupes Renaissance et Rassemblement National à l’Assemblée). Aurore Bergé comme Marine Le Pen ont ainsi retiré leur proposition de loi similaire, en faveur de celle des Insoumis.

Le texte était débattu dans le cadre de la niche parlementaire dont disposait le groupe LFI. Ils avaient jusqu’à minuit pour faire voter le texte. Malgré des obstructions courageuses de députés RN et LR, notamment Marc Le Fur, un accord fut trouvé en fin de matinée sur une réécriture du texte par le député Modem Erwan Balanant. La nouvelle formulation du texte ne contenant plus de mention relative à la contraception, la majorité ainsi que nombre de députés LR et RN ont voté en faveur de la proposition de loi LFI. 

Lorsqu’un droit fondamental est absolu, cela signifie qu’il ne peut pas être limité, ni par les droits ou besoins d’autrui, ni par l’intérêt général

Grégor Puppinck

Marine Le Pen a ainsi estimé que la nouvelle formulation répondait « à l’inquiétude sur l’inconditionnalité des délais » et « au respect de la clause de conscience [spécifique] ».…

Le lancer de nain est-il moral ?

On pourrait parler des heures de l’importance des traditions, des milliers d’emplois qu’elles génèrent, de la vie sociale qu’elles tentent de conserver, de la transmission de l’identité, de la passion et des arts, soit autant de cibles pour les coups de boutoir qu’une certaine gauche ne cesse d’asséner oubliant Jaurès, oubliant que l’identité comme la nation sont les seuls biens qu’il reste à ceux qui n’ont rien. On pourrait dépeindre la singularité de cet art qui se crée sous nos yeux, parler de la beauté qui se construit dans le feu majestueux du canon pour exploiter l’aérodynamisme admirable du nain et rendre hommage à cet homme si petit, le corps ancré dans un tube et si grand dans cette pièce d’artillerie, ce trait d’union entre l’étroitesse et l’atrophisme qui illumine cette complémentarité sublime. On pourrait vous parler du plaisir d’enfoncer la bourre et d’y enfiler son nain blanc impeccablement recroquevillé juste avant d’allumer la mèche, de l’odeur de madeleine des grains de poudres qu’enflamme le feu et du son revigorant de ce corps qui file hors du conduit à peine embrasé par cette allumette qu’on attise.…

Le séparatisme par les urnes

S’il n’existe pas de statistiques ethniques en France, il est néanmoins possible de s’appuyer sur des données autres, notamment des cartes de la population extra-européenne : qu’elle soit étrangère, récemment naturalisée, ou née en France de parents étrangers. Et surprise, c’est dans les zones où cette population est la plus forte que La France Insoumise fait ses meilleurs scores. Étonnant ? Non. Dès 2011, le think tank progressiste Terra Nova théorisait la stratégie de l’immigrationophilie électorale. Une note intitulée « Gauche : quelle majorité électorale pour 2012 ? », expliquait qu’il fallait combler la désaffection ouvrière par le vote des « minorités et quartiers populaires ». Autrement dit, par le vote musulman.

Un vote communautaire

Si l’islam n’est pas la seule religion des immigrés de première, deuxième ou troisième génération, elle en est bien la première. Et, si l’on en croit les calculs de l’Observatoire de l’immigration et de la démographie, les extra-Européens et leurs descendants ont une natalité très en hausse, comparée à celle des Français de souche. Entre 1998 et 2018, on comptabilise : + 63,6 % d’enfants nés d’au moins un parent étranger, + 43 % d’enfants nés de deux parents étrangers, et - 13,7 % d’enfants issus de deux parents français. Pour s’assurer une victoire future, il faut donc soutenir l’immigration de masse et tabler sur le poids démographique des immigrés et de leurs enfants. Quand on sait que les réflexes « rigoristes » sont bien plus forts chez les jeunes musulmans par rapport à leurs aînés, on comprend très vite le danger que représente cet opportunisme politique. Pour rappel, selon un sondage IFOP de septembre 2020, 74 % des Français musulmans de moins de 25 ans placent l’islam (et donc la charia) devant la République. Alors que cette prééminence de la loi islamique ne vaut que pour 25 % des Français musulmans de 35 ans et plus.

Lire aussi : L’offensive islamiste à l’école

Après 2017, Jean-Luc Mélenchon s’est donc laissé convaincre par son aile indigéniste que les voix lui ayant manqué pour accéder au second tour de l’élection présidentielle, se trouvaient dans les « quartiers, » chez les musulmans. Voilà pourquoi l’ancien laïcard bouffeur de curé, se retrouve dans la marche de la honte « contre l’islamophobie » du 10 novembre 2019, entouré de toute la clique islamiste scandant « Allahou Akbar » à quelques mètres du Bataclan. Dès lors mélange de rouge et de vert, Mélenchon la peste marron n’a jamais failli à cette stratégie de collaboration. Stratégie payante, si l’on en croit l’enquête de Causeur publiée en septembre 2022, où les cartes des résultats au premier tour de l’élection présidentielle sont comparées à celles de France Stratégie quantifiant la population d’origine extra-européenne dans des territoires clefs comme l’Île-de-France et Marseille. Le résultat de cette enquête est sans appel : dans les communes de Seine-Saint-Denis, la corrélation entre la part d’enfants immigrés ou enfants d’immigrés d’origine extra-européenne parmi les 0-18 ans en 2017 et les scores de Jean-Luc Mélenchon au premier tour de l’élection présidentielle de 2022 est de 91,6 %. Un sondage Ifop pour La Croix, établissait lui que 69 % des électeurs musulmans avaient apporté leur voix au candidat de La France insoumise. [...]

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Sélectron : les meilleurs matchs de l’Équipe de France en Coupe du monde

6) France-Croatie 98 :

Lilian ! Lili ! Tu es de gauche certes, et puis encore, pas de la meilleure, dans le vilain genre pleurnicho-moralisateur. Mais nous ne te détesterons jamais, puisque Lilian ! tu es à inscrire, après la petite Jeanne, le petit Corse et le grand Charles, à la longue suite des noms qui relevèrent notre fragile et dansante nation à ses pires heures.

France-Croatie, 8 juillet 1998, demi-finale. La France, après un parcours assez difficile en huitièmes et quarts contre le Paraguay puis l’Italie, arrive méfiante face à une Croatie pleine d’audace, qui vient d’éliminer avec flamboyance les Allemands champions d’Europe en titre. Les Croates, dont personne n’attendait rien, dont c’est la première participation à la Coupe du monde puisque cette nation vient de naître, jouent sans la moindre pression. Ils sont par ailleurs emmenés par Zvonimir Boban et Davor Suker, évoluant respectivement au Milan AC et au Real de Madrid, sûrement les deux meilleurs clubs des années 90. Suker surtout, qui a marqué trois fois depuis le début de la compétition, donne par avance des maux de tête à la défense française.

Bridor, une usine d’avant-hier ?

Quand on passe devant l'usine Bridor de Servon-sur-Vilaine la nuit, on remarque les éclairages. Et les slogans géants en anglais : « Share the Bakery Cultures of the World ». Et la bonne architecture moderne. Grise et borgne. Tout ça sent la brioche et la mondialisation charabia. Il faut « partager les cultures boulangères du monde », disent les lettres monumentales sur la façade. On rigole un peu car le mythe de la « mondialisation partageuse » a un peu du poil dans le beurre depuis quelques années.

Vingt terrains de foot de béton

Bridor, c'est Le Duff. Louis Le Duff. Del Arte, La Brioche Dorée. Mimi's Café. 90 pays. 5 continents. 35 000 salariés. L'Agrobreizh triomphant ! La Bretagne qui nourrit le monde en camion réfrigéré. Sur la quatre-voies entre Rennes et Laval et sur ses abords, c'est du 38 tonnes non-stop. Jour et nuit ! Production comme fret. Parce que les affaires marchent bien, Le Duff s'est mis en tête de construire une nouvelle usine à lichouseries à Guichen, pas trop loin de là. Le truc c'est que le pépère vient un peu d'une autre époque (76 ans aux fraises) : il a besoin de 21 hectares pour son monument, équivalent donc à 20 terrains de foot ! Pour cela, il faudra les prendre dans une zone boisée mignonnette. Champs à vaches. Zone tranquillou à quelques kilomètres de Rennes. C'est vrai que c'est con de détruire tout ça.

Lire aussi : Grand remplacement : Callac, la deuxième vague

Ultra-mondialisation de la biscotte

Et puis, il y a la flotte. À l’heure où nous écrivons ces lignes, l'Ille-et-Vilaine est toujours en arrêté sécheresse et ce depuis le 24 mai ! Or Le Duff veut pomper 200 000 m3 d'eau par an pour ses brioches, l'équivalent d'une ville de 10 000 habitants ! Pas très écolo tout ça. Et puis, en ces temps de haine du riche, le symbole de la production ciblée par Bridor est également assez malheureuse : avec sa nouvelle usine, le groupe compte produire 650 tonnes de pains et viennoiseries par an destinés avant tout... aux grands hôtels et restaurants du vaste monde ! 50 000 en tout. Ultra-mondialisation pour fricarts à l'heure du circuit court et de l'inflation. Aïe ! le symbole est terrible et pas vraiment dans l'air du temps. [...]

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Jean-Frédéric Poisson : « Macron prend des décrets et nos agriculteurs meurent »

Personne n’en a parlé : le 3 octobre, Christophe Budin, betteravier dans l’Oise, s’est donné la mort au petit matin. Des agriculteurs se sont rassemblés quelques jours plus tard pour lui rendre hommage : il a eu droit à un article dans un journal local, mais sa mort n’a pas eu le retentissement qu’elle aurait dû avoir. Et pourtant, cette triste affaire est loin d’être un cas isolé et elle fait écho à un phénomène plus global dans le monde de l’agriculture. Si certains commentateurs remarquent l’explosion des suicides dans cette profession, il est rare qu’ils en relèvent les causes profondes. Mais tant que l’on négligera les véritables raisons qui poussent des hommes à s’enlever la vie, on continuera à constater l’hécatombe sans jamais y mettre un frein. Tel n’est pas le rôle des politiques, et il est vital que nos gouvernants, nos députés, nos responsables territoriaux, journalistes, lobbies, et associations prennent enfin ce problème à bras-le-corps et y mettent un terme.…

L’offensive islamiste à l’école

Le 16 octobre, nous commémorions le deuxième anniversaire de la mort de Samuel Paty, tombé sous les coups de l’islamisme pour avoir fait son travail. Il serait faux de croire que rien n’a changé depuis : la situation a largement empiré, et la contre-culture islamiste gagne du terrain à l’école au mépris de toutes nos règles. Combien d’alertes plus ou moins sérieuses chaque jour, requalifiées en « faits-divers » pour se rassurer collectivement en atténuant la gravité du phénomène ; combien de sondages et d’indicateurs inquiétants sur ce que pensent les « jeunes » ; combien de professeurs menacés, depuis Didier Lemaire à Trappes en février 2021 jusqu’à ce professeur d’Évry-Courcouronnes menacé de mort dans un courrier le mois dernier ?

Sapé comme jamais 

En cette rentrée 2022, c’est par le vêtement que l’entrisme islamique à l’école s’est encore manifesté. Dès aoûtune note du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR) s’inquiétait des velléités de port de tenues islamiques dans les écoles. Après avoir joué la carte de la prudence, le ministre de l’Éducation Pap Ndiaye a été forcé d’admettre début octobre qu’il y avait un problème de fond: « Il est vrai que depuis un an, le nombre de signalements relatifs à des tenues, disons islamiques, augmente ». Il a depuis eu la bonne idée de publier chaque mois un bilan des signalements d’atteinte au principe de laïcité,ce qui permettra d’en suivre minutieusement l’évolution. Celui de septembre n’est pas fameux : 313 signalements d’atteinte à la laïcité ont été recensés dans les 59 260 établissements du second degré, un chiffre stable par rapport au trimestre précédent (904 d’avril à juillet) mais en hausse sur le moyen terme (627 atteintes à la laïcité entre décembre 2021 et mars 2022). Une majorité de ces signalements concerne le port de signes et tenues prosélytes (54 %) par des élèves – on sait qui. 

Lire aussi : Pègre, islam et vidéos

Et pendant que l’on compte, ils avancent. Si la loi de 2004 interdit le port de signes religieux à l’école, une partie grandissante des élèves musulmans s’en moquent et cherchent des stratagèmes pour la contourner. Sur TikTok, des centaines d’adolescentes réalisent des tutos pour inciter leurs followers à porter des voiles de substitution : transformer le foulard en turban, utiliser un bandeau large recouvert d’une capuche, ou dans le pire des cas s’attacher les cheveux pour en dissimuler la longueur. Les jeunes hommes applaudissent, et insultent celles qui seraient trop apprêtées. Au-delà du voile, ils utilisent l’ambiguïté de la loi pour revêtir des « tenues halal » : abayas pour les filles, qamis pour les garçons. Culturelles plus que proprement cultuelles, ces tuniques longues parfaitement contraires aux mœurs françaises sont portées par de plus en plus d’élèves, sans que l’on sache si elles sont contraires ou non à la loi. Quand ils sont interpellés, certains brandissent le ticket de caisse d’un magasin lambda pour prouver qu’il ne s’agit pas d’une tenue religieuse. Démuni, le personnel éducatif en appelle à plus de clarté sur le plan légal pour pouvoir agir. [...]

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Prisons : à l’ombre du califat

Dans la bataille que se livrent France et non-France, la prison joue un rôle fondamental. Signe éclatant du monopole de la violence légitime – car outre la mise à mort, quelle plus grande violence que celle d’enfermer les corps ? – elle doit incarner la reprise en main des sécessionnistes par l’État central et la souveraineté de son droit. 

L’islam, la première religion carcérale 

Et pourtant, au sein même des prisons et sous le poids du nombre, les enclaves étrangères faites d’un mélange de cultures racaille et islamique se reforment. La vie carcérale est effectivement régie par des effets de bandes, eux-mêmes fondés sur des considérations religieuses et ethniques. Rap- pelons que dans son livre Prisons de France, le sociologue Farhad Khosrokhavar expliquait que le taux de prisonniers musulmans dépasse souvent les50%, et avoisine parfois les 70 % dans les prisons proches des banlieues (contre 8 à 14 % dans la population globale). Inutile donc de disserter des heures : la culture du quartier y règne en maîtresse. Incarcéré à la maison d’arrêt de Nantes, Julien nous le confirme : « Pour vivre en tant que blancs, il y a deux solutions : se racailliser en adoptant leur comportement et leur culture, ou ne pas parler et éviter tout contact avec les autres détenus ». [...]

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