
Société



Il y a deux plus grandes impostures éducatives ex aequo. La première, c’est l’éducation bienveillante. « Aimer l’autre, c’est exiger qu’il se dépasse », dit Rainer Maria Rilke. Éduquer, c’est conduire vers le haut. La seconde, c’est de faire croire que tout se vaut, que toutes les vies sont également intéressantes. Le monde actuel est plein d’adultes à qui on dit, comme à des enfants de deux ans, que les gribouillis de leur vie sont très jolis comme ça. Ils ne grandiront jamais. [...]

L’édition française croule sous les égo-trips de fabulistes féminolâtres et sous les égo-fictions pseudo capiteuses où des demi-mondaines se pâment sur leurs facéties vaguement érotiques. On aurait tendance à oublier qu’avant l’autofiction, il y avait le récit de confession. C’est ça la foi de Frédéric Hermel, sous son titre gentiment publicitaire, peut se lire comme une autobiographie spirituelle, avec toutes les aimables imperfections imposées par le style, mais aussi les raccourcis et les ellipses qui donnent à voir une véritable pensée en mouvement – permettant de lire en sous-texte une authentique expérience du christianisme. Pas de celle qu’on élabore à base de théologie contemplative – même si celle-ci n’est jamais proscrite, bien au contraire, puisqu’Hermel maîtrise parfaitement le commentaire des Évangiles ou les principes rayonnants du thomisme – mais plutôt dans les jupons d’une foi charbonnière qui sent bon la France d’où l’on vient tous : une science rurale d’avant la sécession communiste, où c’était encore le bon sens chrétien, communiqué par l’expérience de la terre, des liens du sang, qui permet de retranscrire l’expérience du Christ.…

L’histoire ne dit pas si Nicolas Sarkozy a eu le temps de lire l’excellente biographie de Jésus de Jean-Christian Petitfils ou Le Comte de Monte Cristo (en deux tomes avait-il pris le soin de préciser), en revanche il a eu le temps d’écrire ! Journal d’un prisonnier. À peine sorti de vingt jours de taule, le récit de l’ancien président fait déjà le tour des rotatives. Encore quelques jours et vous pourrez l’offrir à votre belle-mère ou à votre pire ennemi pour Noël. Voici une opération rondement menée.
Pas comme celle de Thomas Guénolé, vous savez cette tronche de pinnipède qui veut qu’on l’appelle docteur parce qu’il a pondu une thèse (pour démontrer « l’existence d’une pensée politique spécifique du centre d’Aristote à Valéry Giscard d’Estaing », véridique !) et qui s’est embarqué dans une croisière avec la cour des miracles direction Gaza. Eh bien le bougre raconte désormais, dans un seul en scène à l’allure tragique de seul en salle, l’issue de sa croisière clownesque (Rima Hassan, maligne ou fatiguée des vociférations de Greta Thunberg, s’est carapatée juste avant) : trois jours au gnouf dans une prison israélienne.…


Dans notre numéro de novembre 2020, nous proposions un dossier sur ces élus qui participent en toute impunité à l’islamisation des villes et des quartiers. Valérie Pécresse y était citée pour avoir pris part à un iftar – le repas de coupure du jeûne pendant le ramadan – en Seine-Saint-Denis en 2015, afin de dénoncer « ce fléau de l’islamophobie ». L’élue y était présente aux côtés des représentants de l’Union des associations musulmanes du 93, une association relie à la Mosquée de Pantin qui avait diffusé la vidéo de Brahim C. traitant le professeur Samuel Paty de voyou. En conséquence nous lui avions décernée le titre de « meilleur espoir » des « collabos ».
Forcément, nos propos avaient profondément déplu à la présidente de région, qui nous a immédiatement attaqués en justice pour « injure publique ». À l’issue du premier procès en instance, en décembre 2023, nous avons été condamnés à verser à la présidente de la région Île-de-France 3 500 euros, dont 1 500 euros au titre de préjudice moral.…

L’Incorrect
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