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Ceux qui abreuvent : à la rencontre des viticulteurs de Roquebrun
« Vous savez ce qu’elle a dit hier à la radio ? Que la rentabilité des agriculteurs ne la concernait pas. Ni plus, ni moins. »Le silence se fait dans la voiture. On aurait bien envie de rigoler, mais ça ne vient pas naturellement. « Elle », c’est Sandrine Rousseau, la passionaria des écolos qui s’amuse régulièrement à faire grincer les dents de tout ce que la France compte de mangeurs de saucisson, de patriarches réprouvés, de dissidents de la dernière heure… et d’agriculteurs. Sans se rendre compte du mal qu’elle fait, car à l’autre bout du buzz, il y a des travailleurs qui l’écoutent se moquer de leur labeur sans pouvoir lui répondre. « À ce niveau de mépris, c’est presque du trollage, en fait », constate amèrement Jean-Baptiste. « On aimerait en rire, mais en fait c’est vraiment dégueulasse de dire ça », concède Benoît en jetant un regard amer sur les nuages qui dérivent placidement, ancrés dans le bleu du ciel héraultais, et qui font planer leurs ombres sur les terrasses et sur ces fameux coteaux où s’épanouissent lentement les vignes – objets de toute leur attention, de toute leur sueur, de toutes leurs angoisses aussi. [...]
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Joachim Le Floch-Imad… sort la sulfateuse
François Bayrou est-il plus mauvais Premier ministre que ministre de l’Éducation nationale ?

Bayrou est arrivé rue de Grenelle avec un aphorisme de bon sens : « Collège unique, collège inique ». En quelques mois, il a ravivé les guerres scolaires et mis les Français dans la rue, si bien qu’il n’a rien pu faire ensuite. Ministre de la Cogestion plutôt que de l’Éducation, il a acheté la paix sociale en donnant les clés aux syndicats. Bayrou ne gouverne pas, il subsiste. Son expertise pour passer entre les vagues reste intacte. Malheureusement, c’est aussi le cas du collège unique… [...]
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Alain Finkielkraut, Éric Naulleau et Patrice Jean : la mort du livre est-elle inévitable ?
La reine littérature a fait la France. La France se défait-elle sans elle aujourd'hui ?

Alain Finkielkraut : En 1928, le grand philologue allemand Ernst-Robert Curtius écrivait, dans son Essai sur la France : « La littérature joue un rôle capital dans la conscience que la France prend d'elle-même et de sa civilisation. Aucune autre nation ne lui accorde une place comparable. Il n'y a qu'en France où la nation entière considère la littérature comme l'expression représentative de ses destinées. » Moins d’un siècle plus tard, en 2017, Emmanuel Macron, candidat à la présidence de la République, affirmait : « Il n'y a pas de culture française, il y a une culture en France et elle est diverse. » La France est devenue un pur réceptacle et la littérature a été noyée, avec la bénédiction de ses dirigeants, dans la diversité des pratiques culturelles. [...]
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Emmanuel Ostian : « L’ESJ Paris vient déranger une longue tradition d’uniformité »
Vous avez eu un long parcours de journaliste, notamment télévisuel. Qu’est-ce qui vous a poussé à prendre la direction de l’ESJ Paris ? Une évidence, quand on me l’a proposé ! Je commençais à ressentir deux choses simultanément. D’abord, l’envie de me mettre au service de ce métier que j’aime profondément depuis trois décennies, et […]
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Éditorial d’Arthur de Watrigant : Nouvelle ère

L’Incorrect a huit ans. Ce n’est pas rien, surtout pour un magazine papier. L’Incorrect a donc franchi l’âge de raison. Huit ans, c’est long, surtout avec une double dose de Macron au pouvoir. Le bougre réussirait presque à nous faire regretter François Hollande. Sur cette planète qui tourne trop vite, il est raisonnable de penser qu’un narcissique fielleux aux commandes est foutrement dangereux. En temps normal, il reste à la France deux ans à tirer. Mais ce temps est tout sauf normal.

À l’horizon 2027, ça bouchonne plus qu’au péage de Saint-Arnoult un samedi de retour de vacances. Tout le monde rêve de gravir les marches de l’Élysée. Même Aurore Bergé. Darmanin singe Sarkozy, Retailleau parle, Mélenchon arrose la France au napalm, Marine Le Pen surveille Bardella, Zemmour espère que les cons ouvriront un jour les yeux, et Villepin se trouve toujours la plus belle pour aller danser. Et après ?…

C’i qui l’patron ?
L’homme blanc a cette particularité : il est capable d’améliorer à l’infini les performances d’un lave-vaisselle mais il est incapable de tirer les leçons qui protégeraient sa propre existence. Les Afrikaners blancs sécessionnistes d’Orania, en Afrique du Sud, préviennent les nouveaux arrivants dans leur Volkstaat (État populaire) du Karoo : « Ici, les blancs vident […]
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Carte noire pour Olivier Sebban : L’homme de l’art
Atelier du macaron, atelier du sourcil, atelier du vin, du veau et du café, artistes lunetiers, éditeurs de whisky, artiste tatoueur et autres créateurs de fromages, artistes coloristes, l’emphase s’empare, noblesse du contingent oblige, de tout ce qui semblait, en des temps pas si lointains, fastidieux et presque nécessaire. J’arpente le cœur des villes, autrefois centre-ville, excusez du peu, ici bat pour nous la systole et la diastole d’urbanistes avisés et préoccupés de nos déambulations inconséquentes, loin des banlieues, sur des dalles glissantes, entre des bornes métalliques interdisant toute circulation automobile, et ne saurait plus entrer dans une boutique, afin d’acheter un morceau de brie où de roquefort, sans subir l’expertise et la connaissance historique insigne, de ce que je pensais n’être autrefois, que le débonnaire fromager du coin. Appellations et généalogie de la vache et du terroir, traçabilité, heure de la traite et prénom du fermier, alpages ou riantes campagnes : là on est sur un brie affiné aux tanins prononcés, me dit-on. Ici les notes sont plus douces, moins corsées, et le tout laisse en bouche, un arrière-goût de graminées et de ferments. Oui le fromage finit dans la bouche, rarement sous le genou, et se tenir sur un morceau de brie, n’est pas chose aisée. [...]
Bertrand Saint-Germain : de la légitimité du droit aux armes

Pourquoi vous êtes-vous intéressé au sujet du port d’arme citoyen ?

C’est d’abord le constat que pratiquement personne ne s’est intéressé à cette question en France. On ne peut trouver en France qu’un seul ouvrage consacré au sujet – d’ailleurs ancien, mais écrit par un Québécois ! Et moins de cinq articles s’y rapportant – dont deux d’histoire du droit (relatifs à la Corse !). On trouve encore quelques ouvrages purement technique relatifs au port d’armes ou à la légitime-défense, mais rien sur le fondement théorique du droit d’avoir des armes, de les posséder ou de les porter. Comparativement, on a, outre atlantique, une littérature abondante de milliers d’ouvrage, d’articles, de billets, de notes de blog etc. C’est surprenant car, même en étant hostile à ce droit, il devrait y avoir une curiosité intellectuelle. Curiosité qui m’a donc poussé à écrire sur le sujet.

Pourquoi ce désintérêt ?

D’abord et de manière générale, force est de constater que les études ne forment pas à la curiosité, que ce soit à l’école et à l’université, le processus de formation est un processus de formatage et dans une large mesure, on met des œillères aux gens.…

L’Incorrect

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