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Quand l’Éducation nationale éduque aux médias de gauche

La scène se passe dans une petite ville rurale. Salle. Une trentaine d’élèves. Sur le côté, leurs profs. Devant eux, Bettina Lioret. « Journaliste à France Inter ». Elle bosse notamment dans « Affaires Sensibles » de Fabrice Drouet.

Madame Lioret intervient dans le cadre de l’EMI ou Éducation aux Médias à l’Information, un truc dans le programme des collégiens pour les mettre en garde sur les fake news et le danger des réseaux sociaux. La journaliste leur fait part de son expérience professionnelle et, au moyen d’un jeu recommandé par l’Éducation nationale « 36h à la Rédac : la disparition de Mateo », les amène à s’interroger sur la pertinence de telle ou telle info qui circule sur les réseaux sociaux, à repérer les fake news, les sites de fausse information, tout le toutim… Et elle le fait bien ! Son malin ménage lui permet de faire le tour des académies aux votes RN très importants : Calvados, Charente-Maritime, Côtes d’Armor, Côte d’Or, Eure-et-Loir…

Car Bettina Lioret a son petit biais à elle.…

Éditorial d’Arthur de Watrigant : Boussole

La fin d’année fut mouvementée. Ce qu’on appelle désormais l’affaire Legrand/Cohen n’a pas dit son dernier mot. Mais on peut être certain d’une chose, c’est qu’il y aura un avant et un après. La peur s’est inversée et l’hégémonie de la gauche culturelle s’est sérieusement effritée. Elle ne s’en remettra pas. Un exemple parmi d’autres : notre brillante consœur du Figaro Eugénie Bastié sur son compte X révéla que Slash, la plateforme de France Télévision destinée à la jeunesse, eut l’idée étonnante de faire la promotion d’une certaine « Madame Vanessa ».

Pourquoi donc ? Parce que cette Madame Vanessa déclare gagner entre « 20 et 30 000 euros par mois » en postant des photos d’elle sur la plateforme érotico-pornographique OnlyFans. Traduction : elle fait le tapin sur internet. Branle-bas de combat dans le bunker de l’audiovisuel public, on supprime, on passe des coups de fil, on se contorsionne comme un acrobate chinois pour plaider l’erreur ; bref, on fait marche arrière en 6e vitesse.…

Le rapport qui révèle les graves abus de l’État contre l’enseignement catholique

Le combat pour l’école libre victorieusement mené en 1984 est-il en passe d’être perdu aujourd’hui ? Face à l’agressivité de l’appareil d’État instrumentalisant la laïcité pour caporaliser l’enseignement catholique, la question mérite d’être posée. Ou bien cette agressivité est-elle l’un des symptômes d’une institution au bord de l’effondrement et entrée dans une fuite en avant idéologique ?

Suite à l’affaire Bétharram, Élisabeth Borne, alors ministre de l’Éducation nationale, avait annoncé 1 000 contrôles dans les écoles privées avant la fin de l’année. L’actuel ministre, Édouard Geffray, a indiqué fin octobre que plus de 850 contrôles avaient déjà été menés et que l’objectif serait effectivement atteint.

Mais c’est peu dire que ces contrôles se sont très mal déroulés. Auditionné le mardi 2 décembre par la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale, le secrétaire général de l’enseignement catholique Guillaume Prévost avait alerté de « graves abus d’autorité » lors de certaines inspections « une trahison profonde de la confiance des familles et un dévoiement grave de l’autorité dont nous avions la charge ».…

Carte noire pour Georges-Olivier Châteaureynaud : Nayib Dukele, Donald Trump et la solution provisoire
Assis par terre vêtus pour l'essentiel de leurs tatouages, les mains liées dans le dos, le crâne rasé, le front plaqué contre l'échine de celui qui les précède. Dans le hall de la prison, les rangées de détenus prosternés semblent une seule créature annelée, lombric ou ténia géant formé d'hommes les uns dans les autres encastrés, preuve de l'excellence du modèle répressif appliqué depuis 2023 au Cecot, Centro de Confinamiento del Terrorismo créé par le président salvadorien Nayib Bukele. Ses 40 000 internés font à la fois horreur et pitié. Les mareros, hommes de main et tueurs à gages des gangs, constituent « la lie de la terre ». Cette lie, ils l'arborent. Épaules, poitrail, ventre et pectoraux, bras et jambes, cou, dos, menton, nez, joues, nuque, tempe et front sont ornés de défis et de menaces adressés à la société. Rudimentaires ou peaufinées, ces œuvres d'art misérable professent leur appartenance à une anti-humanité. Le châtiment forcené infligé au Cecot entérine cette revendication. Les détenus, marqués par eux-mêmes pour l'ostracisme, sont retranchés de l'espèce par simple décision administrative arbitraire, sans jugement contradictoire, sans avocat. [...]
Grand reportage : le Paris parallèle des glaneurs
C'est toujours la même chose. Si l’on veut prendre le pouls de la société parisienne qui galère, on file vers le nord. On prend la ligne 4 jusqu’à porte de Clignancourt, ou la 12 jusqu’à la porte de la Chapelle – si l’on est encore plus aventureux. De toute façon, c’est du pareil au même : entre les deux, le boulevard Ney se répand sur plusieurs kilomètres d’ordures, de fumerolles pestiférées vomies en chœur par les bouches d’égouts et de ces braseros abandonnés où couvent les cendres sales de l’hiver – quand ce ne sont pas quelques marrons miteux qui grelottent crapuleusement sous l’œil torve d’un échappé de Pondichéry. Le boulevard Ney est né d’une démolition, et il semble en porter encore les stigmates. C’est un boulevard-pansement, un boulevard-rustine, qui a du mal à cacher son passé honteux de fortification militaire de bas étage. En effet, il faisait partie comme tous les « Maréchaux » de ces fortifications édifiées par Adolphe Thiers en 1841 pour défendre les portes de Paris, à cette époque terrible où Louis-Philippe, notre plus piriforme monarque, craignait encore qu’on fît de la capitale le cimetière de ses molles ambitions. Étranglé au nord-ouest par les échangeurs autoroutiers, à l’est par les tours hideuses de la Pompidolie frénétique, le boulevard Ney garde de son passé militaire cette grisaille de chiendent, cette tristesse de fortin macabre. [...]
Arnaud Florac… sort la sulfateuse
Quelle est la plus grande imposture éducative ?

Il y a deux plus grandes impostures éducatives ex aequo. La première, c’est l’éducation bienveillante. « Aimer l’autre, c’est exiger qu’il se dépasse », dit Rainer Maria Rilke. Éduquer, c’est conduire vers le haut. La seconde, c’est de faire croire que tout se vaut, que toutes les vies sont également intéressantes. Le monde actuel est plein d’adultes à qui on dit, comme à des enfants de deux ans, que les gribouillis de leur vie sont très jolis comme ça. Ils ne grandiront jamais. [...]
Frédéric Hermel : la foi malgré tout

L’édition française croule sous les égo-trips de fabulistes féminolâtres et sous les égo-fictions pseudo capiteuses où des demi-mondaines se pâment sur leurs facéties vaguement érotiques. On aurait tendance à oublier qu’avant l’autofiction, il y avait le récit de confession. C’est ça la foi de Frédéric Hermel, sous son titre gentiment publicitaire, peut se lire comme une autobiographie spirituelle, avec toutes les aimables imperfections imposées par le style, mais aussi les raccourcis et les ellipses qui donnent à voir une véritable pensée en mouvement – permettant de lire en sous-texte une authentique expérience du christianisme. Pas de celle qu’on élabore à base de théologie contemplative – même si celle-ci n’est jamais proscrite, bien au contraire, puisqu’Hermel maîtrise parfaitement le commentaire des Évangiles ou les principes rayonnants du thomisme – mais plutôt dans les jupons d’une foi charbonnière qui sent bon la France d’où l’on vient tous : une science rurale d’avant la sécession communiste, où c’était encore le bon sens chrétien, communiqué par l’expérience de la terre, des liens du sang, qui permet de retranscrire l’expérience du Christ.…

Éditorial d’Arthur de Watrigant : Lever les yeux

L’histoire ne dit pas si Nicolas Sarkozy a eu le temps de lire l’excellente biographie de Jésus de Jean-Christian Petitfils ou Le Comte de Monte Cristo (en deux tomes avait-il pris le soin de préciser), en revanche il a eu le temps d’écrire ! Journal d’un prisonnier. À peine sorti de vingt jours de taule, le récit de l’ancien président fait déjà le tour des rotatives. Encore quelques jours et vous pourrez l’offrir à votre belle-mère ou à votre pire ennemi pour Noël. Voici une opération rondement menée.

Pas comme celle de Thomas Guénolé, vous savez cette tronche de pinnipède qui veut qu’on l’appelle docteur parce qu’il a pondu une thèse (pour démontrer « l’existence d’une pensée politique spécifique du centre d’Aristote à Valéry Giscard d’Estaing », véridique !) et qui s’est embarqué dans une croisière avec la cour des miracles direction Gaza. Eh bien le bougre raconte désormais, dans un seul en scène à l’allure tragique de seul en salle, l’issue de sa croisière clownesque (Rima Hassan, maligne ou fatiguée des vociférations de Greta Thunberg, s’est carapatée juste avant) : trois jours au gnouf dans une prison israélienne.…

L’Incorrect

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