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Macron et la guerre virile

Le mois dernier a germé dans mon esprit malade cette gageure, écrire une sorte de « match des mâles blancs » d’hier et d’aujourd’hui, me livrer à un examen dépressif des résultats de l’holocauste soixante-huito-féministe perpétré contre l’être masculin ces cinquante dernières années. Dans mon esprit malade, l’idée de la soumettre à votre lecture a germé, sous la forme d’une quadruple absurde question: en ces temps de déroute et de massacre de la virilité, peut-on, femme, encore rêver aux hommes? Est-il encore permis de dire qu’on les aime, les hommes, sans avoir l’air d’une femelle arriérée et aliénée ? Et surtout les hommes ont-ils encore envie d’en être, des vrais? Que penser de ce que ceux de notre temps, y compris les plus en vue, sont devenus, comparés aux illustres mâles du passé ?

(Dites-moi où, n’en quel pays, / Est Serge, germanopratin ? / Bébel le Grand, Cooper, Gabin ? / Le beau héros Romain Gary ? / Nos Poilus qui tinrent Verdun ? / Napoléon et son Destin / Qu’Anglais défirent en Brabant? / Où sont-ils, Seigneur Souverain / Mais où sont les Hommes d’antan ?)

Ah, ah, aaaah!

Oui, ubi sunt? Il faut bien le dire, à nous pauvres femelles faisant le deuil de millénaires de domination phallocratique, ne reste plus grand chose à se mettre sous la dent, pour ce qui est du rêve comme du fantasme. À commencer par nos chefs, autrefois si désirables, si mâles. Parlons-en: dire qu’il y en a pour trouver Emmanuel Macron beau et sexy. À entendre cela, l’horreur de la condition féminine moderne apparaît en sa lumière la plus crue – sans mentionner le gouffre dans lequel l’étant masculin, au sens heidegerrien du terme, si j’ose dire, se trouve précipité. [...]

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Une semaine comme les autres en France : islamisme

Jeudi 5 mai, la ville de Castres entend un cri rauque : « Allah Akbar, je vais tuer les mécréants, vous saigner comme des porcs ». Un chevalier Almohade ? Non, mais un migrant de 29 ans ciblé par une OQTF depuis deux ans qui blessa cinq policiers à main nue. Un troublant fait de trouble-fête qui, alors qu’il cassait tranquillement des voitures à côté de la mosquée, s’est fait interpeller.

Lundi 9 mai, c’est une condamnation qui a été rendue par le tribunal de Quimper. Enfin, peut-on appeler « condamnation » une peine de 6 mois de sursis ? Elle portait sur les agissements d’un clandestin tunisien, frappé d’une OQTF –mais qui ne l’est pas de nos jours ?- qui a frappé sa femme enceinte. Mais il avait une bonne raison : « Elles ne doivent pas porter de trucs sexys ».

Mardi 10 mai, un autre « Allah Akbar » se fait entendre. Cette fois-ci, il résonne dans la cathédrale de Metz, sous les arcs-boutants et face au Christ. « Dieu est grand », mais pas le même. A 47 ans, l’Algérien clandestin était illégalement en France depuis 8 ans et avait reçu deux OQTF –encore ! Il avait sur lui un couteau en céramique. Très probablement un déséquilibré : ils sont taquins ces derniers jours. [...]

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Ludovine de la Rochère : « On ose utiliser la guerre en Ukraine pour faire passer la GPA »

Quel est l’enjeu de la GPA à l’heure de la guerre en Ukraine ?

On pourrait se dire qu’à côté de la tragédie qui frappe le pays, la GPA ne touche quant à elle que quelques milliers de personnes. Or, la guerre a justement révélé l’ampleur de ce trafic d’êtres humains, grâce à la complaisance des médias vis-à-vis des militants pro-GPA.

Nous avons d’abord dénoncé la façon dont sont traitées les femmes ukrainiennes. Elles ont été contraintes de rester à Kiev sous les bombes pour obéir à leurs clients. Ces gens veulent pouvoir effacer la mère-porteuse de la filiation et reprendre le bébé en tant que « parents d’intention ». Ils voulaient bénéficier de la loi ukrainienne pour utiliser ce subterfuge, quitte à laisser ces femmes en danger de mort. C’est inacceptable et cela révèle que le principe-même de la GPA est de faire de l’humain un outil. Dès le premier reportage de BFM sur le sujet, on voyait les clients faire pleurer dans les chaumières parce qu’ils ne pouvaient pas récupérer leur enfant. Il n’y avait pas un seul mot sur ces mères porteuses ! C’était aussi cynique que choquant. L’autre aspect que nous dénonçons est que l’on ose utiliser la guerre en Ukraine pour faire passer la GPA. Nous avons d’ailleurs vu récemment que des mères-porteuses ont accouché en France. Cela se fait en contournant la loi française, en détournant l’accouchement sous X qui permet une adoption par un conjoint. On est encore dans le subterfuge. Si ces gens veulent faire accoucher les femmes ukrainiennes, on voit que ce n’est pas du tout pour leur sécurité, mais pour récupérer leur enfant !

Lire aussi : Vers l’IVG post-natal

L’Europe représente à elle-seule 50% du chiffre d’affaires de la GPA dans le monde. Nous pouvons crier sous les toits que nous sommes les pays des droits de l’Homme, de l’égalité homme-femme, nous restons le premier exploiteur et trafiquant de femmes dans le monde.

En Russie, la GPA est légale. Pourquoi votre campagne se concentre-t-elle sur l’Ukraine ?

Les pays orthodoxes, malheureusement, il y a des années, ne l’ont pas interdite. En concertation avec l’Église orthodoxe, leur avis était que la GPA consistait à concevoir une vie. Je comprends cependant, en discutant avec des personnes originaires de ces pays, qu’elles ne savaient pas comment cela se déroulait, et qu’elles n’avaient pas conscience des implications.

Notre objectif n’est cependant pas de prendre position dans la guerre. Nous voulons simplement parler du désastre humain qui est dû à la GPA : ces femmes et enfants mis en danger par des clients qui les obligent à rester sous les bombes à Kiev. [...]

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Lithium vert : comment être enfin souverain

Si le lithium est aujourd’hui extrait principalement en Australie et en Amérique du Sud, c’est la Chine qui contrôle le cycle de raffinage du lithium. Le dragon rouge a donc la main géopolitique sur ce métal convoité depuis longtemps sur la scène internationale. Depuis quelques années, l’explosion du nombre de véhicules électriques fait mécaniquement croître notre dépendance. On estime qu’à l’horizon 2040, la majorité du parc automobile occidental sera hybride, voire 100 % électrique. En plus de la question de souveraineté, s’ajoute la problématique de la quantité de lithium nécessaire pour satisfaire un marché en pleine croissance.

Alors, pourquoi se priver d’un lithium made in France?? L’on aurait potentiellement les moyens d’en produire en grande quantité. D’abord par l’extraction minière, mais pour une quantité limitée qui ne comblerait pas sur le long terme les besoins du pays. Le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) a répertorié des territoires, notamment en Bretagne et en Auvergne, qui pourraient voir ouvrir ces mines. Bien que la profondeur à atteindre soit relativement faible pour extraire le lithium (entre 10 et 100 mètres), se pose la question des coûts pharaoniques nécessaires à son extraction. S’ajoutent à cela la question écologique et l’acceptabilité de ces projets, pour les populations locales et pour l’opinion publique. L’ouverture d’une mine touche directement un territoire de manière visible et nécessite des quantités d’eau importantes. [...]

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ITER : la voie vers l’énergie illimitée

Imaginez l’humanité disposant d’une source d’énergie propre et illimitée ? Des centrales nucléaires sûres, dont on n’aurait plus besoin d’enfouir les déchets, et dont le combustible se trouverait en quantité suffisante pour alimenter la terre en énergie, pour les 100 prochains milliards d’années ? C’est la prochaine révolution technologique qui se joue à Cadarache, dans le sud de la France, avec le projet international ITER (International thermonuclear experimental reactor). 

ITER qui signifie « voie » en latin, c’est un chantier colossal, une machine expérimentale à la pointe de la science connue, et un principe physique – en principe – inatteignable sur terre : la fusion nucléaire. À l’inverse de nos centrales classiques, dont les réacteurs fonctionnent par fission nucléaire, la machine en construction, le tokamak, a pour but de reproduire la réaction de fusion opérant au cœur du soleil.

© Aurore Leclerc pour L'Incorrect. Le complexe tokamak est un édifice qui a nécessité 150 000 m3 de béton et plus de 20 000 tonnes d’acier, comprenant sept niveaux, dont deux souterrains. Il domine le chantier de ses 60 mètres.
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Quand Amazon fait la promotion de la pédophilie

Ce lundi 9 mai 2022 au tribunal judiciaire de Dieppe, aux côtés d’un client ayant plaidé coupable, Amazon est jugé pour avoir mis en vente sur son site des « poupées sexuelles à l'effigie d'enfants » en août 2020. Mise à disposition dans la catégorie « sex-toys » du site, les poupées en silicone étaient vendues entre 100 et 1000 euros : « Vierges vaginales et anales à poitrine plate », indiquait la légende, qui « offrent un toucher soyeux […] sans différence avec la vraie chair ». Les poupées avaient été retirées de la vente sur demande du secrétaire d'État en charge de l'enfance et des familles Adrien Taquet.

Lire aussi : L’Inconomiste – Au-delà de l’offre et de la demande : le juste prix

Cette vente avait provoqué un tollé, et de nombreuses associations contre la pédocriminalité s’étaient alors mobilisées, parmi lesquelles la fédération d'associations la Voix de l'enfant, à l’origine de la plainte pour « exploitation d’images à caractère pédopornographique et diffusion d’images pornographiques susceptibles d’être vues ou perçues par des mineurs ».  « Les faits poursuivis conduisent à une totale banalisation de la sexualisation des enfants au point d'en faire ni plus ni moins que des objets sexuels, ce qu'ils sont quand ils subissent des violences sexuelles réelles », dénonce-t-elle. Amazon sera jugé dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), procédure qui permet de juger rapidement l'auteur d'une infraction s’il reconnaît les faits, un choix contesté par la Voix de l'enfant qui y voit une volonté de « juger rapidement et en catimini » cette affaire. « La Voix de l’enfant déplore l’usage de cette procédure de CRPC dans la mesure où elle ne prévoit pas de débat public. Compte tenu de la gravité des faits, elle considère qu’un débat public d’intérêt général est essentiel afin de débattre sur le fond et lutter efficacement contre les violences sexuelles commises à l’encontre des enfants », précise-t-elle dans un communiqué de presse. [...]

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« Range ta chambre, nom de Dieeeeeeu ! » Ah, le bondieu de gosse ! Qui n’a pas rêvé de pouvoir remonter le temps et d’avorter Nhôhaah, ce petit salaud qui n’a toujours pas rangé sa turne alors qu’on doit aller manger chez les Murtin ce soir! Miracle ! Les milieux droitards avaient cru déceler en Californie un projet de loi autorisant ce doux rêve de parent saoulé : « L’avortement post-natal ». Ou le droit de tuer son enfant une fois sorti du bide parce que finalement après un accouchement de 18 heures, on n’a pas envie de rentrer chez soi avec un truc qui chie, qui pisse et qui gueule sans arrêt. De plus, le projet de loi californien semblait s’inscrire dans un contexte autour de la « justice raciale » permettant aux femmes noires de disposer de leur corps comme bon leur semble. La planète conservatrice avait donc sauté sur le bordel et commencé à faire tourner les moulins de « l’infamie progressiste et avortueuse ». [...]
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Droit à l’avortement aux États-Unis : et si on arrêtait le « progrès » ?

La révélation a provoqué une déflagration dans tout le monde occidental. Il y a quelques jours, le site Politico faisait fuiter l’avant-projet d’une décision majoritaire de la Cour suprême américaine qui, si elle était adoptée en l’état, abrogerait le célèbre arrêt Roe v Wade ayant légalisé l’avortement aux États-Unis en 1973.

Lire aussi : Avortement sans limite : quand l’OMS devient folle

Cette décision concernait à l’époque une jeune femme, Jane Roe, qui disait être tombée enceinte suite à un viol collectif (il s’agissait d’un mensonge). Plaidant l’inconstitutionnalité de la loi texane qui n’autorisait l’avortement qu’en cas de mise en danger de la vie de la mère, elle attaqua l’État. L’affaire arriva devant la Cour suprême, qui reconnut l’inconstitutionnalité du texte : il contrevenait au « droit à la vie privée » (14e amendement, pourtant consacré aux droits des anciens esclaves afro-américains) qui doit permettre aux femmes de se faire avorter jusqu’à la viabilité fœtale. L’arrêt autorisa donc l’avortement dans tous les cas, et quoique cette jurisprudence ait été plusieurs fois amendée, son apport principal a toujours été confirmé, notamment par l’arrêt Planned Parenthood v Casey (1992) qui permit toutefois à chaque État d’apporter certaines restrictions aux modalités d'avortement (financement, nombre de centres abortifs, etc).

Contre le gouvernement des juges et l’individualisme

C’est au travers d’une plainte du procureur général du Mississippi, Lynn Fitch, défendant la loi de l’État qui interdit l’avortement après 15 semaines de grossesse, que la Cour suprême va pouvoir ré-examiner la question au niveau fédéral. Ces dernières années, l’équilibre politique de la Cour a basculé du côté Républicain à neuf contre trois, grâce notamment à la nomination de trois juges conservateurs au cours du mandat de Donald Trump. Et le rapport de 99 pages rédigé par Samuel Alito, l’un des membres de la Cour suprême, laisse peu de doutes sur sa décision définitive, qui devrait intervenir dans les deux prochains mois, l’arrêt y étant jugé « totalement infondé dès le début ».

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