Skip to content

Shakespeare, un conservateur ?

Quelles sont les leçons politiques à tirer des pièces de Shakespeare ? Dans un ouvrage récemment paru chez Armand Colin, Allan Bloom dresse une analyse de la pensée du dramaturge.

Partage

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
© DR

À la recherche de ce qu’est la communauté politique essentiellement, Allan Bloom fait des pièces shakespeariennes un matériau d’enseignements politiques – croyant par-là retrouver la volonté du dramaturge – tant celles-ci ont d’après lui saisi l’homme sous toutes ses coutures naturelles. S’il faut rester prudent quant à la possible projection anachronique de thèmes contemporains, reste qu’il est difficile de ne pas s’enthousiasmer pour ses analyses pénétrantes du rapport de l’homme à la cité.

Des pièces vénitiennes, Bloom constate l’incapacité du cosmopolitisme marchand à créer du commun autre que par le plus petit dénominateur, l’intérêt individuel : une véritable communauté politique suppose identité de mentalité, de mœurs et de coutumes, sans quoi il n’est d’accord possible sur la teneur du bien commun. Des tragédies romaines et de l’avènement de César, il retient le mirage des absolus : complexe, la politique est avant tout un art qui équilibre des forces et considère les singularités[...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Partage

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
En Kiosque
Rejoignez-nous

Newsletter

Pin It on Pinterest