Avant d’être réalisatrices, Romane Guéret et Lise Akoka étaient coaches d’enfants. Elles savent donc de quoi elles parlent avec ce premier film brillant qui mise tout sur le procédé assez casse-gueule de la mise en abyme : Les Pires, c’est un film dans le film. En s’intéressant à la préparation et au tournage d’une fiction portant sur les enfants à problème de Boulogne-sur-Mer, les deux réalisatrices questionnent l’intégrité du médium cinéma lorsqu’il vampirise le réel, et en particulier lorsqu’il fait son beurre de la misère sociale.
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Les réalisatrices évitent tout manichéisme et suspendent heureusement le jugement moral : car le cinéma, comme tout art qui se respecte, change la réalité en même temps qu’il s’en inspire. C’est tout le sujet, presque métaphysique, de ce film habile et touchant, qui donne la part belle à son milieu et à ses personnages, sans jamais sombrer dans la facilité, offrant même une galerie de portraits magnifiques brossés avec un amour véritable. Une franche réussite.
LES PIRES (1h34), de ROMANE GUÉRET et LISE AKOKA, avec Mallory Wanecques, Timéo Mahaut, Johan Heldenbergh, en salles le 7 décembre





