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Un mois à l’usine avec des Maghrébins

Une militante du Collectif Némésis a passé un mois dans une usine entourée d'hommes d'origine maghrébine. Elle nous raconte les remarques déplacées et les propositions lourdes subies par les femmes.

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© DR

Les connaissances que nous acquérons pour notre combat viennent principalement du vécu. Nous appuyons nos analyses sur l’expérience, grâce à laquelle nous faisons passer nos messages. Ainsi, je vais vous livrer le témoignage du mois que j’ai passé dans une usine auprès de nos chers amis extra-européens.

J’avais pour mission de mettre sous pli les professions de foi et les bulletins des élus pour les élections régionales. Ce travail se faisait avec l’aide de techniciens majoritairement maghrébins. Eux devaient réparer les machines sur lesquelles nous travaillions. Les temps modernes de Chaplin, ça vous dit quelque chose ? Les machines de notre usine étaient très probablement les reliques du film. L’efficacité et la productivité n’étaient donc pas les maîtres mots de nos journées, et c’est grâce à nos anges gardiens les techniciens que nous pouvions reprendre le travail sur nos machines en fin de vie.

Lire aussi : Journée internationale des femmes 2021 : un fiasco général

À l’usine, là où la classe ouvrière a été remplacée par la classe immigrante, les femmes sont des proies faciles. Certes, en supériorité numérique, elles y sont traitées comme au bled – devrions-nous maintenant dire la France ? –, scrupuleusement matées, abordées ou alors lourdement complimentées sur leur physique.

Ces vagabonds venus tout droit du Maghreb demandent à l’une d’enlever une couche de vêtement prétextant vouloir l’aider à se rafraîchir, et à une autre dit vouloir « faire des choses », l’âge étant le seul élément qui l’en aurait empêché. L’un de ses collègues confie « aimer voir les femmes nues ». Les femmes nues sont selon ses dires l’œuvre de dieu ; il se doit donc d’admirer cette œuvre mise sous ses yeux. Leur Dieu, dans son excès de bienveillance, leur aurait ainsi ordonné de reluquer la femme, conférant ainsi à celle-ci le statut de « bout de viande ».

Il s’agirait de leur rappeler le traitement longtemps réservé aux femmes françaises. Une mise au point est nécessaire : en France depuis des siècles, une attitude courtoise était exigée envers les femmes. Celui qu’ils considèrent comme un simple prophète a d’ailleurs accordé à la femme une place privilégiée. Cette culture française refoulée ne leur a jamais été apprise à cause du refus d’assimiler ; ils imposent de ce fait la leur sans aucun scrupule et surtout sans la moindre gêne.

Une jeune femme avec qui je travaillais m’a confié un jour ne jamais vouloir retourner vivre en Algérie. Pourquoi refuser de retourner dans le pays qui l’a vu naître ? C’est, entre autre chose, à cause du traitement que lui réservaient les hommes lorsqu’elle se promenait dans la rue

Leur culture charognarde est même confirmée par les femmes de même origine. Une jeune femme avec qui je travaillais m’a confié un jour ne jamais vouloir retourner vivre en Algérie. Pourquoi refuser de retourner dans le pays qui l’a vu naître ? C’est, entre autre chose, à cause du traitement que lui réservaient les hommes lorsqu’elle se promenait dans la rue. Ce traitement dénigrant envers les femmes la repousse tout autant que nous. L’ironie du sort est qu’en venant en France, elle fuit ceux qui deviennent progressivement les maîtres dans nos rues.

Finalement, le choc des cultures au sein de cette usine m’a enseigné plusieurs leçons. D’abord, que la classe ouvrière française s’est très largement métissée depuis la fin du XXe siècle. Ensuite, que les femmes sont des proies faciles peu importe le lieu : dans la rue comme dans un milieu de travail précaire, nous ne sommes jamais épargnées. Finalement, qu’il est temps d’arrêter d’avoir honte de notre galanterie française car celle-ci – au diable les dires des féministes gauchistes – ne dénigre aucunement la femme.

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