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Déculturation Massive

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Publié le

16 avril 2019

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SOS Racisme fête cette année son 35e anniversaire. Le recul historique aidant, il apparaît désormais que cette association d’obédience socialiste fut avant tout une arme de déculturation massive, et la jeunesse française sa principale victime.

 

Sous couvert de lutter contre le racisme, l’antisémitisme et toutes-les discriminations, il s’agissait d’adapter de force la psyché nationale au multiculturalisme auquel elle demeurait rétive d’instinct.

 

« Un peuple qui connaît ses classiques ne se laisse pas jeter dans les poubelles de l’histoire » rappelle souvent Renaud Camus pour qui « la Grande Déculturation » fut le préalable nécessaire au « Grand Remplacement ».

 

La haine de la France s’institutionnalisa, le roman national fut mis en charpie, les notions mêmes d’histoire, de généalogie, de nation, de tradition se chargèrent d’opprobre

 

Les moyens employés furent sordides mais d’une grande efficacité : recours systématique à la reductio ad hitlerum, rituelle convocation des « heures les plus sombres », racialisation de la question sociale, pratique éhontée du double bind à l’échelle collective (promotion « en même temps » du différentialisme et de l’assimilation ; affirmation simultanée de la non-existence des races et de leur égalité, etc.) ; par suite, la haine de la France s’institutionnalisa, le roman national fut mis en charpie, les notions mêmes d’histoire, de généalogie, de nation, de tradition se chargèrent d’opprobre ; enfin, par extension, la culture tout entière, ce culte des morts et des œuvres, devint suspecte.

 

Un forçage des consciences méthodiquement mené par des experts en viol des foules, les trotskistes, qui disposaient alors de solides relais dans l’éducation, les médias et jusqu’à l’Élysée.

 

C’était un autre monde : celui de l’âge d’or de la télévision mais aussi des derniers moments de l’ancienne école républicaine. La manœuvre réussit au-delà de toute espérance, atteignant le chef de l’état lui-même, sommé de s’expliquer sur « ce passé qui ne passe pas », offrant à des millions de Français le spectacle rare et jouissif d’une justice immanente en plein exercice.

 

Lire aussi : Le compte n’est pas bon dans le « neuf trois » 

 

Quel bonheur que de voir cette momie chuintante, encore il y a peu surnommé Tonton, plus jaunâtre et fripée qu’à l’ordinaire, acculée, l’œil rageur, à marmotter des justifications à ceux-là même dont elle avait encouragé le déchaînement, quelques années plus tôt, afin de renforcer croyait-elle, son pauvre pouvoir.

 

Piètre consolation en vérité. Une génération entière, culpabilisée jusqu’au tréfonds de l’âme, en est restée à jamais habitée, frappée d’ignorance, stérilisée, grosse seulement de renoncements, dont le plus douloureux : le renoncement à soi, prélude aux pires capitulations.

 

Aujourd’hui, les principaux acteurs de « SOS racisme », à peine vieillis, plastronnent, visage fermé, bedaine à l’éventaire, rotant discrètement leurs grands crus sous les ors de la République, sur leur face la mine grave qui sied à l’accomplissement d’un grand dessein. Et l’on se prend à rêver de les voir un jour condamnés, tous, pour haute trahison et association de malfaiteurs.

 

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