Du mensonge comme vérité historique

@DR

Auteur de Voter Pétain ? Députés et sénateurs sous la collaboration, 1940-1945 (Pygmalion, 2015), et Des royalistes dans la résistance (Flammarion, 2000), François-Marin Fleutot démontre, par la simple analyse des votes des 9 et 10 juillet 1940, que l’accession du maréchal Pétain comme chef de l’État n’avait rien d’un coup d’État de l’ultra-droite. Notre histoire est truffée d’affirmations, justifiant telle ou telle « vérité historique », qu’il appartient à ceux qui s’intéressent et se passionnent pour leur pays de rectifier si nécessaire. Ainsi au siècle passé, une des périodes les plus contestables de l’Histoire de France reste toujours sujette à des polémiques violentes : la prise du pouvoir par Philippe Pétain en juillet 1940, ses gouvernements collaborationnistes, la Libération et ses conséquences. Il apparaît difficile pour nos concitoyens, presque 80 ans après, d’oser regarder cette période qui a conduit un grand nombre de politiciens, tant de gauche que de droite, à trahir le pays et à cautionner l’immonde. Il semble rebutant à la « classe politique républicaine » toutes tendances confondues, de reconnaître qu’en période de crise, elle s’avère totalement incapable de prendre des décisions dans l’intérêt des Français et du pays. Ainsi revenir sur ce qui s’est passé les 9 et 10 juillet 1940 peut être un début de réflexion pour l’avenir. Détruisons une première affirmation historique, il n’y eut pas de « coup d’État » pour imposer le vieux (84 ans) maréchal Pétain comme chef de l’État français. Malgré les écrits d’après-guerre de plusieurs hommes politiques (entre autres ceux de Léon Blum), il n’y eut aucun complot des Ligues d’extrême droite de l’époque. Mieux, dans tous les débats qui ont amené aux votes des 9 et 10 juillet, le socialiste indépendant Pierre Laval et une cohorte de députés radicaux, radicaux-socialistes, socialistes et communistes (dont le plus célèbre est Charles Spinasse, député de Corrèze, ministre des Finances du Front populaire, mais aussi les socialistes François Chasseigne et Georges Monnet, etc.) vont (…) A découvrir dans le nouveau numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
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Essayiste

fmfleutot@lincorrect.org

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