Skip to content

Gregor Puppinck : « Il faut empêcher l’affirmation par la CEDH d’un droit de l’homme à accéder à la pornographie »

Juridiction du Conseil de l’Europe, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) tranchera prochainement la question suivante : la pornographie est-elle un droit de l’Homme ? Président du Centre européen pour le droit et la justice, Gregor Puppinck pointe du doigt les risques de la pornographie pour producteurs et consommateurs, et alerte sur les lourdes conséquences qu’une réponse positive engendrerait. Entretien.

Partage

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
© N'allez pas sur ce putain d'enfer, chaque vidéo est l'acte de mort de la vie sociale et de l'estime de soi d'une fille qui s'est faite manipuler et souiller. Soyez dignes et cassez-vous.

Quels sont les faits qui ont amené la CEDH à se demander si l’accès à la pornographie est un droit de l’homme ?

C’est une affaire très simple : en Slovaquie, un détenu de longue durée voulait avoir accès à du matériel pornographique en prison, en violation du règlement. Il se l’est donc fait confisquer. Il a alors porté plainte dans son pays, et maintenant devant la CEDH, au motif que cette privation serait une atteinte à ses droits garantis par la convention, en particulier à la liberté d’expression et à la protection de la vie privée.

Le Centre européen pour le droit et la justice a produit un document, pour refuser cette reconnaissance de l'accès à la pornographie comme étant un droit de l’homme. Quels sont les éléments que vous avancez ?

Il y en a toute une série, qui sont particulièrement valides dans le contexte carcéral, mais qui peuvent aussi s’appliquer au-delà. Tout d’abord, les États au titre de la CEDH peuvent limiter l’exercice de certaines libertés par respect pour la morale, s’agissant en particulier de la liberté d’expression. Cependant, la notion de morale est aujourd’hui rarement utilisée par les juges de Strasbourg parce que la société est beaucoup moins certaine quant à l’identité de la morale. [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Partage

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
En Kiosque
Rejoignez-nous

Newsletter

Pin It on Pinterest