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Journal d’un humanitaire en Arménie

2020 n’a pas été de tout repos pour SOS Chrétiens d’Orient. Après l’enlèvement des volontaires en Irak, le coronavirus et l’explosion de Beyrouth, la rentrée est marquée par l’ouverture d’une mission permanente en Arménie. Mais le 27 septembre l’Azerbaïdjan lance une offensive contre le plus vieil État chrétien au monde. Récit au cœur des bombardements par François-Xavier Gicquel (directeur des opérations de SOS Chrétiens d’Orient).

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© SOS Chrétiens d’Orient

Au cours de six années passées chez SOS Chrétiens d’Orient, j’ai été plusieurs fois amené à intervenir dans des zones frappées par l’expansionnisme turc. J’ai d’abord passé trois ans en Irak où les Turcs bombardaient les abords des villages chrétiens, au nord du pays. Ensuite j’ai travaillé en Syrie où la Turquie, après avoir soutenu les mouvances djihadistes a fini par envahir une partie du territoire et figer la situation militaire autour d’Idlib, bastion d’Al Qaïda. Enfin, je me suis rendu une semaine dans le Tur Abdin, région chrétienne du sud de la Turquie, frappée durement par le génocide de 1915. De l’Irak au Pakistan, jamais mes collègues et moi-même n’avions vu une situation aussi préoccupante pour une minorité chrétienne. Le peu de familles ayant survécu à cette période noire sont aujourd’hui des citoyens de seconde zone, pris en tenaille entre les Frères musulmans, les combattants révolutionnaires kurdes et les autorités de l’État qui non seulement ne font rien pour les protéger mais profitent également de la situation pour exproprier les communautés religieuses de leurs terres.

Fort de cette expérience, il me fallait au plus tôt gagner l’Arménie et apporter une aide à ce peuple fervent et souverain. Le matin même des attaques, les fils de discussion internes à l’association s’agitent. Nos équipes se mettent en branle. Jeanne et Corentin qui travaillent de longue date à l’ouverture de la mission activent leur réseau pour mobiliser les moyens logistiques : réservation d’un camion et d’un chauffeur, obtention des autorisations pour gagner la zone de conflit, ciblage des hébergements dans les différentes zones… Il ne reste plus qu’à régler quelques détails liés au budget, aux billets d’avion et à la barrière de la langue. [...]

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