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La Planète interdite : notre critique

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Publié le

21 avril 2021

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Premier film de science-fiction tourné en couleur, La Planète interdite (1956) de Fred McLeod Wilcox a marqué l’histoire du genre en brassant tout à la fois les thèmes de la civilisation en déshérence et de la tentation scientiste. Ou comment revivre l’âge d’or de la SF.
planete interdite

Premier film de science-fiction à avoir été tourné en couleur et utilisant une bande-son entièrement électronique, Forbidden Planet a fait date et il manquait une belle édition DVD pour rendre hommage à ce film audacieux, presque expérimental, qui contribua à bâtir toute l’esthétique du space opera, encore largement pillée aujourd’hui. C’était la première fois que la MGM allouait un aussi gros budget à un film de genre et le métrage marqua durablement par son formalisme parfois grandiose et ses peintures sur cache magnifiques qui le font parfois ressembler à une peinture expressionniste en mouvement.

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Vaguement inspiré par Shakespeare, il brasse mine de rien une foultitude de thématiques assez profondes qui renvoient directement à l’âge d’or de la SF américaine : civilisations en déshérence, tentation démiurgique de la science, et même quelques concepts jungiens. Le film n’en oublie néanmoins pas de divertir, avec des intermèdes quasi-burlesques, un robot légendaire et un jeune Leslie Nielsen bondissant, bien loin des navrantes comédies qui le feront connaitre plus tard.

La Planète interdite (1956) de Fred McLeod Wilcox avec Walter Pidgeon, Anne Francis et Leslie Nielsen, en DVD chez Warner (1h38)

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