Après un premier film de survie en plein antarctique (Artic) en 2019, à la fois efficace, aride et mutique, le réalisateur Joe Penna poursuit l’exploration du film de genre, projetée cette fois-ci dans un lieu bien plus exigu, un vaisseau spatial. Un passager clandestin est découvert par le petit équipage envoyé en mission sur la planète Mars. Seul problème, le vaisseau se trouve trop loin de la Terre pour faire demi-tour, les ressources alimentaires sont limitées et un incident limite l’oxygène.
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Dès l’ouverture Le Passager n°4 annonce la couleur : plans fixes et cadre étriqué, l’ambiance sera anxiogène. Excellemment mis en scène, le film s’appuie sur un dispositif minimal mais exploité jusque dans le moindre détail. Penna ne s’embarrasse pas de futilité, ni dans le discours, ni dans le suspens. C’est sec, direct et surprenant pour le genre : il n’y a pas d’ennemis, ce qui est pourtant le ressort narratif idéal dans le film de survie. La foi dans l’homme entraperçu dans Artic est à nouveau reconduite dans Le Passager n° 4. Si cette candeur est parfois niaise, elle se révèle ici son principal atout.
Le passager n° 4, Joe Penna, avec Anna Kendrick, Toni Collette, Daniel Dae Kim, disponible sur Netflix, (1h56)





