Skip to content

Les élèves anglais, blancs et pauvres mis au ban par le système éducatif

Par

Publié le

24 juin 2021

Partage

Le 21 juin, le Dailymail publiait le compte rendu d’un comité d’éducation britannique, dont les travaux démontrent que les enfants blancs défavorisés sont laissés de côté par le système d’éducation britannique. Aucune trace en revanche du « racisme systématique » dénoncé par les décoloniaux.
Image

Le Commons Education Select Committee surveille le travail du ministère de l’Éducation qui couvre l’aide sociale aux enfants, les écoles, les collèges, les lycées et l’enseignement supérieur. Ce comité, constitué en majorité par des conservateurs, a déclaré publiquement que les élèves blancs issus de la classe ouvrière font partie des groupes les moins performants du pays et qu’ils se sentent abandonnés par la hiérarchie.

Cette étude scientifique témoigne du retard de ces enfants en comparaison avec ceux d’autres ethnies, contrairement à ce qu’avancent les décoloniaux. Le comité alerte sur le fait que certaines expressions « politiquement controversées » – comme celle du « privilège blanc – poussent le système éducatif à laisser pour compte les petits écoliers blancs. Les députés, au regard de la loi sur l’égalité datant de 2010, exhortent les établissements à changer de ligne sous peine d’être sanctionnés par la justice.

Le fossé du « privilège blanc »

Le travail du Commons Education Select Committee mentionne notamment deux cartes de l’Angleterre, qui révèlent que la classe ouvrière vit dans les zones les plus pauvres, témoignant ainsi du poids conséquent des inégalités géographiques. Le rapport revient sur la non-éligibilité de la classe ouvrière pour les repas scolaires dans certaines parties du pays, alors que les chercheurs démontrent que les élèves bénéficiant de la gratuité des repas scolaires ont systématiquement de meilleurs résultats.

Au-delà du facteur géographique, le désengagement des parents à l’égard de l’éducation de leurs enfants est à prendre en compte. D’autant plus que les ouvriers vivent généralement dans des zones déshéritées où les enfants doivent se débrouiller seuls dès le plus jeune âge, comme le rappelle le député conservateur Robert Halfon.

L’autre chiffre révélateur est celui concernant l’accès à l’enseignement supérieur : seuls 16 % des élèves blancs issus de la classe ouvrière vont à l’université

D’après lui, « depuis des décennies, les élèves blancs de la classe ouvrière ont été abandonnés et négligés par un système éducatif qui les condamne à prendre du retard sur leurs pairs à chaque étape du parcours ». Alors que l’école peut sauver ces enfants d’une misère sociale et éducative, le système britannique met en place deux écoles : une pour les riches et une pour les pauvres, abandonnant toute idée de mixité sociale. Pour rappel, seuls 53% des élèves britanniques blancs et pauvres atteignent le niveau de développement attendu. Ce pourcentage est le plus faible parmi tous les groupes ethniques défavorisées. L’autre chiffre révélateur est celui concernant l’accès à l’enseignement supérieur : seuls 16 % des élèves blancs issus de la classe ouvrière vont à l’université.

Le réel contre l’idée d’un racisme systémique

Dans un entretien pour l’Incorrect, le consultant en éducation britannique Tony Sewell évoquait le rapport de la Commission sur les disparités raciales et ethniques nommée par le gouvernement britannique en juillet dernier. Le rapport n’avait trouvé aucune preuve de racisme systématique et institutionnel.

Lire aussi : Tony Sewell : « Ce rapport a permis de mettre les discours à l’épreuve des faits »

Dans nos colonnes, Tony Sewell affirmait que « les Blancs ne sont pas épargnés […] ils ont de moins bons résultats scolaires que les Noir-africains, Indiens, Bangladais, Chinois ». Tout comme l’explique le Commons Education Select Committee, l’interrogé rappelle que « les inégalités géographiques sont plus déterminantes que le facteur racial », illustration du délaissement des classes ouvrières vivant dans des lieux marqués par une forte paupérisation. En témoignent ces deux études, il n’existe aucune trace du racisme systématique dénoncé par les décoloniaux : le petit blanc déclassé issu de l’Angleterre périphérique est la grande victime du monde globalisé.

En 2020 déjà, le Daily Mail publiait un article sur ce sujet. Interrogé par le quotidien britannique, le professeur Peter Edwards évoquait les garçons blancs et pauvres qui « se retrouvent en bas de l’échelle de l’éducation » et qu’il peut y avoir « de graves conséquences socio-économiques et sociopolitiques si cette large cohorte de jeunes au Royaume-Uni ne se voit pas offrir […] d’actions positives ». L’article mentionnait également le programme défendu par des chercheurs de l’université de Plymouth visant à instaurer des règles de charité et exigeant un pourcentage de participants issus de minorités ethniques. Selon le chercheur Alex Gibson, un tel projet, qui impliquerait une absence d’aide pour les enfants blancs de la classe ouvrière au profit de la diversité, serait le signe « d’une volonté d’être daltonien » devant la réalité des inégalités sociales et scolaires.

EN KIOSQUE

Soutenez l’incorrect

faites un don et défiscalisez !

En passant par notre partenaire

Credofunding, vous pouvez obtenir une

réduction d’impôts de 66% du montant de

votre don.

Retrouvez l’incorrect sur les réseaux sociaux

Les autres articles recommandés pour vous​

Restez informé, inscrivez-vous à notre Newsletter

Pin It on Pinterest