« Non fungible token ». Rien à voir avec le règne des fungi, ou des mycètes, encore que les NFT poussent de la même manière que les champignons. Ils sont de saison, valeur spéculative par essence d’un monde qui opère sa grande mutation vers le virtuel, et non pas seulement le « numérique ». Les jetons non fongibles sont des actifs numériques émis par une blockchain, créés sur la plateforme de contrats intelligents Ethereum. Leur nature non fongible en fait une valeur très différente de celle que représentent les bitcoins, qui sont des unités de monnaie égales et identiques entre elles.
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Les NFT sont eux « non reproductibles » et uniques, ce qui leur octroie des propriétés particulières, notamment dans le domaine des crypto-arts et des objets de collection. Sortes de titres de propriété numérique, les NFT peuvent être comparées à nos cartes à jouer collectionnables d’autrefois, telles que les cartes Magic ou Pokémon, elles aussi déjà l’objet de fortes spéculations. Quelques « artistes » se sont engouffrés dans la brèche, de même que le cinéaste Martin Scorsese qui financera intégralement son prochain film avec des NFT. Si même les boomers s’y mettent, on se doute bien que la Génération Z utilisera bien plus souvent des NFT que des espèces sonnantes et trébuchantes dans les années à venir.





