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NFT, une dystopie cyberpunk : entretien avec Laurent Gayard

Nouvelle lubie des technolâtres de tout poil, les NFT (pour « non fungible token » c’est-à-dire « jetons non fongibles » – ce qui n’est pas plus clair, mais on va vous expliquer) est désormais sur toutes les lèvres, du moins dans les milieux autorisés.

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© DR

Cette technologie à mi-chemin du blockchain et de la crypto-monnaie est en passe de devenir un nouvel eldorado pour les affairistes, en particulier dans le domaine de l’art contemporain – toujours à la pointe, aujourd’hui, en matière d’arnaques de grande ampleur. Des artistes aussi essentiels que le rappeur Booba se sont déjà lancés dans la course en lançant des morceaux protégés par NFT, et donc soumis à une spéculation délirante. Dans un petit livre passionnant et pédagogique, notre collaborateur Laurent Gayard revient sur les origines et les applications possibles d’une technologie qui pourrait changer notre conception de la propriété intellectuelle.


NFT signifie : « jeton non fongible ». C’est-à-dire ?

Non « fongible », cela signifie qui ne peut pas s’échanger contre une pièce de même valeur. Par exemple, une pièce de monnaie est un objet fongible. Un litre d’huile est également un objet fongible. Le NFT, quant à lui, ne peut s’échanger, car c’est un actif numérique associé à un certificat de propriété hébergé sur une blockchain. Un NFT se constitue donc de deux éléments : le fichier numérique en question et un certificat de propriété de type smart contract. Lorsqu’on a créé un NFT, on le « minte ». C’est-à-dire qu’on l’héberge sur une plateforme dédiée en lui allouant un certain montant en cryptomonnaies, et en attachant le fichier à un certificat. Le premier NFT a été « minté » en 2014. Il s’agissait d’une œuvre numérique appelée « Quantum », de l’artiste Kevin McCoy [une simple animation en forme d’octogone, ndlr]. [...]

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