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Petit papier méchant contre l’infâme Thomas Legrand

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© Youtube

En vérité, aujourd’hui la colère des imbéciles remplit les ondes. Un tâcheron du matin de France Inter, la radio de tous les Français, payé comme il l’avoue à demi-mot à ne rien faire et ce depuis plus de dix ans presque sans interruption, et sans qu’ait jamais été prouvée ni sa légitimité ni son professionnalisme en la matière, un certain Thomas Legrand donc se prend à nous insulter dès potron-minet, nous, L’Incorrect, la Convention de la droite, l’Issep et Marion Maréchal, en tas et dans le désordre. Le motif de son ire : nous ne serions rien, et tournerions en vain dans le vide de la nuit obscure de l’intellect et de la politique.

 

 

 

Notre catoblépas de la radio, qui évidemment ne donne aucune preuve de ni aucune source à ses affirmations, il ne va pas non plus se fatiguer, tout en nous accusant avec la morne indignation du corporatiste semi-fonctionnaire d’avoir interdit l’entrée de notre brave Convention de la droite à trois journalistes sans faire mention des cinquante autres de tout poil que nous avions accueillis à bras ouverts, se contente de radoter les mêmes fake-news qui avaient valu auxdits leur provisoire bannissement : L’Incorrect se vendrait à quelques centaines d’exemplaires, l’Issep serait vide et ses étudiants désœuvrés, enfin Marion aurait dû écrire un livre qu’elle n’a pas écrit.

Notre Louis XVI hertzien (« 14 juillet : Rien ») fait la preuve de sa propre ignorance quand il décrit un petit monde de « militants amateurs » (sic, mais la gauche est certainement faite de militants professionnels) dépourvus d’idées, de programme et de raison.

Au-delà du bel exemple de débitage de mensonges en tranche au petit-déjeuner qu’il nous sert là, et qui ne vaudra pas, ni à lui ni à sa station de radio, le moindre rappel à l’ordre des traqueurs de fausses nouvelles, notre Louis XVI hertzien (« 14 juillet : Rien ») fait la preuve de sa propre ignorance quand il décrit un petit monde de « militants amateurs » (sic, mais la gauche est certainement faite de militants professionnels) dépourvus d’idées, de programme et de raison. Parmi les intervenants de la Convention, il n’aura certainement pas lu, en bon beauf de la Maison de la Radio, ni les huit livres du mathématicien et philosophe Olivier Rey, ni les quinze du philosophe Fabrice Hadjadj, ni les douze du professeur Husson, encore moins, ajoutant le chauvinisme à l’inculture, les 1200 pages de Théologie et théorie sociale du théologien anglais John Milbank par exemple.

Idée en passant : on devrait établir un concours d’entrée dans l’audiovisuel public, on verrait alors si ce sont les étudiants de l’Issep qui ont lu Aristote, Bodin, Montesquieu, Tocqueville, Taine ou Voegelin, ou les incultes entregentés du type Thomas Legrand qui gagneraient.

Il méprisera la longue file des penseurs du conservatisme depuis Burke et Chateaubriand jusqu’à Strauss, de la Contre-révolution depuis de Maistre jusqu’à Maurice Dantec (idée en passant : on devrait établir un concours d’entrée dans l’audiovisuel public, on verrait alors si ce sont les étudiants de l’Issep qui ont lu Aristote, Bodin, Montesquieu, Tocqueville, Taine ou Voegelin, ou les incultes entregentés du type Thomas Legrand qui gagneraient) ; il comptera pour rien les soutiens de l’illibéralisme triomphant dans la moitié du monde qui comme Candace Owens se presseront samedi dans les travées de la Palmeraie (Paris XV) ; il ignorera les cadres politiques comme Robert Ménard, Xavier Breton, Gilbert Collard ou Jean-Frédéric Poisson, leur préférant sans doute les 6% de l’indigéno-communiste Mélenchon.

Son horizon commence en 68 et finit en 81 mais c’est lui qui vous sermonne chaque matin que Dieu fait. Consolation : Radio Paris n’avait pas prévu le débarquement.

Oui, l’imbécile Legrand qui remplit de sa colère au matin vos bonnes ondes françaises est celui qui n’a rien vu, ni hier ni aujourd’hui. Il préfère piger pour le pure player américain Slate ou le canard vieux comme un gauchiste qu’on appelle Les Inrocks plutôt qu’ouvrir un livre. Son horizon commence en 68 et finit en 81 mais c’est lui qui vous sermonne chaque matin que Dieu fait. Consolation : Radio Paris n’avait pas prévu le débarquement.

 

Jacques de Guillebon

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