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[Portrait] Céline Pina : elle était socialiste

Fidèle à son intelligence et toujours incisive, Céline Pina a gagné sa notoriété par ses analyses clairvoyantes de l’actualité. Issue du militantisme socialiste des années 90, son combat est aujourd’hui civilisationnel en plus d’être républicain.

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© Benjamin de Diesbach pour L’Incorrect

C'est au lycée que Céline Pina forge ses premières convictions. Ne vous fiez pas aux plateaux télé: la douceur de son expression force, certes, les plus excités à la laisser terminer ses phrases, mais à l’heure de sa jeunesse, elle ressemblait en tout point aux monstres qui vous servent d’ados. La fête, les mecs, les joints… mais aussi les études, aussi la curiosité et surtout le caractère. « À l’époque, se souvient-elle, j’étais sans pitié. La plus intolérante qui soit ». Mais pas seulement avec ses contradicteurs. 1984 : au moment où la déferlante SOS Racisme transforme les lycées de France en gigantesque « fête des potes », Céline adhère aux principes du mouvement, encore éloignés des notions de racisme systémique ou de culpabilité blanche. Seulement voilà, le port du badge commence à faire loi : « Il fallait porter la main de SOS Racisme si on était quelqu’un de bien ». Céline ne la portera jamais. C’est peut-être à cette seule conviction qu’elle n’a plus apporté de nuance : on ne lui forcera jamais la main. Fille d’un dentiste et d’une professeur de dessin, Céline est née à Avignon. Rapidement, la famille déménage en direction des montagnes iséroises, où son père travaille pour la sécurité sociale minière de La Mure. 

Son enfance heureuse, elle l’attribue d’abord à l’amour sans limite dont ses parents les couvrent, elle et sa jeune sœur. À table, elles pouvaient se permettre toutes les interrogations, même religieuses, même politiques. « J’ai le souvenir que mes parents exprimaient très peu d’opinions. L’important, c’était que l’on comprend les fondements de notre pays. Son histoire, ses valeurs, son fonctionnement ». L’autre raison à sa jeunesse épanouie : la liberté. « J’ai vécu dans un cadre où il fallait exceller à l’école, mais où il était exclu qu’on m’impose une voie qui n’était pas la mienne ». Fais ce que tu veux, mais fais-le bien. Une sorte de progressisme dans la rigueur qui lui permit de chercher sereinement son chemin. [...]

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