Skip to content

SOS Chrétiens d’Orient : « Notre seule complicité en Syrie, c’est avec les veuves et les orphelins »

Après une première campagne de diffamation contre l’association SOS Chrétiens d’Orient en septembre 2020, le média d’extrême gauche Mediapart récidive et se targue d’avoir déclenché l’ouverture d’une enquête pour « complicité de crimes de guerre ». Charles de Meyer, président de l’association, répond à ces attaques.

Partage

© SOS Chrétiens d'Orient

Une fois de plus, l’organe de presse d’extrême gauche Mediapart mène une campagne de harcèlement et de diffamation pour des raisons politiques. Que révèle cette attaque envers SOS Chrétiens d’Orient ?

On ne défend pas sans peine les chrétiens d’Orient en France en 2022, et ce depuis la création de l’association en 2013. Toute une sphère politique, dont une bonne partie peut être qualifiée d’islamogauchiste n’a jamais accepté notre présence, notre manière de faire, les témoignages que nous rapportons. Je rappelle que SOS Chrétiens d’Orient a été fondée sur une intuition après la chute de la ville chrétienne de Maaloula aux mains de l’équivalent d’Al Qaïda en Syrie. À cette époque, la France de François Hollande était tellement du côté de la rébellion syrienne qu’on envisageait l’envoi du porte-avions Charles de Gaulle pour l’appuyer. Or, Maaloula a été prise par des islamistes et il y a eu des martyrs. Les islamistes ont fait sortir des gens de chez eux en leur demandant s’ils étaient chrétiens et les ont exécutés. J’ai été auprès des familles de ces martyrs et j’en garde un souvenir particulièrement ému.

Et donc, notre présence dans les villages, au plus près de ceux qui subissent les exactions des islamistes, est intolérable aux yeux de beaucoup. En Syrie, nous avons été quasiment les seuls à rester sur le terrain et à collecter un ensemble de témoignages. Et ça, les islamogauchistes ne nous le pardonneront jamais. Parce que pour eux, les chrétiens de Syrie n’avaient qu’à partir, pour montrer une sorte de positionnement politique, et ceux qui sont restés sont coupables et méritent d’être enfoncés quoi qu’il arrive. Ce n’est donc pas étonnant de retrouver ce type de calomnies dans Mediapart. À chaque article sur SOS Chrétiens d’Orient, comme par magie, les sites de la rébellion islamiste en Syrie et les sites les plus radicaux en Turquie, traduisent l’article dans les 24 heures.

Mediapart vous accuse de complicité de « crimes de guerre », tout en soutenant activement des associations proches de la rébellion syriennes telles que Syria Charity.

Mediapart a une longue et étrange histoire avec les sphères islamistes. Rappelons les liens d’Edwy Plenel avec Tariq Ramadan, ses citations particulièrement limites à propos de la rébellion syrienne alors qu’on sait ce qu’elle a engendré. Mediapart ne traite pas ces informations de manière équitable. Ils nous accusent de complicité de « crimes de guerre », ce qui est délirant, mais dans ce cas, pourquoi n’accusent-ils pas aussi la Sécurité sociale alors même que l’on sait qu’une partie des djihadistes français partis en Syrie et ayant commis des atrocités sur place continuaient de percevoir leurs aides sociales. Pourquoi ne parlent-ils pas de la libération toute récente du djihadiste Omar Omsen? Pourquoi ne parlent-ils pas du fait que les attaques islamistes contre les villes de Sqelbiye et Mhardeh, sont dirigées depuis Idlib [dernière poche de la rébellion syrienne, Ndlr] ? Ces mêmes villes où nous avons apporté notre aide, ce pour quoi nous sommes aujourd’hui incriminés. [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Partage

En Kiosque
Rejoignez-nous

Newsletter

Pin It on Pinterest