Mayotte n’avait jamais servi de décor à un long-métrage : c’est chose faite avec Tropique de la violence, malheureusement adapté d’un roman de Nathacha Appanah qu’on suppute sans intérêt (et ce n’est pas la présence de Delphine de Vigan au scénario qui pourra nous rassurer). Les trois personnages principaux – doctoresse célibataire, orphelin abandonné, éducateur métropolitain – sont comme des pièces rapportées qui s’agencent mal dans un ensemble semi-documentaire surclassé avec mythe en option. Le film de Manuel Schapira contient pourtant trente minutes passionnantes.
Tropique de la violence (1h32), de Manuel Schapira, avec Gilles-Alane Ngalamou Hippocrate, Céline Sallette, Dali Benssalah, en salles le 23 mars





