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11 septembre : du World Trade Center à l’Etat islamique

Il y a 19 ans, le monde assistait incrédule à l’effondrement des tours du World Trade Center suite à une attaque djihadiste. Le mode opératoire de l’attentat le plus célèbre de tous les temps était calqué sur « sur ordre », un roman de Tom Clancy paru en 1996 dans lequel un Boeing 747 s’écrasait sur le Capitole. Une tragédie qui ouvrait le XXIe siècle sur une nouvelle lutte idéologique, après la lutte contre le totalitarisme et le communisme. Une lutte face à un adversaire qui a évolué dans le temps.

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© DR

Mais surtout, ces deux avions incarnaient le tragique qui faisait son retour, après une décennie où le triomphe de la mondialisation libérale débarrassée du communisme avait voulu croire à une « fin de l’Histoire ».

Auréolés de leur « victoire » par KO contre l’URSS qui s’était effondrée dix ans plus tôt, et sans puissance rivale importante, les Etats-Unis étaient alors considérés comme l’hyperpuissance : celle qui exporte son modèle de société et joue le rôle de « gendarme du monde », comme lors de la guerre du Golfe en 1991, ou celles contre la Yougoslavie dans les années 90. Comme en 1941, les Etats-Unis allaient violemment perdre leur illusion, par cette attaque faisant penser à un nouveau « Pearl Harbor ». Les différentes cibles étaient des symboles de la puissance américaine comme le WTC pour l’économie, le Pentagone pour le domaine militaire et enfin le Capitole pour le politique, épargné in extremis grâce au courage des passagers du vol 993 qui se sont sacrifiés.

De plus, cette action devait crédibiliser Ben Laden comme le grand défenseur de l’islam et amener les Etats-Unis à se replier sur eux-mêmes

Derrière ces actes terroristes c’est Al-Qaïda (« la base » en arabe) qui était à l’œuvre avec à sa tête Oussama Ben Laden, dont l’objectif était de porter un coup symbolique à la grande puissance occidentale, identifiée comme la représentation du Mal, en raison de son mode de vie et de son soutien à Israël. De plus, cette action devait crédibiliser Ben Laden comme le grand défenseur de l’islam et amener les Etats-Unis à se replier sur eux-mêmes. Ce repli aurait alors pu conduire à abandonner la monarchie saoudienne, alliée de Washington et abritant les lieux saints de l'islam avec la Mecque et Médine. Il s’en serait alors suivi une lutte pour renverser la dynastie Saoud, présentée comme corrompue de par ses liens avec l’Occident et la présence militaire américaine sur son territoire. De fait, il s’agissait pour Ben Laden de s’inscrire dans le sillage de la prise d’otage de la Grande Mosquée de la Mecque du 20 novembre 1979 par des fondamentalistes islamistes, qui réclamaient la destitution des Saoud, évènement dont il fut témoin. [...]

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