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Plus de thé à Ceylan

Le thé a conservé les noms de l’époque coloniale, conduisant ainsi les amateurs à un retour dans le temps. Au Sri Lanka, on continue de produire du thé de Ceylan, comme à l’époque de l’Empire des Indes et de la présence coloniale anglaise. Ce sont les Anglais qui ont introduit cette plante sur l’île. Les premiers plants ont été importés en 1824, à des fins d’essai d’acclimatation. Puis les plantations de thé se sont développées à partir des années 1860-1870, trouvant dans la géographie et le climat de l’île un terrain favorable. Le thé y pousse à une altitude comprise entre 600 et 2 500 mètres, bénéficiant du climat chaud et humide et d’un savoir-faire accumulé depuis près de deux siècles.

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C’est essentiellement du thé noir qui y est produit, riche en tannins et en goût, idéal pour les English breakfast et les matinées toniques. Les Anglais, qui aiment plus que les Français les goûts sucrés, le prennent avec du lait chaud et du sucre. En France, c’est le goût naturel qui domine, et celui des thés noirs légèrement parfumés. Bien que petit de taille, le Sri Lanka est le 4e producteur mondial de thé, derrière la Chine, l’Inde et le Kenya. L’économie du thé représente près de 2 % du PIB du pays, faisant vivre des milliers de producteurs et irriguant toute une économie liée à sa culture, son conditionnement et sa commercialisation. [...]

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Les critiques musicales de février

L’univers se divise en deux catégories : ceux qui vous cuisinent toujours leur plat préféré étant certains de le réussir ; et les autres, qui jouent la carte du changement, de l’exotisme, et qui risquent autant de décevoir que de ravir par surprise. Depuis sa naissance, Jason Pierce, cerveau de Spiritualized, fait partie de la première catégorie, avec des chansons en guise de repas, si bien qu’à chaque fois que l’on s’apprête à découvrir un nouvel album de Spiritualized, on doute très franchement d’y entendre autre chose que ce qu’il sait admirablement faire. Ce que c’est ? Du rock n’roll qui va de la berceuse sous opiacés à la déflagration sonique, le tout saupoudré de chœurs gospel et de couches symphoniques à la Phil Spector. Son nouvel album, Everything Was Beautiful continue donc dans cette veine, et avec la voix d’un Graham Coxon privé de sommeil mais rassasié de drogues diverses, Jason Pierce parvient encore à nous ensorceler avec ses mantras psychédéliques. Meilleur encore que le déjà très bon And Nothing Hurt, ce dernier disque représente sans doute l’un des sommets de la discographie du groupe. Nous prions désormais pour que le corps endommagé de Jason Pierce tienne encore suffisamment longtemps pour qu’il puisse nous abreuver d’autres offrandes. Son âme, elle, a toujours vogué dans les cieux. Emmanuel Domont

PUISSANT ET ACIDULÉ

AS I TRY NOT TO FALL APART, WHITE LIES, PIAS – 14,99€

Il faut l’avouer, si j’étais passé à côté de White Lies, c’était volontairement. Ce groupe me semblait une version vulgaire, bâtarde et taillée pour les stades d’une sorte de post-punk à mi-chemin entre Interpol et Franz Ferdinand, mais ne faisant honneur ni à l’un ni à l’autre. Et puis on se réveille un matin décidé à écouter les derniers singles de ceux que l’on méprisait gentiment la veille. Mieux, on se surprend à les écouter plusieurs fois d’affilée, de plus en plus fort, et à trouver ça très bon, finalement. Si la vie réserve des surprises, As I Try Not to Fall Apart en est une, et une bonne. Alliant un véritable sens des refrains à une énergie qui fait trop souvent défaut aux artistes creusant ce sillon, White Lies impressionne par ce cocktail ni trop sucré ni pas assez, puissant et acidulé ce qu’il faut. Avec cette version revue et corrigée des eighties alliée à la force de production des jours nouveaux, nombreux seront ceux qui ne pourront résister à remuer sur les basses sautillantes et impériales qui peuplent ce disque. Quand on est converti avec plaisir, le mea culpa est plus aisé. ED

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Élisa, Pauline et Caroline : les chaudes sœurs B.

Plus encore que les deux impératrices, elles ont incarné le charme, l’élégance et la flamboyance de l’épopée napoléonienne. Élisa, Pauline et Caroline Bonaparte étaient aussi des femmes de caractère, dignes sœurs de l’Empereur.

Il y a d’abord Maria Anna, dite Élisa, princesse de Lucques. Née en 1777, elle est élevée à la maison royale de Saint-Cyr, avec les filles de la noblesse. Elle ne retrouve la Corse qu’à l’âge de quinze ans, et brièvement, car les Bonaparte se réfugient bientôt à Marseille, fuyant l’invasion anglaise. C’est là qu’Élisa fait la connaissance d’un compatriote d’Ajaccio, le capitaine d’infanterie Félix Baciocchi, qu’elle épouse en 1797. Le couple s’installe à Paris, où le salon d’Élisa permet à la nouvelle élite issue de la Révolution de côtoyer les aristocrates de retour d’émigration. Sous le Consulat, avec son frère Lucien, elle œuvre à la réconciliation de la France et de l’Église catholique, ainsi qu’à la refonte de l’Institut. Mais c’est en Italie qu’Élisa déploiera vraiment ses talents de femme d’État.

En 1805, Napoléon Ier lui octroie la principauté de Lucques et de Piombino. Tandis que Félix Baciocchi se retire dans la coulisse, Élisa préside le conseil des ministres, mène une politique réformatrice et lance un programme de grands travaux. Quatre ans plus tard, afin de récompenser sa compétence, l’Empereur élève la « Sémiramis de Lucques » à la dignité de grande-duchesse de Toscane. À Florence, Élisa poursuit sa tâche, développe l’agriculture et l’instruction publique, purge la province des brigands. Après la chute de l’Aigle, elle se retirera à Trieste, où elle s’éteindra prématurément, en 1820… [...]

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Un pour tous et chacun pour soi

Un film sur l’horreur économique peut-il prétendre au qualificatif impossible de spielbergo-hanekien ? On s’interroge devant ce troisième volet de la trilogie du travail made in Brizéland, ce pays de plan-séquences et de caméras de surveillance où les stars jeunes sexagénaires subissent le poids du libéralisme, les mâchoires serrées, avant de retrouver leur dressing débordant de chaussures sur mesure (la scène avec Vincent Lindon la plus cruelle/touchante du Pater d’Alain Cavalier). Les quelques accomplissements discernables dans Un Autre monde outrepassent un temps le caractère programmatique qui engluait La Loi du marché et En guerre, centré l’un sur un chômeur déclassé, l’autre sur un syndicaliste à bout.

La fiction de gauche dans ta face reste bien là, mais biseautée, coupée en deux, versant « ma famille va craquer » avec Lindon-Cruise en ciment tardif d’une maisonnée mise à mal par les aliens invisibles de La Guerre des Performances, versant « jamais sans mes employés » quand le directeur de site industriel manipulé-manipulant joue à qui perd gagne et cumule pertes collectives puis gains individuels. Tout, au fond, est attendu, et la partie familiale déporte un peu vite les responsabilités du père et mari, les traduisant par la névrose de la femme et surtout la folie du fils, Benny qui n’aurait jamais trouvé sa vidéo et se rêverait en futur Zuckerberg.

Malgré la qualités des acteurs, le système Brizé de blocs-séquences condamne les mal-engagées à tourner à la purge (ainsi le jeu des voitures mimées qui ressemble à une improvisation ratée). L’aspect dégraisseur en cols blancs, tout aussi attendu, est plus réussi grâce notamment à une progression mieux amenée et à Marie Drucker, surprenante. Les discussions pied à pied entre toutes les parties rendent compte des leviers et stratégies de chacun pour sauver ou non la masse salariale, jusqu’à la fin de la récré sifflée par le Big Boss américain qui coupe net tout contrechamp. Pour user d’un point Godwin à peine douteux, Lindon qui était une sorte d’Eichmann libéral - quoique apprécié de tous - se découvre soudain Schindler et tente d’imposer sa liste, ou du moins un pis-aller, avec un résultat peu concluant. [...]

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Le chaos orchestré de van der Vlugt
La peinture de Joachim van der Vlugt ne raconte rien, elle vous noie lentement. L’objectif sera donc de s’y perdre. Nous y pénétrons comme en passant d’un voile à un autre, d’une transparence à une autre, à l’infini. Le regard ne cesse de découvrir davantage et le tableau ne cesse ainsi de se renouveler. C’est que le peintre a multiplié les couches. Pendant des mois, il travaille sur ses grands tableaux, l’œuvre finale paraissant presque moins importante que le processus de création dont elle témoigne. [...]
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César 2022 : tour de vis et tisane

« L’humeur de cette Cérémonie oscillera entre la mi-temps du Super Bowl et une soirée karaoké avec Michel Houellebecq. Entre Titane et tisane » annonce Antoine de Caunes rappelé comme maître de cérémonie après le carnage de Marina Fois en 2021. L’ex de Nulle part ailleurs est un habitué, c’est sa dixième cérémonie, on repart sur des valeurs sures. Pour le Super Bowl on attendra, l’heure est plutôt à la tisane, idéale après un an de gueule de bois. « Ce soir, on ne va pas changer le monde. On va rire, on va être ému parce que l’essence de notre métier, c’est de continuer quoi qu’il arrive. Même si le monde semble s’effondrer autour de nous, ce soir nous pensons aux Ukrainiens et soyons à la hauteur de la chance qu’ils n’ont pas, s’il vous plaît. », les Ukrainiens sont soulagés.

Danielle Thompson ouvre la 47ème cérémonie en félicitant ses confrères : « Je vais vous dire franchement chapeau !

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