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The Power : couvre-feu

Hiver 1974 : Londres est en proie à d’importantes coupures d’électricité suite à une grève des mineurs. Une jeune infirmière passera sa première nuit de service dans l’aile psychiatrique d’un hôpital lugubre hanté par les courants d’airs et par d’autres choses plus inquiétantes, comme le fantôme d’une ancienne patiente bien décidée à venger une mort injuste. Sur cette idée simple, et autour d’une stricte unité de temps et de lieu, la réalisatrice anglaise Corinna Faith brode un exercice de style horrifique très soigné, qui prouve la bonne vitalité du cinéma de genre anglo-saxon. [...]

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La Vraie Famille : tendre
La famille d’Anna se compose, en plus d’elle et son mari, de trois enfants, deux naturels et le petit dernier, Simon, un enfant placé qui les a rejoint à un an. Tout roule pour cette tribu soudée, au quotidien tout à fait classique. Mais lorsque le père biologique, cinq ans plus tard, cherche à renouer […]
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Big Bug : la SF de boulevard de Jean-Pierre Jeunet

À une époque reculée, Jean-Pierre Jeunet était un créateur d’univers. Lui et Marc Caro pouvaient même se targuer d’avoir inventé un style en moins de trois films : avec Le Bunker de la Dernière Rafale (quel titre !), Delicatessen et la sublime Cité des enfants perdus, ils avaient bâti un imaginaire poétique et ultra-référencé, qui puisait autant dans le cinéma de Clouzot et Duvivier que dans l’esprit de la bande-dessinée hexagonale des 70’s, Métal Hurlant et consorts. Un imaginaire très « français », donc, servi par une mise en scène parfois démonstrative mais toujours extrêmement graphique, qui inspira des générations de cinéastes.

Alien 4 : Résurrection, suite mal aimée constitua pourtant une très singulière tentative d’assimiler cette esthétique « formica-punk » aux exigences canoniques de la saga – et l’opportunité tout de même assez unique de voir Dominique Pinon flinguer des aliens. Elle fut sans doute une expérience cuisante pour un Jean-Pierre Jeunet désormais seul aux commandes, acculé par des producteurs vénaux et parfois bien en mal de gérer un tournage tentaculaire. Pourtant, avec du recul, c’est un Alien réussi, jusqu’au-boutiste, servi par un casting impérial et un excellent scénario de Joss Whedon.

Lire aussi : The Innocents : fantastique Norvégien

C’est ensuite que le bât blesse : sans Marc Caro, qui constituait la partie la plus sombre et la plus punk du tandem, le cinéma de Jeunet se transforme vite en caricature de lui-même, alignant les gimmicks ostentatoires et un goût pour les ambiances sépia qui fantasme assez maladroitement une France d’avant, bricolée à partir de tour de passe-passe technique et de scénarii à tiroirs. Si Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain a plutôt bien vieilli et si Un Long Dimanche de Fiançailles conserve quelques moments de bravoure, on n’en dira pas autant des films suivants, échecs tout autant commerciaux que critiques. Jeunet semblait s’être définitivement perdu dans un univers désormais plus proche d’un Christophe Baratier ou des « feel good » romans d’un Gilles Lejardinier que des « cartoon live » glauques et ultra-ambitieux du début. [...]

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Charlie Roquin : le monarchique, c’est chic

Comment vous est venue l’idée de ce roman, qui résonne avec la campagne électorale ?

Étant influencé par Michel Houellebecq, j’ai peut-être, inconsciemment, voulu écrire un Soumission royaliste… Mais c’est la beauté de l’écriture : on veut faire une chose et on en fait une très différente, forcément personnelle. Le sujet de ce roman m’est venu il y a presque trois ans. Je ne l’ai pas écrit pour les élections mais une fois que j’avais décidé de l’écrire, en effet, je me suis organisé pour qu’il puisse être publié avant les élections.

Connaissiez-vous les milieux royalistes ?

J’en ignorais tout. J’ai mené un travail de recherche et d’investigation, dans les livres et sur le terrain. J’ai découvert non pas un royalisme mais des royalismes. Il y a peu en commun, et même de l’hostilité, entre légitimistes et orléanistes, entre les membres de l’Action française et ceux de la Nouvelle Action royaliste, etc. Ceux dont je me suis le plus rapproché sont les légitimistes de l’Alliance royale. Chrétiens, un peu « vieille France », ils voient le roi comme un père aimant, seul capable de rassembler son peuple. Leur modèle est Louis XVI. Pour eux, la République est indissociable de la Révolution, du sang qu’elle a fait couler, des clivages durables qu’elle a installés dans la société et la vie politique françaises. [...]

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NFT, une dystopie cyberpunk : entretien avec Laurent Gayard

Cette technologie à mi-chemin du blockchain et de la crypto-monnaie est en passe de devenir un nouvel eldorado pour les affairistes, en particulier dans le domaine de l’art contemporain – toujours à la pointe, aujourd’hui, en matière d’arnaques de grande ampleur. Des artistes aussi essentiels que le rappeur Booba se sont déjà lancés dans la course en lançant des morceaux protégés par NFT, et donc soumis à une spéculation délirante. Dans un petit livre passionnant et pédagogique, notre collaborateur Laurent Gayard revient sur les origines et les applications possibles d’une technologie qui pourrait changer notre conception de la propriété intellectuelle.


NFT signifie : « jeton non fongible ». C’est-à-dire ?

Non « fongible », cela signifie qui ne peut pas s’échanger contre une pièce de même valeur. Par exemple, une pièce de monnaie est un objet fongible. Un litre d’huile est également un objet fongible. Le NFT, quant à lui, ne peut s’échanger, car c’est un actif numérique associé à un certificat de propriété hébergé sur une blockchain. Un NFT se constitue donc de deux éléments : le fichier numérique en question et un certificat de propriété de type smart contract. Lorsqu’on a créé un NFT, on le « minte ». C’est-à-dire qu’on l’héberge sur une plateforme dédiée en lui allouant un certain montant en cryptomonnaies, et en attachant le fichier à un certificat. Le premier NFT a été « minté » en 2014. Il s’agissait d’une œuvre numérique appelée « Quantum », de l’artiste Kevin McCoy [une simple animation en forme d’octogone, ndlr]. [...]

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Douglas Trumbull : reflets dans un œil d’or

Reflets dans un œil d’or : une pupille dans laquelle apparaît lentement l’image d’une ville futuriste, baignée dans une fumée ocre, barrée par un horizon où s’alignent des pyramides en acier étincelantes. Des voitures volantes entrent dans le champ puis s’éloignent en vrombissant, tandis qu’au loin des torchères industrielles crachent un feu lourd de cendres. Tout le monde connaît ce plan d’ouverture légendaire de Blade Runner, qui doit certainement autant à la vision de Ridley Scott qu’au talent de son directeur des effets spéciaux, Douglas Trumbull.

À l’heure des effets numériques tout-puissants, la mort du californien nous rappelle à quel point le cinéma qu’on aime était d’une autre trempe, quelque part entre l’art forain et la science optique. À ce croisement précis, on trouve tout un tas d’ingénieurs, d’artisans, de savants fous qui ont contribué à enrichir Hollywood et à créer la légende de certains films culte. Douglas Trumbull est surtout connu pour ses travaux sur 2001, l’Odyssée de l’Espace et sur Blade Runner : et pour cause, ces deux films phares de la science-fiction, respectivement sortis en 1968 et en 1982, peuvent se targuer de n’avoir absolument pas vieilli plus d’un demi-siècle après. [...]

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The Innocents : fantastique Norvégien

On peut estimer que le cinéma de genre se porte plutôt mal, et on aura probablement raison. Dégradé par les superproductions pour ados et autres franchises régressives, anesthésié par des trucages numériques toujours plus inoffensifs, cette forme artistique semble avoir toutes les difficultés du monde à se réinventer. Même ses plus ardents défenseurs semblent parfois incapables de s’attaquer au genre sans user de prétextes intello-chics, comme si la peur et l’inquiétante étrangeté consubstantielles au fantastique étaient désormais un domaine réservé à une population acnéique, et qu’on ne pouvait plus traiter de la chose qu’avec les gants d’une certaine ironie. Et puis, au détour d’un festival ou d’une projection presse, on reprend espoir, grâce à Eskil Vogt, le scénariste du très talentueux Joachim Trier, cette sorte de Cassavetes norvégien dont on a déjà dit tout le bien qu’on en pensait dans un numéro précédent.

En effet, The Innocents, son deuxième long-métrage, est un véritable coup de maître. Durant deux heures, tout le cinéma fantastique qu’on aime est là : premier degré, sérieux comme un pape, filmé au plus près des corps et d’une réalité sociale abrasive – et surtout perturbant de la première à la dernière seconde. Eskil Vogt n’est pas là pour le fan service (cette fâcheuse manie qui consiste à devancer les souhaits attendus des spectateurs). Non, il sait à quoi sert le fantastique : nous pousser dans nos retranchements, nous confronter à nos propres repères moraux. [...]

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Un scandale d’État : gâchis
Stéphane Vilnier, un journaliste de Libération, est contacté par Hubert Antoine, ancien indic des stups, qui l’informe qu’un de leurs responsables les plus hauts placés orchestre un trafic de drogue à grande échelle à son profit. Stéphane se lance alors dans une enquête qui le mettra sur les traces des secrets les plus sombres de la République. Thierry de Peretti revient sur grand écran avec un thriller intense mais décevant. [...]
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