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Onoda, 10000 nuits dans la jungle : honneur et folie

Après s’être essayé au polar avec le prenant Diamant noir (2016), le réalisateur français Arthur Harari a présenté cette année au Festival de Cannes un film de guerre japonais qui s’inspire d’une histoire vraie, et ce pari étrange et risqué aboutit à une franche réussite. L’année 1944 touche à sa fin et le Japon est en train de perdre la partie. Sur ordre du mystérieux Major Taniguchi, le jeune Hiroo Onoda est envoyé sur une île des Philippines juste avant le débarquement américain. La poignée de soldats qu’il entraîne dans la jungle découvre bientôt la doctrine inconnue qui va les lier à cet homme : la Guerre Secrète. [...]

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The Chef : cauchemar en cuisine

Le vendredi qui précède Noël, un des soirs les plus chargés de l’année, un restaurant londonien se voit submergé par des difficultés et des tensions accumulées. Philip Barantini, acteur dans plusieurs séries à succès, notamment Brother in Arms, réussit magistralement son premier passage derrière la caméra. Son pari de réalisation, qui consiste à tourner en un seul plan-séquence suivant tour à tour les différents acteurs, véritable prouesse technique, impose au long-métrage un rythme effréné qui s’adapte parfaitement à l’urgence du coup de feu. [...]

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Les Leçons persanes : performance d’acteurs
1942, dans la France occupée, Gilles est arrêté pour être déporté dans un camp en Allemagne. Il échappe à la mort devant le peloton d’exécution en jurant aux soldats qu’il n’est pas juif mais persan. Ce mensonge le sauve momentanément. À mi-chemin entre tragédie historique et thriller, ces Leçons Persanes surprennent par leur puissance. Classique dans sa mise en scène, le réalisateur ukrainien refuse le statisme facile du huis-clos en exploitant chaque millimètre de son décor à l’apparence pourtant si simple et esquive tous les clichés. [...]
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La Belle au pays du soleil levant

Mamoru Hosoda nous avait déjà offert un émouvant voyage initiatique à mi-chemin entre le réel et le fantastique avec Les Enfants loups, sorti en France en 2012. Il revient dans l’hexagone avec une réinterprétation surprenante du conte français La Belle et la Bête. Visuellement, c’est sublime : on passe des paysages de la campagne nippone, dont les dessins n’ont rien à envier aux meilleurs Miyazaki, au métavers « U ». L’effet est bluffant, proche de l’immersion totale. Le film est taillé pour être vu sur grand écran, et certaines scènes mériteraient même d’être projetées à la Géode. 

Le synopsis commence avec tous les clichés de la japanimation : Suzu, une lycéenne timide et très complexée, a sombré dans une forme d’autisme à la mort de sa mère une dizaine d’années auparavant. Elle aimerait chanter mais ne peut pas ; elle finit, presque à contre-cœur, par s’inscrire sur « U », un métavers totalement immersif où vous ne pouvez avoir qu’un seul et unique avatar, un « AE », choisi par les « cinq voix » de U, non pas en fonction de ce que vous souhaitez être, mais en fonction de votre être profond. Votre AE est secret. Ainsi, Suzu qui n’est pas assez jolie selon les critères de beauté nippons, se transforme en sorte de muse version manga, dotée d’une voix sublime : Belle. Dans la « peau » de son AE, elle va découvrir le succès dans cet autre monde, et va rencontrer la Bête : un autre utilisateur de U dénommé Dragon, monstrueux, ultra-violent et pourchassé par des justiciers auto-proclamés. [...]

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Emmanuel Carrère : la vie rêvée des pauvres

On le sait au moins depuis La Vie rêvée des Anges : lorsque les cinéastes de gauche posent leur regard sur la misère sociale française, c’est toujours avec un mélange bien à elle de condescendance navrante et de posture idéologique. On pourra toujours reprocher à un Bruno Dumont d’avoir fait son beurre sur sa région d’origine avec une poignée d’acteurs amateurs et un cynisme à toute épreuve, ses films n’en restent pas moins imprégnés d’un certain amour pour les gueules cassées et pour les laissés-pour-compte.

Pour Emmanuel Carrère et les tenants de la gauche enracinée à Saint-Germain-des-Prés, c’est une autre histoire. Quoi qu’ils fassent, et même s’ils portent leur sincérité en bandoulière, ils ne peuvent oublier ce qu’ils sont : de riches mendiants en quête de reconnaissance. Ouistreham, adapté d’un « livre-enquête » écrit par la journaliste Florence Aubenas, en immersion chez les travailleuses pauvres qui récurent les ferries anglo-normands en un temps record, n’est pas un ratage total : Carrère est toujours à l’aise lorsqu’il s’agit de décrire en creux les conditions du mensonge ou les relations altérées par une vérité polymorphe. C’était déjà le sujet de L’Adversaire, mais aussi celui de La Moustache, belle rêverie post-dickienne sur l’emprise carcérale du couple. [...]

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La Leçon d’allemand : l’âpre sens du devoir
« Les joies du devoir » : c’est le sujet de la dissertation sur laquelle doit plancher Siggi Jepsen, suivi en hôpital psychiatrique. Mais impossible pour le jeune homme de réussir à coucher le moindre mot dans son cahier de rédaction. Le récalcitrant est alors enfermé dans une prison pour délinquants. Cependant, s’il réussit l‘exercice, le directeur lui fait miroiter une sortie. [...]
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Adieu Monsieur Haffmann : cruauté cartoonesque
Paris, 1941. Joseph Haffmann, bijoutier juif, confie son affaire à son associé François Mercier pour passer en zone libre. Sa famille y réussit mais il échoue, se voit forcé de se cacher dans la cave de la boutique. Mercier lui propose alors un pacte déroutant et commence en parallèle un jeu trouble avec les Allemands. Le film s’ouvre avec le cadeau d’une entame rapide qui prend aux tripes dès les premiers plans. C’est la guerre, la menace allemande rôde, il faudra survivre, et opérer pour cela des choix déchirants. [...]
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Vitalina Varela : pompier
Une veuve cap-verdienne se rend dans un bidonville de Lisbonne pour enterrer son mari jamais revu après qu’il l’a abandonnée des années plus tôt. Si Vitalina Varela, nommée d’après son héroïne réelle, a l’air de cocher pas mal de cases à la mode (féminisme, résilience, décolonialisme), l’esthétique de Pedro Costa les récuse ainsi que toute tentation naturaliste, se plaçant bien plus haut, au niveau du grand art. Chaque photogramme, extraordinairement éclairé par Leonardo Simões, pourrait ainsi embellir n’importe quelle galerie d’art. [...]
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